Solaire à domicile, attrape-gogo ou opportunité?

Posté le 10 août 2010 dans la catégorie:A la Une. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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Alors, le solaire, rentable ou pas? Dans la torpeur de l’été, deux nouvelles qui ne manqueront pas d’intéresser, sur le front du photovoltaïque (1). Il serait devenu compétitif avec le nucléaire, aux Etats-Unis. Et les entreprises britanniques sur ruent sur les toits des sujets de la Reine Elisabeth. Une bonne affaire?

© Denis Delbecq

© Denis Delbecq

En Caroline du Nord, région peu réputée pour l’ensoleillement de ses journées, deux scientifiques américains annoncent que dans leur Etat, les courbes de prix de revient de l’énergie nucléaire et du solaire photovoltaïque se sont croisées cette année. Dans une étude réalisée pour l’ONG North Carolina Watch —antinucléaire est-il besoin de le préciser—, John Blackbum et Sam Cunningham calculent que le prix moyen du kilowatt-heure photovoltaïque est désormais de 16 cents en Caroline du Nord (12-14 cents pour les grosses installations, 14-19 cents pour les panneaux installés à domicile). Un coût qui devrait nettement chuter d’ici 2020, selon les auteurs de l’étude. Côté nucléaire, Blackbum et Cunningham reprennent à leur compte les calculs de Mark Cooper (Vermont Law School’s Institute for Energy and the Environment, 2009) qui donnent un coût de production moyen de 16 cents pour le kilowatt-heure d’origine nucléaire (avant distribution), avec une nette tendance à la hausse. Ils tracent ensuite les courbes suivantes (en dollar 2010) qui laissent penser que dans dix ans, le solaire PV serait cinq à six fois moins cher, en Caroline du Nord, que le nucléaire.

Quelques remarques sur ces résultats. Blackbum et Cunningham ne soufflent pas de chiffre sur les infrastructures à mettre en place pour un déploiement massif du solaire électrique (absence de production la nuit, météorologie, alternance été/hiver). Qui devraient sans doute dépasser les coûts de l’électricité produite dans les panneaux. A l’inverse, ils donnent quelques chiffres sur les investissements publics et subventions qui sont déversés chaque année sur le nucléaire américain, bien plus que sur le solaire d’ailleurs. Mais il reste quand même un goût d’inachevé dans ces travaux (2).

En attendant, certains n’hésitent pas à jouer les effets d’annonce, sur le front du solaire à domicile. Comme la firme britannique Homesun, qui entend bien profiter des tarifs de rachat de l’électricité verte en Grande-Bretagne pour se remplir les poches. Elle a annoncé qu’elle entendait dépenser un milliard de livres sterling pour équiper « gratuitement » cent mille habitations en trois ans. Gratuitement, enfin ça dépend: pour certains, oui, mais pour les autres, Homesun équipe le logement en échange d’un droit d’entrée de 500 livres, de 5 livres mensuelles pour l’entretien, en promettant une réduction de 30% de la facture d’électricité à ses clients. Dans les deux cas, le contrat court sur 25 ans.

Le Guardian s’est longuement penché sur ce business en plein essor outre-Manche. Car Homesun n’est pas la seule à se ruer pour faire signer les particuliers. Londres a mis en place des tarifs incitatifs, espérant produire 1,6% de son électricité en 2020 avec des micro-installations (vent, soleil, etc.) domestiques, pour un surcoût annuel estimé à huit livres sterling (neuf euros soixante) par abonné britannique à l’électricité en 2020 (3). Le quotidien britannique pose une bonne question: est-ce rentable de louer ainsi son toit pour 25 ans? Pas si sûr, car l’offre « 100% gratuit » de Homesun représente une économie estimée à 2750 livres sterling (3300 euros) en 25 ans. La même installation de 4 kW —estimée à 10000 livres sterling (12000 euros) — financée par le particulier avec un emprunt sur 10 ans à 7,7% d’intérêts annuels, lui ferait économiser —au bout de 25 ans— 6506 livres sterling (7800 euros) , calcule le Guardian. A condition qu’il trouve une banque pour prêter de quoi financer l’installation. Car dans son modèle de location sans frais, Homesun encaisserait 835 livres sterling (1000 euros) annuelles, tandis que l’occupant n’en récupèrerait que 110 livres sterling (132 euros) par an… Pour ceux qui lisent l’anglais, le Guardian livre de nombreuses références, à commencer par une liste de 24 questions à se poser avant de signer, proposée par une organisation de consommateurs britanniques. Le Forum Photovoltaïque donne une mine d’informations sur le fonctionnement du rachat d’électricité solaire en France

(1) Les panneaux qu’on installe sur des toits de maisons et d’immeubles, par exemple, et qui produisent de l’électricité dès qu’il y a du soleil.
(2) Toutes les références citées par les deux auteurs sont dans leur document.
(3) 0,43 livre par kilowatt-heure garantis jusqu’en 2012, soit 50 centimes d’euros, contre 58 centimes par kilowatt-heure racheté par EDF en France.

Denis Delbecq

 

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74 Réponses pour “Solaire à domicile, attrape-gogo ou opportunité?”

  1. Glop75 dit :

    Nous faisons construire une maison bioclimatique et n’avons pas envisagé la pose de panneaux PV car notre sentiment (malheureusement à notre connaissance aucun journaliste ou scientifique ne s’est penché sérieusement sur la question) est que pour le moment ce n’est pas plus écologique que de s’alimenter sur le réseau d’électricité commun :
    - durée de vie limitée des panneaux (20 ans ?), donc déchets et renouvellement nécessaire
    - cout et impact écologique de l’entretien des panneaux ?
    - impact écologique de la fabrication et du transport des panneaux ?
    - électricité produite réinjectée sur le réseau, avec pas forcement qqun en face pour la consommer

    Bref, pour le moment ca nous semble être un business juteux, mais complètement à coté de la plaque d’un point de vue écologique. Ah si, point positif, ça booste la recherche pour fabriquer des cellules PV plus efficaces et moins polluantes, et ça c’est pas mal, car il y a du boulot…

    • enthalpie dit :

      - durée de vie limitée des panneaux (20 ans ?), donc déchets et renouvellement nécessaire
      30 ans les derniers chiffres
      - électricité produite réinjectée sur le réseau, avec pas forcement qqun en face pour la consommer
      si toujours il y a un ou des dispatchings qui ajuste en temps réel la production et la consommation. Cela  » emmer… » EDF car il est moins facile de réguler des sources petites et nombreuses que 30 centrales équipées de régulateurs de fréquence (on régule sur la fréquence et pas sur la tension )
      e n’est pas plus écologique que de s’alimenter sur le réseau d’électricité commun :
      !!!! il y a au moins1 fournisseurs qui est 100 % vert Enercoop , et d’autres qui sont plus ou moins verts
      on ne peut laisser dire ça

    • Tilleul dit :

      « malheureusement à notre connaissance aucun journaliste ou scientifique ne s’est penché sérieusement sur la question »

      C’est ce qui s’appelle cracher un gros molard gluant et baveux à la gueule de Fthenakis ou d’Alsema (entre autres…)

  2. [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Channel F, Denis Delbecq. Denis Delbecq a dit: Solaire à domicile, attrape-gogo ou opportunité? http://bit.ly/dmgPTE [...]

  3. enthalpie dit :

    le mot rentabilité est un gros mot. Nous n’avons pas le choix et produire et consommer du renouvelable est la seule alternative. La rentabilité se calcule sur 5 ans, 10 ans,… 30 ans et fait appel a des notions qui sont propres à chacun. il est sur que si je veux un temps de retour de 2 ans je ne vais rien faire. de plus quand on parle de rentabilité on parle de prix et alors qui peut définir le prix du nucléaire ? les charges d’études sont dans bien des pays prisent en compte par l’impôt. Le prix du pétrole correspond il a sa valeur réelle en tenant compte de sa disparition prochaine ? L’état joue sur les taxes et dispenses certains consommateurs de celles-ci (routiers, pecheurs.. ) les autoroutes sont payées en partie par l’impôts, donc en théorie pas tous..

  4. Ratmanoff dit :

    par argent a t-il un sens ? Quid des subventions , crédit d’impôts et toutes sortes d’entourloupes de notre société de consommation. Dur le mois d’Aout ! ….

  5. BMD dit :

    Le prix des panneaux photovoltaïques baissera considérablement, peut-être, les promesses rendent les fous joyeux, mais le prix des installations ne diminuera guère, car le coût de la main d’oeuvre, qui en représentera l’essentiel, augmentera!

    Rentabilité et coût sont des gros mots, surtout quand il s’agit des autres. On change rapidement d’avis quand on est directement concerné, surtout quand on ne fait pas partie des classes aisées!

    De toutes façons, le problème essentiel est celui de l’intermittence. Tant que les facteurs de charge de l’éolien et du solaire resteront ce qu’ils sont, c’est-à-dire faibles, et encore plus pour le solaire que pour l’éolien, et que les capacités de stockages de l’électrcité resteront aussi faibles ils ne pourront représenter qu’une faible part des mix électriques et devront donc être associés à d’autres sources, essentiellement le gaz naturel pour des questions de rapidité de réaction. Cela est magnifiquement démontré par le développement presque obscène de la production d’électricité à l’aide de centrales à gaz en Espagne, pays qui est pratiquement isolé électriquement, faute de lignes à hautes tensions pour traverser les Pyrénées . Ce développement est magnifiquement corrélé au développement forcené de l’éolien et du solaire qui a eu lieu à très grands frais dans ce pays, comme on peut le voir sur le graphique des productions électriques publié sur le site de l’IEA ( wwww.iea.org rubrique statistics).

    Une discussion sur le coût des panneaux photovoltaïques ou sur le coût de l’éolien n’a donc pas grand sens, sinon au titre de green washing, si l’on ne calcule pas le coût de l’électricité produite par l’ensemble qu’il constitue avec les centrales, les moyens de stockage et les lignes électriques qu’il est nécessaire de leur associer.

    • Tilleul dit :

      Sauf que le facteur de charge n’a rien à voir avec l’intermittence… (c’est pénible de devoir toujours corriger cette bêtise… vous voulez pas ouvrir un livre d’ingénierie qu’on en finisse avec cette histoire ?)

  6. GML dit :

    BMD a trés bien résumé la situation.

    Aujourd’hui, et malheureusement pour encore longtemps semble t-il, le solaire est un attrape-gogo. Non pas pour celui qui s’en équipe (car avec les subventions pour s’équiper et avec le prix élevé d’achat garantie et trés élevé de l’électricité qu’il produit, ce dernier fait une bonne affaire) mais pour tous les contribuables qui paient ces subventions.

    Nous rêvons tous que le solaire et le vent soient parmi les énergies d’avenir pour remplacer le pétrole et le gaz, voire même le nucléaire. Il le faudra peut-être. Mais tant que les problèmes de stockage massif à long terme et de restitution à la demande ne sont pas résolus de manière pratique et économique, nous restons dans le domaine du rêve ou de la ruine des populations et des civilisations modernes. Chanter les louanges des énergies renouvelables ne permet pas pour autant de s’affranchir des énergies conventionnelles sans se ruiner pour encore « un certain temps »…

    Certains objecteront peut-être que les barrages et d’autres moyens de stockages « prometteurs » existent, tels que pile au sodium, gaz compressé dans des cavernes, etc…
    Mais aprés un examen sérieux et non dogmatique ces possibilités offrent bien des avantages dans certaines conditions mais aucun de ces moyens ne permet de résoudre les problèmes de régulation qui se posent au niveau de la France et encore moins au niveau des nations du monde, à l’exception de quelques cas particuliers comme par exemple la Norvège et la Suisse qui sont particulièrement bien pourvus en barrages.

    • Tilleul dit :

      Bon celle-là j’attendais quelques temps avant de la placer je vous l’avoue…

      « Ce sont les contraintes énergétiques du nucléaire (énergie de base dont l’interruption serait un non-sens économique) qui conduisent à rechercher un équipement complémentaire interruptible, destinés à desservir les pointes de consommation. Les centrales thermiques classiques, à combustible fossiles, peuvent jouer ce rôle ; mais d’une part, ces combustibles deviennent rares et coûteux et, d’autre part, les grandes tailles actuelles des groupes thermiques rendent absurde une modulation qui serait parfois horaire. Pour bien faire, il faudrait accoupler un site nucléaire géant à un réservoir de haute montagne, dont la fonction serait de stocker de l’énergie. [..] Quelques installations de ce type fonctionnent déjà en France et la construction électrique en escompte un flot de commandes »

      « L’atome en avant tout », L’Expansion n°70, janvier 1974

      • GML dit :

        C’est exact.
        C’est ce qui se passe en France où nous avons la chance d’avoir des sites propices aux barrages, notamment dans les Alpes et où l’appoint doit être fournit par des moyens réactifs et flexibles comme des Turbines à gaz..

        Pour les pays n’ayant pas cette chance, il faut compenser les variations brusque de la demande par des moyens classiques (gaz, charbon, pétrole) mais au moins, la production de base (de masse) est assuré principalement par un autre moyen qu’avec des énergies fossiles ce qui permet de les économiser pour d’autres usages.

        • Tilleul dit :

          …et être capable de fonctionner avec un parc nucléaire composé de seulement 19 méga centrales c’est beaucoup plus difficile que de mettre en place un approvisionnement avec une forte proportion d’éolien… CQFD.

          au passage en France on utilise plutot le pétrole que le gaz…

          «  »assuré la production de base » ça n’existe pas… Soit vous êtes capable d’assurer la totalité de la production, soit vous en êtes incapable et la fréquence s’effondre et vous devez couper des consommateurs… La fréquence du réseau est stabilisé par l’ensemble des générateurs électriques connectés sur celui-ci… Pour alimenter une centrale à gaz, il faut un réseau de gaz, vous ne pouvez pas déclencher toutes les centrales à gaz d’un pays en même temps en claquant des doigts…

          La consommation de base c’est un indicateur économique ça veut dire qu’une centrale qui coute très très très cher doit fonctionner le plus possible pour que l’investissement soit rentabilisé… La seule façon de faire fonctionner des centrale 7jour sur 7 et 24h sur 24h c’est que leur production cumulée soit toujours inférieure au minimum de consommation… Si en plus vous vous mettez à confondre les notions économiques avec les notions techniques je vais commencer à vous donner le même conseil que BMD…

          Concernant les turbines à gaz, vous savez combien ça coute une turbine à gaz ? Vous croyez vraiment que quelqu’un peut se permettre d’en construire une et de payer l’opération et la maintenance juste pour ne pas la faire fonctionner ? Vous pourriez arrêter de vivre dans votre monde, merci…

          • GML dit :

            Vous vivez bien dans le votre en niant la réalité car ce que vous dites notamment au début de votre réponse est faux et archi-faux.
            1) Il n’y a pas « 19 méga centrales » mais 19 parcs qui contiennent 58 centrales (ou réacteurs) nucléaires.

            2) Il est beaucoup plus facile de mettre en place un approvissionnement avec une forte proportion de réacteurs nucléaires dont on peut compter sur leur production et même réguler (si, si !!!) qu’avec des éoliennes dont la production varie de manière non controlée de 0,3% de leur puissance à 58% (en juin 2010 par exemple).

            3) La production de base, ça existe et le nucléaire l’assure en france (76% de l’ensemble de la production électrique annuelle en 2009).

            4) Une centrale à gaz « de pointe » coûte chère mais si elle rend le service qu’on attend d’elle, c’est à dire si elle peut assurer la production quelques centaines d’heures par an juste pour éviter un effondrement du réseau ou des coupures régionnales, alors elle est « rentabilisée » par le service rendu et non par le coût marginal de sa faible production mais à haute valeur ajoutée.

            5) Je ne vois pas où je confonds « des notions économiques et techniques », mais aprés ces nouvelles informations que je viens de vous donner, peut-être y voyez vous plus clair dans la réalité d’une bonne gestion d’un parc électrique d’un pays ?

            6) En cherchant bien, je devrais pouvoir vous dire combien coûte une centrale à gaz, et non seulement quelqu’un pourrait se permettre de payer pour la faire fonctionner quelques centaines d’heures par an (voire même quelques dizaines d’heures) mais TOUS les pays le fond….

            .

          • Tilleul dit :

            1) 19 centrales de 58 réacteurs, merci de le reconnaitre…
            2) 19 uniques centrales…. 19 centrales géantes qui peuvent s’arrêter du jour au lendemain pour un problème technique et qui ne se prive pas de le faire vu qu’il y a des impératifs de sécurité qui sont un peu plus tatillon que pour les autres centrales électriques qui ne risquent pas de rayer l’europe de la carte en cas de défaut..
            3) la production de base ça n’existe pas et c’est physiquement impossible… Une production de base ça voudrait dire une centrale avec une disponibilité de 100% : comment voulez vous trouver une centrale qui n’est jamais en panne, qui n’a jamais besoin d’arrêt de maintenance, qui n’a jamais besoin d’arrêt de sécurité et dont les lignes électriques ne sont jamais en défaut ? Physiquement impossible et c’est pour ça que ça n’existe pas…
            4) Je vous rappelle que le prix de l’électricité sur le marché est cappé…
            5) C’est précisément ce que je vous reproche
            6) Non… Le facteur de capacité moyen d’une centrale gaz en Europe et aux Etats Unis c’est 40%… Je vous en pris ne vous privez pas de nous donner le cout de fonctionnement d’une centrale à gaz qui ne fonctionnerait que quelques dizaines d’heures…

          • Tilleul dit :

            Et tant que j’y pense, pour donner un exemple qui montre que ces histoires de base sont des notions économiques et pas techniques il suffit de comparer l’utilisation du gaz et du charbon ces 20 dernières années… A la fin des années 90 en Europe les centrales gaz étaient utilisé continuellement tandis que les centrales charbon étaient fermé au moment où on avait peu de demande électrique (pendant la nuit et les week-end) et ensuite pendant les années 2000 le prix du gaz naturel a monté et on fait tourné les mêmes centrales charbon en continu tandis qu’on arrêtait les mêmes centrales gaz…

          • GML dit :

            J’ai envie de dire : …Et alors ?…

            Vous mélangez allégrement les choux et les carottes ce qui rend votre discours confus sauf sur une ligne de conduite doctrinale de laquelle vous ne dévierait probablement jamais : « Vive les éoliennes et mort au nucléaire ». Le reste semble vous passer au dessus de la tête.

  7. Pluie dit :

    J’avais les ordres de grandeur en tête (en espérant ne pas faire trop d’erreur)
    +Solaire thermique 5m² 4-5k€ production 4MWh
    +Photovoltaique : 15 à 20m² 15k€ production 3-5 MWh

    Si mes chiffres sont bons, il est absurde de subventionné du PV tant que l’on peut poser du solaire thermique

    • BMD dit :

      Pluie, à condition que l’orientation soit optimale, ce qui est loin d’être toujours le cas pour des raisons de pente et d’orientation des toîts, et si l’installateur fait bien son boulot, ce qui n’est pas toujours le cas, le photovoltaïque produit en moyenne en France 120 kWh par an et par m2 de panneau et donc un peu moins par m2 d’installation, et encore moins en net, car il faut déduire les pertes dues aux divers dispositifs qui permettent de se connecter au réseau, l’onduleur entre autres. Vos 20 m2, c’est donc au mieux, en conditions moyennes, 2 MWh dans l’année.
      Le solaire thermique produit de la chaleur à basse température et on ne peut donc faire la comparaison avec le solaire photovoltaïque, qui produit de l’électricité. Avec 5 m2 on peut avec une bonne installation produire environ 2 MWh de chaleur, mais surtout en été quand on n’en a pas besoin, sauf pour produire de l’eau chaude sanitaire ou chauffer une piscine. Si l’on veut produire 2 MWh en hiver, pour du chauffage par exemple, il faut multiplier par environ 4 la surface qui produirait 2 MWh en été .

      • Nimch dit :

        « surtout en été quand on n’en a pas besoin »

        Ou alors il faut prévoir une grosse inertie sous la maison et un déphasage de 6 mois.

        • Denis Delbecq dit :

          Ça a été un de mes premiers jobs d’étudiant, au début des années 80: dimensionner un stockage de chaleur en « lit de cailloux » pour le compte d’un architecte. Mais c’est un peu tombé dans l’oubli!

          • Tilleul dit :

            Si c’est pour faire de l’ECS ok, par contre si c’est pour faire du stockage saisonnier il est moins couteux de passer par des installations centralisées en réseau de chaleur…

            Il y a un calcul tout simple à faire : les pertes thermiques dans le stockage sont liés à la surface (en m²) et la taille du stockage est lié au volume (en m3)… Plus on mutualise le stockage et moins on a de pertes (ou plutot, moins il est nécessaire de mettre de l’isolant autour).

            Il commence à y avoir beaucoup d’exemples de réseau de chaleur solaire maintenant (les premiers ont eu lieu en Scandinavie dans les années 70 mais maintenant on les redécouvre). Le principal avantage c’est qu’on peut faire une grande partie des besoins en chaleur (jusqu’à 60%), pour un prix comparable au prix des énergies fossiles… mais le soleil va pas augmenter ses tarifs et on est prêt d’en manquer…

            exemple :
            http://www.solarthermalworld.org/node/766

          • jeangab dit :

            ça doit être celui qui sévit sur le forum de futura-science à la rubrique habitat-bioclimatique > stockage inter-saisonnier par tunnel à galet.
            l’idée semble plaisante, mais il y a assez peu de retour d’utilisateur.
            une simulation sur comfie, avec une maison bioclimatique, m’avait quand même donné une consommation de 0kw/h/an ! avec ce système.

          • Pluie dit :

            Je suis très interressé par la question. Quel était le résultat de cet étude ? Etait ce possible ? Ou trop onéreux ? Ou les pertes thermiques trop élevées pour faire un stockage efficace sur un terme aussi long ?
            Un petit article là dessus serait très interressant…

      • Tilleul dit :

        tiens c’est nouveau ça comme unité le m² de panneau photovoltaïque… alors si je reprends vos calculs en essayant d’y retrouver mes petits avec des unités un peu moins folkloriques j’arrive à une production « moyenne en France » de 800 kWh/kWc… Vous les posez face au Nord vos panneaux ?

        • Pluie dit :

          Le nombre de m² de l’installation est correllé avec le cout et avec la production. D’où l’indication.

          • Tilleul dit :

            toujours aussi faux…

          • Pluie dit :

            si 1m² produit une unité, alors 2 m² (dans les mêmes conditions) produisent 2 unités, il me semble ?

          • Tilleul dit :

            Si j’installe ça ( http://www.sunpowercorp.fr/downloads/sp_318Eewh_fr_a4_ds_w.pdf )dans le sud de la France je fais 280 Wh/m²… Pour comparaison avec les chiffres de BMD ça donne du 5,6 MWh pour 20 m²…

            mais si j’installe ça : ( http://www.firstsolar.com/Downloads/pdf/Datasheet_s2_EU.pdf ) ça m’en donne 178 Wh/m² ou 3,5 MWh pour 20 m²…

          • Pluie dit :

            Vous trouvez entre 3.5MWh et 5.6MWh pour 20m²
            J’avais donné :
            +Photovoltaique : 15 à 20m² 15k€ production 3-5 MWh

            Ca correspond tout à fait, je ne vous pas ce qui est faux ?

          • Tilleul dit :

            On va continuer la démonstration…

            Si je mets ça :

            http://www.pv.kaneka.co.jp/products/index.html

            Même surface, même orientation, même endroit, par contre ça ne produit plus que 80 Wh/m² / 1,6 MWh pour 20 m²

            Maintenant la question c’est : est-ce que vous pensez vraiment que le m² est une valeur qui a du sens quand on peut avoir une différence qui va du simple au triple…

          • Pluie dit :

            Soit vous n’avez pas bien lu mon message, soit je l’ai mal écrit.
            Je compare le PV et le solaire thermique, pour montrer que les ordres de grandeurs sont défavorables pour le PV.
            L’indication du nombre de m² est une indication, c’est tout. je ne vois pas ce que vous voulez y voir. de plus, j’ai mis des fourchette assez large, indicative las encore. Dans tous les cas, on a toujours la même conclusion, le PV produit beaucoup moins pour beaucoup plus cher. Peu importe le nombre de m², qui est INDICATIF, en aucun cas une unité énergétique, relisez.

      • Pluie dit :

        J’ai un chauffe eau solaire. Il indique a peu près 3.5MWh produit par an, pour 5 m², à 45°, dans le sud… et je n’ai pas de piscine, Dieu m’en préserve.

        Pour le coté PV, si j’ai surévalué la production électrique, cela renforce encore l’absurdité de subventionner du PV. Il vaut mieux mettre du CESI.

  8. Robert dit :

    Il ne faut pas se leurrer, l’époque de l’énergie bon marché est révolue. Il vous faut vous préparer à payer le prix fort et commencer à réfléchir à votre consommation.

    • GML dit :

      Ca fait 30 ans que beaucoup de monde y réfléchit mais sur 12 mois glissant (chiffre de juin 2010), la France a encore augmenté sa consommation électrique de +1,3 % …
      L’énergie électrique est heureusement trés bon marché encore en France pour longtemps grâce à la production de nos centrales nucléaires (plus de 80%) dont le coût d’achat à l’importation du combustible uranium influe peu sur le prix final (5%).

  9. Robert dit :

    «  » » »L’énergie électrique est heureusement trés bon marché encore en France pour longtemps grâce à la production de nos centrales nucléaires «  » » »

    Je n’en serai pas aussi certain, notre parc est vieillissant, etg le nucléaire n’est pas très rentable.

    • GML dit :

      J’ai deux bonnes nouvelles :

      1) L’énergie nucléaire produit l’énergie électrique la moins chère avec le charbon (3 à 5 cts d’euro le kwh suivant les sources). Et elle est disponible pour au moins 60 ans avec la génération III (actuelle) et les ressources actuelles connues.

      2) De plus, avec la génération suivante (GEN IV dans 30 ans), rien qu’en France, nous possédons un stock de combustible nucléaire (U238) pour 5000 ans de production électrique au rythme actuel.

      • Robert dit :

        Pouvez vous citer vos sources SVP ?

        • Tilleul dit :

          Sachant que même Areva donne des couts de production supérieures à 50 €/MWh pour le nucléaire et qu’en plus des couts de production il faut prendre en compte les couts de distribution et transport qui sont du même ordre de grandeur, ça risque d’être effectivement amusant de voir les sources de GML…

        • GML dit :

          Mais certainement.
          Aprés quelques recherches pour vous être agréable et afin que vous puissiez vous réjouir de ces bonnes nouvelles dont vous semblez douter, je vous communique les références suivantes :

          Rapport de l’Assemblée nationale n° 2965 du 15 mars 2006; Les nouvelles technologies de l’énergie :
          p26 et 27 (répartition des coûts),
          p240 (influence des coûts d’achat de l’uranium sur le prix du kwh),
          p241 et 390 (compétitivité et coûts du kwh nucléaire).

          Rapport de l’Assemblée nationale n°3425 du 6 novembre 2006;
          Les apports de la science et de la technologie au développement durable.
          P70 (durée d’approvisionnement)

          Rapport de l’Assemblée nationale n°1493 ; Evaluation de la stratégie nationale de recherche en matière d’énergie.
          P278

          Dossier de presse du CEA du 31 mars 2010: Quatrième génération: vers un nucléaire durable (P7).

          J’espère que ces référence vous rassureront. Tout ce que j’ai dit y est.

          La seule mauvaise nouvelle, c’est que l’électricité ne représente que 20% de notre consommation d’énergie.

          • Tilleul dit :

            Ah oui, vous voulez parler de tous ces rapports qui font des projections sur un hypothétique « effet de série » qui n’a jamais existé ? Bon et à part ça pour des couts de projets réels réalisé en ce moment, vous avez quoi ?

          • GML dit :

            Qiuand on vous présente des réferences sérieuses qui ne vous plaisent pas vous devenez bougon… et de mauvaise foi, comme d’habitude.

          • Tilleul dit :

            Ok…

            http://www.areva.com/mediatheque/liblocal/docs/pdf/finances/exane-juin-2010.pdf

            P17 vous avez les propres estimations d’un vendeur de réacteur nucléaire qui a tout intérêt à présenter ses produits comme les moins chers du marché et il vous donne pas moins de 55 €/MWh…

            Ca va ? Pas trop ridicule ?

          • GML dit :

            Ce qui me surprend encore (mais je ne suis plus à ça près), c’est que vous preniez une présentation publicitaire d’Areva pour un document beaucoup plus digne de foi que mes références qui vous apparaissent « ridicules » .
            Admettons. Ce document publicitaire dit que le KWh d’origine nucléaire est à 5,5 cts pour une centrale neuve en tenant compte des nouvelles contraintes de sécurité. OK, c’est encore une bonne nouvelle.
            Je rappelle que le KWh solaire est vendu entre 30 et 50 cts.
            Ca n’empêche pas que le prix du KWh en France avec nos centrales amorties de la génération précédente est entre 3 et 5cts du KWh comme précédemment indiqué.

            Quant à la réaction de Nimch, je suppose qu’en dehors des communiqués de presse de « Sortir du nucléaire » ou de « Greenpeace » sur le nucléaire, rien ne lui parait sérieux.

          • GML dit :

            PS: Dans un de vos précédents posts vous réfutiez qu’on utilisait plus de gaz que de pétrole en France pour produire de l’éléctricité. Erreur…
            http://france.edf.com/html/etiq_elec/index.html

          • BMD dit :

            Tilleul va vous objecter qu’EDF n’est pas le seul producteur d’électricité en France! C’est pourquoi un meilleur dcument est le graphe de la production d’électricité par fuel pour la France publié sur son site par l’Agence Internationale de l’énergie. Ce graphe confirme parfaitement ce que vous dites!. Je suppose qu’il existe quelque part dans les mouvements antinucléaires un opuscule façon catéchisme, ou façon discours prêts à l’emploi comme on en faisait à l’attention des élus un peu simplets sous la Troisième République ( il y en avait semble-t-il à cette époque!), qui fait la liste de tous les mensonges qu’il est possible de faire sans que le gogo ne s’en aperçoive, et qui est distribué aux militants. Sans doute y- a-t-il plusieurs versions, selon les connaissances supposées des gogos auxquels on s’adresse. Tilleul dispose de la version la plus élaborée, car ce forum est plus intello que d’autres.A moins qu’il n’ait personnellement contribué à cette version élaborée, il en a les capacités.

          • Nimch dit :

            Rapport de l’Assemblée nationale et Dossier de presse comme ref sérieuse !!?? hahahahahaha

          • Robert dit :

            Merci pour ces indications, maintenant entre ce que disent les rapports de l’Assemblée nationale et les faits futurs, il y a un grand pas que perso je ne franchirai pas.

        • GML dit :

          Je rajoute une bonne nouvelle : si la France ne disposait pas d’un programme nucléaire et si elle devait, en conséquence, acheter à l’étranger les combustibles (en l’occurrence le gaz et trés peu de charbon) nécessaires à la production de 80 % de son électricité aujourd’hui produit par les centarles nucléaires, il lui en coûterait dans les conditions actuelles entre 25 et 30 milliards d’euros à payer chaque année à des pays étrangers.
          Par comparaison, le coût de l’uranium importé destiné à faire fonctionner notre parc nucléaire ne dépasse pas quelques centaines de millions d’euros par an.

          Le nucléaire, c’est donc avant tout, dans le domaine de nos échanges extérieurs, des sommes considérables économisées.

          Sans le nucléaire, la France ne pourrait éviter une lourde ponction, annuellement récurrente, de sa richesse nationale et verrait
          gravement amplifié le déficit de ses comptes extérieurs.
          Au lieu de cela, le pays est devenu le premier exportateur mondial d’équipements et services nucléaires, pour un chiffre d’affaires de
          l’ordre de 6 milliards d’euros en moyenne annuelle. Ces exportations sont un des postes bénéficiaires les plus importants de nos échanges commerciaux et soutiennent, à l’intérieur de nos frontières, plusieurs milliers d’emplois.

          • Tilleul dit :

            Mais non, je vous rappelle que le choix énergétique français à l’époque c’était nucléaire ou alors énergies renouvelables et efficacité énergétique…

            Si on avait pas acheté la technologie américaine dans le nucléaire nucléaire on aurait utilisé la technologie française dans l’efficacité et les enr et on aurait donc maintenantdi notre consommation énergétique divisait par deux et on tournerait à l’énergie renouvelable… Je vois pas où vous avez jamais vu que la France serait passé au charbon et au gaz alors que c’est un pays qui n’a ni charbon ni gaz et qu’à cette époque on était le leader mondial de la recherche dans les énergies renouvelables… Pas crédible une seule seconde votre scénario…

          • GML dit :

            En parlant de « pas crédible », désolé mais vous vous posez un peu là … mais on tourne en rond, n’est ce pas, si je vous dit que mon précédent post n’a pas a être « crédible » mais que c’est la simple vérité qui semble vous déranger.

            Pour faire bonne mesure, je rajoute qu’en 2009, notre balance export/import d’électricité a rapporté 0,9milliard d’euros à la France. Mais ça, vous ne voulez pas en entendre parler non plus, je suppose?.

          • Tilleul dit :

            Résumons le contribuable français a payé pour des centrales nucléaires dimensionné pour répondre à une consommation de 1000 TWh par an… Malgré tous les efforts de promotion de l’électricité (radiateur électrique dans les HLM qui oblige les classes sociales les plus pauvres à s’endetter pour se chauffer, suréclairage dans les campagnes qui détruit la biodiversité, etc) la consommation électrique est seulement passée à 400 TWh… Résultat EDF se retrouve en surcapacité chronique et est obligé de vendre du courant à l’extérieur en dessous des prix du marché pour ne pas avoir à arrêter les centrales…

            Alors je veux bien que ce soit une bonne opération pour les multinationales de l’électricité, mais je ne vois pas en quoi il y a quoi que ce soit qui rapporte à « la France »… Vous êtes du genre à vous considérer riche de vos dettes ou quoi ?

            La vérité c’est qu’à l’époque de la société franco américaine de construction atomique, la recherche appliquée française était première dans le solaire thermique (haute et basse température), première dans l’éolien, première dans le photovoltaïque… et quand même temps on mettait en place la fermeture des mines de charbon et on constatait l’absence de pétrole et de gaz…

            Assumer au moins le fait que le nucléaire a ordonné la mort du renouvelable en France…

            http://histoire-cnrs.revues.org/3062

          • BMD dit :

            Encore une bien bonne.  » Un parc dimensionné pour 1000 TWh »! La puissance installée est de 63 GW, ce qui donne un maximum possible de 552 TWh par an si les centrales tournent en permanence toute l’année à plein régime! Et comme elles ne peuvent tourner constamment à plein régime et qu’il faut bien arrêter de temps en temps les centrales pour changer les combustibles et faire de la maintenance, qu’il faut de plus en plus faire de la place à l’éolien de manière totalement antiéconomique, en fait bien moins de 500.

            La production maximale atteinte (en 2004) a été d’environ 450 TWh , ce qui donne environ 420 à la consommation étant donné que les pertes des lignes électriques sont à peu près de 8% en moyenne.
            En réalité, le parc actuel n’est pas surdimensionné, il devient insuffisant.

            Tilleul, étant donné l’étendue de vos connaissances, je suis surpris de vous voir sns arrêt citer des chiffres faux. Votre volonté dde démonter l’indémontrable vous égare-t-elle? Pensez -vous que la plupart des lecteurs de ce site n’iront pas vérifier, et qu’il est donc facile de les rouler dans la farine?

            Je vous accorde par contre que le chauffage électrique conduit à un certain surdimensionnement du parc, dans la mesure où la production doit être à cause de cela plus forte en hiver qu’en été que celle des centrales à charbon ne doit l’être en Allemagne. Mais comme il faut bien faire de la maintenance, en faisant la maintenance hors période hivernale , cet inconvénient est largement gommé.
            La fermeture des mines de charbon n’a pas été organisée suite à la décision de s’équiper en nucléaire, mais parce que les réserves de charbon s’épuisaient. De la même façon, la fermeture des mines souterraines de charbon en Allemagne n’est pas organisée suite à la décision de s’équiper en éoliennes, mais parce que les réserves de charbon souterrain s’épuisent. Les centrales à charbon Allemandes vont continuer à fonctionner avec du lignite extrait à ciel ouvert qui détruisent l’environnement dans des proportions inimaginables et qui , utilisé dans les centrales, a le record mondial de la pollution atmosphérique créée par la production d’électricité. Elles fonctionneront aussi avec du charbon importé.

            Le nucléaire n’a d’aucune façon ordonné la mort du renouvelable en France. Il en a surtout montré le coût exorbitant dans le contexte de l’époque,où les préoccupations environnementales étaient inexistantes, comme le gaz et le charbon l’ont fait dans la plupart des pays européens.
            Le coût de l’électricicité renouvelable est d’ailleurs encore à peine moins exorbitant maintenant qu’à l’époque, et c’est un des problèmes qui retardent son développement, l’autre étant l’intermittence qui impose l’emploi de centrales à gaz pour en régulariser la production.
            Toutes choses que les mouvements écologistes s’efforcent de cacher par tous les moyens, comme on cache la poussière sous le tapis.

          • Tilleul dit :

            Toujours la même idée fausse du fonctionnement d’un réseau électrique à ce que je vois…

            Pour la question du dimensionnement du parc français, je vous renvoie aux projections de l’époque qui prévoyait une consommation de 1000 TWh… Le nucléaire ne fait que de la base et il lui faut plusieurs jour pour démarrer, celui-ci ne peut donc assurer la majeure partie d’une consommation électrique fluctuante.

            En France ce sont les exportations et importation qui jouent ce rôle presque un quart de la production nucléaire française doit être exporté car il n’y a pas de consommation capable de l’absorber… C’est une proportion totalement ridicule qui a valu à la France ce surnom de « chateau d’eau nucléaire de l’Europe »…

          • GML dit :

            L’amour rend aveugle, la passion dogmatique aussi. Je note quand même une petite inflexion dans vos affirmations. : le parc nucléaire n’est plus dimensionner pour produire 1000 TWh mais les projections prévoyaient une consommation de 1000 TWh. Ce n’est pas pareil, mais pour des ignorants du sujet ça pourrait passer comme une lettre à la Poste….

          • Tilleul dit :

            Dimensionner pour répondre à une demande prévue de 1000 TWh…

            une seule centrale ça prend déjà 10 ans à construire alors un parc…

  10. BMD dit :

    Tilleul, si la France n’avait pas un mix à base de nucléaire, elle aurait le mix de l’Allemagne, à base de charbon, de lignite (ce qui est maintenant acté pour les 30 années à venir!) et de plus en plus de gaz.. Elle n’aurait pas non plus économisé au cours des 30 dernières années les 300 000 morts prématurées dues en Allemagne aux fumées des centrales à combustibles fossiles ( et qui resteront à ce niveau pour les 30 années à venir!).
    Cela étant dit (mais cela a-t-il de l’importance, l’économie en 30 ans d’une mortalité d’un ordre de grandeur d’au moins dix Tchernobyls?) le coût de l’électricité nucléaire en France sera pour longtemps encore celui de l’électricité produite par les centrales actuelles. Que le courant produit par les EPR de Flamanville et , peut-être, celui de Penly, soit plus coûteux, c’est certain, on n’arrête pas le progrès. Mais ce n’est pas la contribution de ces deux réacteurs ( il y en a 58 en France) qui alourdira beaucoup la note. Entre temps, deux réacteurs de Tricastin, affectés actuellement à la séparation par diffusion gazeuse, seront devenus disponibles pour le consommateur avec le passage à la séparation par centrifugation.
    Votre antienne sur l’amélioration de l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables qui se seraient produits si l’on ne s’était pas tourné vers le nucléaire est du même tonneau que votre jésuitisme habituel. Où en est par exemple le Danemark, qui n’a pas fait ce choix, et qui a consacré, comme vous nous l’avez seriné, tous ses efforts aux renouvelables et à l’efficacité énergétique ?

    En réalité, tous les pays qui ont refusé le nucléaire en Europe Occidentale, ou ne l’ont accepté que du bout des lèvres, se trouvent actuellement , quelle que soit leur appétence pour les électricités renouvelables, désavantagés par rapport à la France pour le coût direct de l’électricité et pour son coût indirect en termes de santé publique, et bien sûr, de climat.

    Comme je l’ai signalé à plusieurs reprises, il est possible de consulter sur le site http://www.iea.org , à la rubrique statistics, les graphes établis par l’Agence Internationale de l’Energie pour tous les pays du monde concernant la production d’électricité par source de 1973 à 2007. Après 30 ans d’efforts, la part des électricités renouvelables est encore confidentielle à l’exception de quelques pays exceptionnellement bien dotés en hydraulique comme le Brésil, le Canada ou la Norvège, ou encore le Danemark qui a pu s’adosser à l’hydraulique Scandinave pour développer son éolien ( la production en dents de scie spectaculaires de l’électricité au Danemark, qui heureusement peut être contrebalancée par une production en dents de scie en sens contraire de la Norvège et de la Suède, est la conséquence de ce choix du Danemark). Ou en sera-t-on dans 30 ans? Au rythme actuel, guère plus loin. Presque toute l’augmentation de la production électrique dans le monde se fait en réalité grâce au charbon, le plus grand tueur de nos sources d’électricté. Si le parti antinucléaire avec l’aide des fabricants de moulins à vent n’avaient pas mené son combat retardateur, on n’en serait pas là, et l’on serait probablement en train de développer industriellement les surgénérateurs. Ave Tilleul, morituri te salutant!

    • Tilleul dit :

      Hum… vous n’avez peut être jamais fait attention à ce fait mais les énergies renouvelables fournissent plus d’énergie que le nucléaire…

      Pour le Danemark, vous jouez sur les mots puisque qu’au Danemark il y a deux réseaux électriques vu qu’il était moins cher de relier une partie du pays à la Scandinavie et l’autre partie à l’Allemagne, en plus c’est pas l’énergie du vent qui est exporté, c’est l’énergie des cogénérations au moment où les réserves scandinaves sont basses…

      A part ça je vous rappelle que les énergies renouvelables produisent plus d’électricité dans le monde que le nucléaire…

      • Pluie dit :

        le nucléaire, c’est quoi ? 2-3 % de l’énergie mondiale consommée.
        Ce n’est pas grand chose, et même en doublant le nombre de centrale (et encore, en maintenant les vétustes en fonctionnement), on doublerait la production, ce qui resterait toujours pas grand chose.
        Je ne vois donc pas l’acharnement sur le nucléaire, qui n’est finalement qu’anecdotique dans la production d’énergie.

        • BMD dit :

          Décidemment, vous êtes très gravement contaminé par le catéchisme de SDN . J’ai passé ici beaucoup de temps à expliquer la différence qu’il y avait entre énergie primaire et énergie finale, mais peine perdue. Vos chiffres sont en énergie finale, c’est-à-dire en énergie qui parvient au consommateur. Dans ce type de comptabilité, le pétrole représentait à l’échelle mondiale en 2007 environ 43 % de l’énergie finale, et l’électricité 17 %, dont 2,5 de nucléaire ( 14,4 % des 17 %).
          Mais je suppose que vous mettez le carburant dans votre voiture et que vous ne l’utilisez pas pour votre douche ou votre bain? Par conséquent de ces 43 %, l’énergie que vous récupérerez pour faire se déplacer effectivement des voitures à moteurs thermiques, ce qui est la principale utilisation du pétrole , compte-tenu du faible rendement de votre moteur et de ce qui est perdu dans les embouteillages, ne représentera qu’environ 10 % de l’énergie initialement disponible dans le pétrole, 90 % étant perdus sous forme de chaleur inutile! Si vous utilisez les 17 % d’électricité pour faire rouler des voitures électriques, le rendement de votre moteur sera 4 fois plus fort et vous ne perdrez rien dans les embouteillages. Résultat, des 17% initiaux il en restera 12 , tandis que de vos 43 % initiaux de pétrole il ne restera que 4,3 . Et si vous mettez le pétrole dans votre machine à laver ou que vous l’utilisez pour vous éclairer, les résultats seront encore plus piteux.
          Il y a 40 ans, une des principales utilisations du pétrole était la production de l’électricité! Ce qui conduisait à diviser par 3 sa contribution à l’énergie finale, étant donné le faible rendement d’alors des centrales électriques à fuel d’alors. C’est maintenant le charbon qui joue le rôle du fuel, et sa contribution à l’énergie finale n’est de ce fait plus que de 8,8 %, alors que sa part de l’énergie primaire, c’est-à-dire de l’énergie que nous prélevons sur les sources naturelles est de 21%!
          J’espère vous avoir fait comprendre que la comptabilité en énergie finale n’a qu’un intérêt économique, pour le calcul des coûts imputables à l’utilisateur. Elle n’a aucun intérêt sur le plan énergétique si l’on ne précise pas quel est le rendement énergétique de l’utilisation que fait le consommateur de l’énergie qu’il achète . Mais cela, SDN se garde bien de le dire, car cela lui sert à faire de la propagande antinucléaire auprès des ignorants.!
          Et malheureusement, il y a pas mal de gens qui bien que connaissant la question, pratiquent cette technique de mensonge par omission parce que ce sont avant tout des idéologues.

          • Tilleul dit :

            C’est déjà difficile d’obtenir de tels rendement sur une voiture (ie : une voiture qui ne fait que des embouteillages et jamais de route, bref un truc qui est moins rapide qu’un vélo et qui prend de la place), alors pour les avoirs sur les camions, les navires et les avions je vous souhaite bon courage…

          • Pluie dit :

            Il est de plus évident pour qui comprend un peu la technique que l’on ne peut mettre tous les véhicules à l’électricité. Ca ne sera jamais que marginal. Tiens, imaginer un avion électrique !!!

            Soyez sérieux, SVP.

            sinon :
            « votre moteur et de ce qui est perdu dans les embouteillages, ne représentera qu’environ 10 % de l’énergie initialement disponible dans le pétrole, 90 % étant perdus sous forme de chaleur inutile!  »
            Pour moi, un moteur thermique tourne autour de 30% de rendement.
            Un moteur électrique, 90% si on ne considère que lui. Mais si on ajoute la production, la transmission, le stockage dans les batteries… On ajoute aussi le poids des batteries pour obtenir un minimum d’autonomie. On doit pas être très élevé.

            BMD : « Décidemment, vous êtes très GRAVEMENT CONTAMINE par le catéchisme de SDN .  » Société des nations . Sureté du nucléaire ? Pour contaminer, ca veut dire par rapport à la radioactivité ?
            Mais je constate avec plaisir que votre liste s’allonge.
            Je comprend maintenant mieux pourquoi un débat démocratique sur le nucléaire n’est pas possible…

            PS pour ma douche, j’ai un chauffe eau solaire, et je ne suis pas en Provence !
            Pour mes déplacements, j’ai un vélo, qui va aussi vite qu’une voiture (lorsque l’on regarde en France la vitesse moyenne de ce type de véicule). Alors comme le dit Tilleul, lorsque l’on utilise intelligemment la bonne énergie pour la bonne application, on gagne facilement un facteur 4 en rendement, sans pour autant développer de nucléaire.

          • GML dit :

            50% du pétrole consommé en France sert à faire tourner des moteurs de véhicules terrestres (environ 140 millions de tonnes sur 280 MT importés). Le reste sert au sol aussi (chauffage, industries,…).
            3 ou 4 % du pétrole seulement sert aux avions.

            Si le moteur thermique a un rendement de 30 % voire plus « au banc d’essai », il reste entre 15 et 20% aux roues aprés les pertes dûes à la pompe à eau, à l’alternateur, à la boite de vitesse, à la conso à l’arrêt, …

            Un moteur électrique à un rendement de plus de 90% « au banc » mais il à un rendement global de « la prise électrique aux roues » d’environ 80 %. Il faut compter les pertes du convertisseurs, du chargeur et de la batterie.
            L’ensemble propulsif d’une voiture « thermique » pèse environ 200 kg pour une autonomie supérieure à 500 km.
            L’ensemble propulsif d’une voiture « électrique » pèse environ 300 à 400 kg (principalement de batteries) pour une autonomie réelle d’environ 150 km.

            Voilà, Pluie, vous en savez un tout petit peu plus sur les rendements mécaniques et électriques.

          • Tilleul dit :

            Il faut également compter les pertes dans la centrale électrique…

          • GML dit :

            Oui et non.

            Oui si on veut comparer pétrole et pétrole…et c’est encore toujours plus rentable de rouler électrique avec de l’électricité produite par une centrale électrique alimentée au pétrole que de mettre ce pétrole (raffiné puisque c’est de l’essence) directement dans le moteur de la voiture thermique, même si ce n’est pas trés futé.
            (35% de rendement de la centrale, 10% de pertes de transport à la prise = 30%, 80% de rendement de la prise aux roues = 24% ce qui est encore supérieur aux 15 à 20% de la voiture thermique en « direct »).

            Non si on considère que la future électricité mondiale ne sera plus produite par du pétrole, du gaz et du charbon mais par du nucléaire et des renouvelables (Barrages, vent, soleil, géothermie,…). Auquel cas la comparaison n’aura plus lieu d’être puisque ces sources d’énergies ne pourront plus être mises directement dans un moteur de voiture sinon par l’intermèdiaire du vecteur d’énergie électricité

          • Pluie dit :

            Merci !
            Voilà qui est clair.
            On peut se demander aussi quel est l’impact de ces 200kg supplémentaire sur la consommation.

          • GML dit :

            Etrangement, assez faible (quelques %) car ils ne « comptent » qu’à l’accélération ou en montée et il est prévu de récupérer une partie de cette énergie à la décélération (condensteur ou recharge batterie en descente). L’essentiel des pertes est dû à la résistance aérodynamique et aux frottements (roues, ..) et 200 kg sur un véhicule de 1500 kg n’y change quasiment rien.

      • BMD dit :

        Oui, en y incluant l ‘hydroélectricité, 15 %, l’ensemble éolien, solaire et géothermie, 1,3% et l’électricité produite par la biomasse, 1,3 % ( données AIE 2007 consultables à la rubrique statistics sur http://www.iea.org). Nucléaire, 14,4 %, donc près de la moitié du total de l’électricité décarbonée. Quant au Danemark, c’est le seul pays où la production d’électricité est ainsi sans arrêt heurtée ( voir également l’AIE). Son mix électrique ne peut en fait tenir qu’avec des va-et-vient incessants avec ses voisins Scandinaves. Si je comprends bien, les réserves Scandinaves font sans arrêt du Yoyo tout au long de l’année à cause des centrales à cogénérations Danoises et non à cause des fluctuations de l’éolien? Quant à l’alibi des deux réseaux, une communication aurait pu être faite, ce n’était pas la mer à boire!

        • Tilleul dit :

          Et donc merci de confirmer que les EnR produisent plus d’électricité que le nucléaire… Concernant la part de l’éolien et du solaire, je ne vois pas ce qui vous gêne ? Le but des systèmes de soutien n’est pas pour l’instant de faire le plus d »énergie mais de baisser les couts de production… Ceci dit vous remarquerez que même sans ça gràace à ces deux énergies la part des EnR dans l’électricité mondiale continue à augmenter alors que le nucléaire descend…

          Le prix de l’électricité au Danemark est en fonction des stocks dans les barrages scandinaves (si vous voulez un exemple de ce que ça fait un pays qui ne gère pas ses stocks d’eau allez voir ce qui s’est passé au Brésil…), quand il n’y a pas beaucoup de pluie, les prix augmentent et il est plus intéressant pour les utilisateurs de cogénération de produire de l’électricité plutot que de la chaleur (et vice et versa). Ce phénomène fait passer le Danemark d’une année sur l’autre de pays exportateur à pays importateur d’électricité…

          De mémoire le gestionnaire du réseau danois ne controlent pas 60 % du parc électrique… Comme ils veulent passer à 30% d’éolien dans le très court terme ça fait partie des priorités de pouvoir controler les générations décentralisés de façon plus fine, ce sur quoi ils sont en train de travailler ( http://www.energinet.dk/NR/rdonlyres/B8660BD5-F5BC-4461-A9B4-280E823311F9/0/InformationabouttheCellProject.pdf ). Un détail amusant qu’en faisant un test d’islanding à l’échelles d’une région ils se sont retrouvés par hasard à alimenter la totalité des consommateurs du réseau ainsi isolé en énergie éolienne.

          Au passage c’est un fonctionnement (double réseau allemand et scandinave) qui existait déjà avant l’éolien… L’Espagne a quasi autant d’éolien que le Danemark et eux non plus n’ont pas de problème.

          Mais tout ça je l’avais déjà dit…

  11. BMD dit :

    Tilleul, toujours ce jésuitisme confondant. Le parc actuel ne faisant que 63 GW, je ne vois pas comment, à 8760 heures dans l’année, il pourrait produire, en tournant à son maximum de puissance à chaque seconde de l’année, produire plus de 552 TWh par an! Prétendre donc qu’il est dimmensionné pour 1000 TWh est une absurdité. Peut être quelqu’un en a-t-il rêvé?
    L’électricité de base, celle qui correspond à un fonctionnement à puissance constante tout au long de l’année, représente environ 65 % de la consommation, la demi-base qui correspond à des variations lentes, environ 20. Total 85%, qui peuvent être sans problème fournis par le nucléaire, mais certainement pas par les moulins à vent ou le solaire PV!
    D’autre part le maximum des exportations annuelles a été de l’ordre de 70 TWh et celui des importations de 12 ou 13 . Prétendre que c’est indispensable au fonctionnement du nucléaire est une autre de vos absurdités. Ces échanges sont essentiellement gouvernés par la recherche du coût minimum à l’échelle de l’UCTE!
    Que vous soyez spécialiste des réseaux, je veux bien le croire, puisque vous le dites. Mais d’arithmétique, vous repasserez!

    • Tilleul dit :

      Spécialiste des réseaux je ne suis pas certain que ça existe cette bête là (ou alors chez les consultants qui vous vendent super cher des infos piochés dans wikipedia…).

      En tout cas c’est quand même magnifique à vous lire on croirait presque qu’un réseau électrique n’a pas besoin de cables électriques…

      • BMD dit :

        C’est entre autres parce qu’il a besoin de câbles et que la capacité des liaisons avec l’Allemagne et d’autre pays voisins n’est pas terrible que votre histoire de nucléaire qui ne peut se passer des exportations est du pipeau.

  12. [...] renouvelables. Par exemple, à propos de la ruée vers les panneaux photovoltaïques. Alors, le solaire à domicile, attrape-gogo ou opportunité? En tous cas, une boîte américaine a trouvé un filon qui devrait en intéresser plus d’un: [...]

  13. [...] • Solaire à domicile, attrape-gogo ou opportunité? [...]

  14. Fabrizio dit :

    Bonjour, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article sur la question des panneaux solaires et de leur rendement. Je travaille dans une région qui bénéficie d’un ensoleillement maximum, et je fais tout pour encourager mes clients à utiliser cette solution, ne serait que pour leur chauffe-eau (solaire donc) ! A Montpellier, l’énergie renouvelable connaît un vrai regain.
    Je m’aperçois que l’article date de 2010 et je souhaiterais savoir si vous aviez des chiffres plus récents, et la suite des courbes ! Merci mille fois pour la précision et la rigueur de votre travail !

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