Sur le front du climat, les gaz de schistes dédouanés

© Denis Delbecq

© Denis Delbecq

Difficile de se faire une opinion. Après une étude parue en avril accusant les gaz de schistes de rejeter autant ou plus de gaz à effet de serre que le charbon, de nouveaux travaux remettent les pendules à l’heure: la contribution au réchauffement climatique des gaz de schistes du gisement de Marcellus (Etats-Unis) serait à peine supérieure à celle des gaz conventionnels, et bien moindre que celle du charbon.

En avril dernier, trois chercheurs de la Cornell University avaient expliqué dans Climatic Change qu’un forage pour extraire les gaz de schistes émet 19 fois plus de gaz dans l’atmosphère  qu’un gisement conventionnel (1). Les autres phases de l’exploitation émettraient à peu près la même chose. Tout compris, un gisement de gaz de schistes rejetterait à l’air libre entre 3,6% et 7,9% du méthane contenu, contre 1,7% à 6% pour les gisements conventionnels.

Cette fois, dans Environmental research letters, une équipe de l’université de Carnegie Mellon réfute les calculs de ses collègues de la Cornell, et affirme que gaz conventionnels et non conventionnels contribuent à peu près autant à l’effet de serre, soit nettement moins que le charbon (3).

L’une ou l’autre des deux équipes a-t-elle commis une erreur méthodologique qui pourrait expliquer un tel grand écart? A regarder les chiffres de près sur le contenu «effet de serre» des deux combustibles, les deux équipes obtiennent des estimations très proches, ce qui est rassurant sur l’état des connaissances dont on dispose sur les gaz de schistes. Ainsi, pour l’équipe de Carnegie-Mellon, chaque mégajoule d’énergie primaire des gaz de schistes du gisement de Marcellus (2) rejette entre 63 et 75 grammes équivalent-CO2. C’est même plus que ce qu’on obtenu leurs collègues, qui avancent une fourchette de 37 à 63 g eq-CO2 par mégajoule! Et pourtant ces derniers pointent les gaz de schistes du doigt tandis que les premiers nient l’ampleur de leur impact sur l’effet de serre…

Avouez qu’il y a de quoi y perdre son latin! Mais on comprend vite de quoi il s’agit: c’est sur ce qu’il advient de ce gaz que les deux groupes de scientifiques divergent. A Cornell, on s’est contenté de comparer la teneur en CO2 équivalent par mégajoule d’énergie des combustibles, ce qui revient à considérer seulement les usages du gaz comme combustible pour, par exemple, le chauffage, la cuisine et les fours industriels. A Carnegie-Mellon, on s’est penché sur la production d’électricité, et pour une excellente raison: c’est bien le véritable enjeu du développement des gaz de schistes aux Etats-Unis, remplacer le charbon par du gaz. Les chercheurs ont donc comparé la teneur en CO2 de chaque kilowatt-heure d’électricité produite, ce que —je le concède— j’aurai pu faire aussi moi-même. Comme avec les centrales à gaz de dernière génération (cycle combiné) les rendements sont très supérieurs à ceux des centrales à charbon, cela efface une grande partie de l’impact des gaz de schistes… C’est donc 500 g eq-CO2 par kWh pour le Marcellus, contre près de 900g eq-CO2 par kWh pour le charbon, vaincu par KO dans ce duel.

Verdict, donc: les gaz de schistes américains ont, du point de vue de l’effet de serre, un net avantage sur le charbon pour la production d’électricité. Les producteurs gaz de schistes avaient vivement critiqué l’équipe de la Cornell au printemps dernier, appuyés par le Département américain de l’énergie. Cette fois, l’étude de Carnegie-Mellon apporte une crédibilité scientifique à leur argumentation. D’autant que cette étude a été financée en partie par le Sierra Club, une organisation de défense de l’environnement qui critique l’exploitation des gaz de schistes. A ce jour, le Sierra Club n’a pas réagi, sans doute embarrassé de ces résultats. Mais il est vrai que les gaz de schistes posent tellement de problèmes environnementaux, que la disparition de l’argument «effet de serre» ne devrait pas changer l’opinion des écologistes…

(1) Rejeté sans être brûlé, le méthane contribue vingt fois plus à l’effet de serre qu’un même volume de gaz carbonique.
(2) Un gigantesque réservoir de Gaz de schistes qui s’étend sur tous le nord-est des Etats-Unis, avec une surface estimée entre 140 000 et 250 000 kilomètres carrés.
(3) Lire l’étude complète, ou la recension qui en est faite par Environmental Research Web.

Même Suisses, les barrages contribuent au réchauffement

On connaissait l’impact considérable des lacs de barrages tropicaux sur les émissions de gaz à effet de serre. Il faudra compter aussi avec les barrages dans les régions tempérées. Des travaux publiés en Suisse révèlent que le lac de Wohlen rejette lui du méthane, raconte Le Temps ce matin.

Selon l’étude, publiée par l’Institut de recherche de l’eau des EPF, chaque mètre carré du lac Suisse émettrait ainsi 150 milligrammes de gaz naturel par mètre carré chaque année, ce qui donne 150 tonnes par an pour le plan d’eau. Et donc environ 3000 tonnes équivalent de gaz carbonique. Le méthane proviendrait de la décomposition de la matière organique apportée par l’Aar, qui alimente le lac de Wohlen.

Reste que ces émissions ne changeront pas la face du monde, car, selon les chercheurs Suisses, le lac émet quarante fois moins de gaz à effet de serre qu’une centrale à charbon de même puissance.

• Pour en savoir plus sur les émissions des barrages tropicaux.

Origan, une arme contre le pet de vache

Je vous avais déjà raconté ça en juillet, à propos de travaux qui ont montré l’impact du curcuma et de la coriandre chez le mouton, avec une baisse de 30% des rejets de gaz naturel. Et l’an dernier des irlandais avaient relevé une baisse de 30% des émissions de leurs vaches nourries avec un peu d’huile de poisson, grâce aux fameux « omégas 3. Un peu, mais de quoi vider les océans si on devait généraliser l’expérience.

La dernière recette en date nous vient des Etats-Unis. A l’université d’Etat de Pennsylvanie, pour être précis, où un certain Alexander Hristov a testé plus de 200 compléments alimentaires pour voir leur effet sur la production de méthane de vaches laitières. Verdict: il faut transformer ses vaches en pizza, en leur refilant quelques pincées d’origan, qui feraient baisser les émissions de méthane de 40%. Travaux non publiés, qui doivent donc être pris avec des pincées de précaution. Mais Hristov n’a pas attendu pour déposer une demande de brevet…

Alors je vous propose un truc: une dose d’omégas 3, une dose de curcuma, une pincé de coriandre et un zeste d’origan… A force d’additionner les pourcentages, ont devrait être pas loin de l’animal idéal…

Epicé à la ferme, le mouton pète moins de méthane

Vive le curry! C’est ce que concluent des chercheurs britanniques qui ont passé en revue les différentes épices de ce cocktail sur le régime alimentaire des moutons. Verdict: elles permettent de réduire de manière substantielle les flatulences de méthane des ovins (1)!

Mettre le mouton et l’agneau à la sauce indienne, il fallait y penser. Refilé quotidiennement dans leur régime alimentaire, le curcuma fait baisser les rejets de méthane de 30%. Le cumin, de 22%, et la coriandre de 40%! La canelle, en revanche, n’apporte rien, voire est néfaste pour la composition des rôts… Sachant qu’un mouton rejette 500 litres de méthane par an (soit l’équivalent de 10000 litres de gaz carbonique, en matière d’effet de serre), il n’y a plus qu’à y aller. Et tant pis pour ceux qui n’apprécieraient pas le mouton préépicé (à quelques milligrammes d’épice par gramme de fourrage).

Bon, pour que l’étude soit complète, il faudrait évidemment aller voir ce qu’il a fallu rejeter comme gaz à effet de serre et comme polluant pour cultiver ces épices, les préparer, et les transporter jusqu’en Europe. Et il faudra ça vérifier in vivo, parce que d’après ce que j’ai compris en parcourant rapidement leurs travaux, les chercheurs ont travaillé avec des éprouvettes pour déterminer les condition de digestion… Au fait, il aime ça le fourrage au curry? Et la laine, elle sent la coriandre?

(1) Asian-Aust. J. Anim. Sci. Vol. 23 No. 7, Juillet 2010

Bombe climatique désamorcée

Comment les gisements d’hydrates de méthane déposés au fond des océans vont-il réagir au réchauffement climatique? Sont-ils la bombe a retardement qui aggraverait brutalement la surchauffe en cas de déstabilisation? Une équipe internationale apporte une réponse en partie rassurante: il y a quarante mille ans, des brusques coups de fièvre du climat n’ont pas rejeté massivement du méthane dans l’atmosphère. Je vous donne plus de détails dans l’édition de ce vendredi du quotidien Le Temps.

L’éolienne qui produit du gaz, une fausse bonne idée

© Denis Delbecq

© Denis Delbecq

Décidément, le gaz carbonique sert à tout! Après les startups qui veulent en faire du ciment, des chercheurs allemands ont entrepris d’en tirer du méthane, le gaz naturel. Explications.

Pour transformer du gaz carbonique en méthane, il faut le débarrasser d’une paire d’atomes d’oxygène, et lui adjoindre quatre hydrogène. C’est assez facile à faire, mais ça consomme de l’énergie. L’électricité sert à électrolyser de l’eau, ce qui libère de l’oxygène et de l’hydrogène. Celui-ci réagit ensuite avec le gaz carbonique pour produire du méthane et de l’oxygène. Ce que prétendent avoir réussi des chercheurs allemands, c’est un enchainement d’opérations qui donneraient un rendement final «meilleur que 60%». Notez la précision… Ce qui signifie que pour chaque kilowatt-heure d’électricité, ils en retirent 0,6 kwh de gaz naturel. A condition de le consommer tel quel, dans une chaudière, une cuisinière ou une voiture qui roule au GNV. Parce qu’évidemment, s’il fallait refabriquer de l’électricité avec ce gaz, le rendement serait immédiatement divisé par trois…

Pas question donc d’utiliser ça en boucle du genre: je pompe le CO2 de ma centrale à charbon, pour faire du méthane, qui sera brûlé dans une centrale à gaz dont le gaz carbonique sera pompé, etc. Ça, ce serait une sorte de mouvement perpétuel auquel personne ne peut croire une seconde.

Non, l’usage de ce méthane devrait être impérativement fait sous forme de chaleur, ou pour faire tourner des moteurs. L’avantage, c’est que les réseaux de stockage souterrain de gaz naturel stockent des mois de consommation, quand un réseau électrique en stocke une heure. Bref, ça permettrait de stocker des surplus d’électricité: de l’éolien, par exemple. Formidable, non?

Et bien non, pas formidable du tout. Car il faut d’abord disposer de gaz carbonique en grande quantité, et pur s’il vous plaît. Et donc brûler du charbon dans une centrale capable d’extraire le CO2 des gaz de combustion. Et ça, à part à petite échelle, ça n’existe pas, ça coûtera cher, et ça fait baisser le rendement des centrales vu l’énergie que consomme cette extraction.

Ensuite, il faut de l’eau, beaucoup d’eau… Et enfin, ça enrichirait en carbone des sources d’énergies pauvres en carbone. L’éolien, par exemple, puisque ses surplus seraient stockés sous forme de gaz qui, brûlé, rejetterait du gaz carbonique. Donc cela reviendrait à construire des milliers d’éoliennes « spécial effet de serre ». Autant construire directement des centrales à gaz, ce serait moins alambiqué.

Que les choses soient claires. Soit on trouve un moyen de stocker de l’électricité sans lui ajouter de carbone (pour les barrages où l’on remonte l’eau —STEP—, c’est niet faute de sites disponibles, reste les super-condensateurs, mais on est loin du but). Soit on réduit notre consommation d’électricité en faisant gaffe. Juré, craché, ça peut être spectaculaire sans changer une once de confort.

Je sais bien que c’est pas sympa pour les chercheurs qui se décarcassent. Mais franchement, mise à part faire de la recherche pour le plaisir de la recherche, cette idée de stocker de l’électricité sous forme de gaz naturel est absurde!

NB. Dans la série, on rase gratis, j’ai reçu cette semaine un communiqué d’une boite californienne, Green Energy Group, qui prétend avoir trouvé le Graal. Une centrale à charbon qui ne produit ni soufre, ni oxydes d’azote et dont 99,9% du gaz carbonique serait récupéré. Ils devraient faire affaire avec les chercheurs dont je parle ici!

Boeuf pêteur ou boeuf émissaire?

© Denis Delbecq

© Denis Delbecq

Il faut sauver le soldat bifteck. Attaqués de toutes part, les éleveurs français font de la résistance. Après une imposante campagne de pub dans 57 titres de la presse régionale et la plupart des quotidiens nationaux, le patron de l’interprofessionnelle Interbev prend la plume dans une tribune publiée dans les colonnes du Monde pour dénoncer ce qu’il a baptisé le «bœuf émissaire».

Il faut dire que la viande n’a pas bonne presse. Il y a eu le livre de Fabrice Nicolino, «Bidoche, L’industrie de la viande menace le monde», publié cet automne. Il y a eu les déclarations publiques de Paul Mc Cartney et du patron du GIEC (tous deux végétariens) début décembre au Parlement européen pour vanter les vertus d’une journée hebdomadaire sans viande. Il y a les affiches dans le métro parisien qui dénoncent la consommation de viande de cheval. Sans compter cette vidéo dévastatrice qui montre comment des bovins sont égorgés avant d’avoir été étourdis comme le veut la réglementation. Ou encore cet étonnant rapport du Worldwatch institute qui calcule que l’élevage produirait 51% des rejets totaux de gaz à effet de serre liés aux activités humaines…

Evidemment, tout ça ne fait pas l’affaire des éleveurs qui affichent leur ras-le-bol. Et vantent nos belles prairies qui effaceraient 75% du méthane roté par les ruminants français en captant le CO2. C’est peut-être vrai par rapport à une même surface recouverte de béton. Mais c’est un argument bidon sur le plan du réchauffement climatique. Car une prairie stocke aussi du carbone quand personne ne la broute… Et le patron d’Interbev oublie aussi combien l’élevage français dépend du soja d’importation produit dans des régions déforestées d’Amérique du Sud. Tous les animaux élevés en France ne sont pas candidats à la carte postale champêtre de la Blonde d’Aquitaine paissant paisiblement…

NB. La semaine dernière, Arthur Nazaret, un de mes étudiants du CFJ, avait consacré un excellent papier à cette bataille. Il expliquait notamment que le Centre d’informations sur la viande (CIV, une émanation d’Interbev, des métiers de la boucherie et des grandes surfaces) conduit une veille sur l’internet et ses blogs. Et montrait, rapport d’activité à l’appui, que le CIV s’est fixé comme objectif de «contrebalancer le discours sur l’élevage au niveau mondial (rapport de la FAO)».

Bactéries indociles, batterie facile

En voilà une drôle de découverte. Une équipe américaine travaillait sur une «pile à combustible microbienne» pour produire de l’hydrogène à partir de bactéries et de courant électrique. Surprise, les microbes ont échappé à tout contrôle et se sont mis à recracher du gaz de ville.

Et c’est plutôt une bonne nouvelle: sous l’effet du courant électrique, les bactéries n’ont pas été électrocutées. Mieux, elles ont bouffé du gaz carbonique et bu de l’eau pour rejeter du méthane, version biogaz. Avec une efficacité de 80%, s’il vous plaît. Voilà qui pourrait rendre un fier service pour stocker l’électricité, par exemple de centrales solaires (quoique, les déserts manquent d’eau il paraît) et des fermes éoliennes.

Source: Environmental research web

Vidons l’océan pour améliorer le bétail

© Denis Delbecq

© Denis Delbecq

Il ne vous aura pas échappé que le pet de vache (ou plus exactement le rot) est une source importante de gaz à effet de serre. Tout cela parce qu’une bactérie impliqué dans le phénomène de rumination flatule du méthane à tout va. Résultat, près d’un tiers des rejets de méthane seraient directement liés à l’élevage.

Alors que faire? Trafiquer génétiquement les animaux pour qu’ils hébergent des bactéries émettrices de gaz carbonique? Elever le bétail en chambre étanche pour récupérer le précieux gaz? Une équipe irlandaise pense avoir trouvé the solution: filer des omégas 3 à manger aux bestioles. Il paraît que ça améliore la qualité de la viande, tout en réduisant les flatulences de méthane. Pourquoi irlandaise? Sans doute parce que l’agriculture est là-bas la première source de gaz à effet de serre. Alors un peu d’huile de foie de morue, et le pays pourrait enfin atteindre ses engagements de Kyoto…

Il y a juste un bug. Car pour que ça marche, il faut refiler 2% de la diète du bétail sous forme d’huile de poisson… Calculette en main, à l’échelle de la planète, ça veut dire pas moins de 13 millions de tonnes d’huile de poissons à trouver chaque année. Je n’ai aucune idée de la teneur en huile d’un poisson, mais si c’était 10% (un chiffre sans doute optimiste), il faudrait donc trouver 130 millions de tonnes de poisson tous les ans.

Facile? Le dernier rapport de la FAO, le bras de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture est sorti au début du mois de mars. Il souligne que pêche et aquaculture ont permis de produire 110 millions de tonnes de poissons et autres produits de la mer en 2006. Bref, il faudrait au moins doubler les prise de pêche pour réduire les pets de vache. Ce ne serait pas plus simple de manger moins de viande?

Laissons vivre les pluies acides

Que les Jeux soient l’occasion d’un réchauffement des relations économiques et/ou politiques entre l’occident et la Chine est une évidence. Il n’y a qu’à voir la décision de notre lider maximo verde élyséen de reporter sine die une rencontre avec le Dalaï Lama, et de se rendre à Pékin pour juger sur pièces de l’état de la pollution atmosphérique dans la capitale chinoise.

Non, le réchauffement provoqué par les Jeux est aussi climatique. Je passe sur la débauche de gaz carbonique liée aux constructions d’infrastructures mirobolantes. C’est la lutte contre la pollution de Pékin, destinée à protéger les poumons des sportifs et des officiels du CIO qui pourrait réchauffer la planète. N’en témoigne indirectement ces travaux publiés dans le Journal of Geophysical Research – Biogeosciences. Les pluies acides réduisent les émission de méthane dans les rizières.

On sait depuis longtemps que les émissions de soufre ont tendance à masquer le réchauffement climatique, en réfléchissant de l’énergie solaire vers l’espace. Ce qu’on savait moins, c’est que les pluies acides dopent la croissance du riz pendant la phase de formation du grain, réduisant les nutriments disponibles pour les bactéries qui produisent du méthane dans les rizières. De plus, les bactéries qui se nourrissent du soufre des pluies acides se développent au détriment de leurs cousines méthanières.

J’en vois d’ici qui prendront prétexte de cette nouvelle pour réclamer la construction de centrales à charbon. Mais ils se trompent. Le charbon tue bien plus que le réchauffement climatique!