Effets de Terre, la compil de l’été (II et fin)

Par Denis Delbecq • 2 septembre 2010 à 18:23 • Categorie: A la Une
© Denis Delbecq

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Vu le drôle de climat que nous a réservé le mois d’août, en tous cas à Paris, commençons par nous pencher sur la surchauffe planétaire et ceux qui lui consacrent leur vie. Début août, je vous signalais qu’après le climategate, Phil Jones est sorti de sa réserve. Le chercheur britannique a été définitivement lavé de tous les soupçons de manipulations et de fraude qu’avaient lancé des médias climatosceptiques après l’affaire du climategate, le piratage des ordinateurs du centre de recherches dirigé par Jones. Mais ses détracteurs se sont sans doute réconfortés de constater que Toyota avait invité des climatosceptiques pour vendre une voiture. Pendant ce temps, deux militants écolos n’ont pas trouvé mieux que de voler, et détruire, la plaque signalétique apposée devant le représentant de l’Arabie Saoudite dans les assemblées plénières d’un sommet climatique à Bonn. Inutile de dire, que l’Arabie Saoudite n’aime pas les blagues potaches… Grâce aux copains de Borloo, on en a appris un peu plus les émissions françaises de gaz à effet de serre: les importations pèsent lourd. Plus au nord, une bonne nouvelle annnoncée mis août: pas de record attendu cette année pour la banquise. Du côté de la végétation, en revanche, rien ne va plus dans les zones tropicales et ceux qui croyaient qu’un climat plus chaud veut dire plus vert, c’est raté. A noter aussi une étude passionnante sur le devenir de l’énergie consommée aux Etats-Unis: primaire, ou final, le gaspillage d’énergie? Quand à l’ineffable patron du groupe d’experts de l’Onu pour le climat (GIEC) on aura au moins appris une chose après l’audit de ses finances: Pachauri, pas malin, mais pas filou. D’ailleurs, ses jours à la tête de l’institution pourraient être comptés, vu les critiques à peine voilées sur sa prestation dans un rapport du Conseil inter-académie des sciences, qui réclame plus de gouvernance, pour un Giec plus fort. Au fait, que met-il à ses pieds, notre ami Pachauri? Parce qu’un nouveau dicton a vu le jour: chaussette qui pue bienfaitrice de l’humanité.

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Evidemment, on a aussi beaucoup parlé de Louisiane et de marée noire. Au début du mois, je vous avais proposé une compil’ américaine sur les folles aventures de BP dans le Golfe du Mexique, et leurs conséquences sur la politique américaine. BP qui est aussi devenu le roi du tour de passe-passe. Au passage, j’ai révisé mes mathématiques supérieures, pour tenter de savoir combien de pétrole a pu disparaître sous la mer. Des calculs de coin de table, comme on dit, qui se sont avérés pas si faux que cela puisqu’une équipe américaine a expliqué dans Science que sous la mer, il y a certes un grand nuage de pétrole, mais plein de vide. Pour terminer sur la Louisiane, je me suis penché sur l’impact des ingénieurs de l’US ARmy qui espèrent restaurer les marais du delta du Mississippi pour protéger la Nouvelle-Orléans des cyclones: sont-ils bâtisseurs, ou destructeurs?

Eté oblige, il a aussi été un peu question de solaire et d’autres énergies renouvelables. Par exemple, à propos de la ruée vers les panneaux photovoltaïques. Alors, le solaire à domicile, attrape-gogo ou opportunité? En tous cas, une boîte américaine a trouvé un filon qui devrait en intéresser plus d’un: elle propose de produire chez soi des électrons pour (presque) rien. Pas de quoi impressionner nos voisins d’Edinburg, puisque l’Ecosse a sa première hydrolienne géante.

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Effets de Terre sans animaux, c’est un peu comme Paris sans la Tour Eiffel… Alors je n’ai bien évidemment pas oublié les amis des bêtes. Saviez-vous par exemple qu’on trouve en ce moment des tarentules dans les jardins britanniques? Ou que des scientifiques vont partir, dans 14 pays, à la chasse (photo) aux amphibiens, pour retrouver quelques-uns des magnifiques animaux représentés dans ce diaporama que je vous ai concocté? Apprenez aussi que, victime d’une saleté de maladie, la chauve-souris américaine a besoin d’un radiateur. Et que nos amis du documentaire animalier ont entrepris de transformer des cachalots en cameraman involontaires —sans les déclarer à l’Urssaf bien sûr— pour filmer des calamars géants. A j’oubliais l’essentiel, une créatrice de mode a embauché une armée de bactéries pour faire de drôles de fringues avec la cellulose qu’elles produisent.

Enfin, en vrac, quelques nouvelles qui ont fait osciller la planète sur son axe. Comme ces conquérants de l’inutile qui ont une nouvelle fois franchi un Everest mathématique, en calculant cinq mille milliards de décimales du nombre ?. Avec un PC c’est plus « durable » qu’avec un supercalculateur. Pendant ce temps là, un allumé britannique a découvert que la meilleure façon de marcher, c’est de mettre un pied devant l’autre. Il a eu le temps d’y penser après 859 jours passés à traverser l’Amazonie… Il ne dit pas s’il a rencontré des petites fleurs jaunes sur sa longue route. Mais il aurait pu car le colza c’est aussi un OGM baladeur.

Bon, je vous laisse, méditer tout cela. A très vite!

PS: j’ai été ravi de recevoir quelques fleurs d’été pour Effets de Terre, de la part de mes confrères.

• Retrouvez la première partie de la compilation de l’été: le mois de juillet!

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