Solaire: petit à petit, il construit sa rentabilité

Posté le 26 mai 2012 dans la catégorie:Lecture. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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Il ne se passe pas de jours sans qu’on apprenne que l’industrie solaire photovoltaïque est dans la panade. Faillites, retours au droits douaniers (ou plus exactement anti-chinois)… Mais s’il est un événement qui est passé inaperçu, c’est bien qu’en Allemagne depuis le 1er avril, la maturité du marché a atteint un tel niveau qu’il est plus rentable de consommer son électricité solaire que de la revendre. Ce qu’on appelle dans le jargon la parité réseau. Au point que les électriciens allemands ne sont plus tenus de racheter que 90% de la production des particuliers qui solariseront désormais leur toiture.
Pour plus de détails et un regard autorisé sur les perspectives du solaire, une longue interview de Cédric Philibert, analyste à l’Agence internationale de l’énergie (AIE), que je signe dans le numéro daté juin 2012 de La Recherche, qui est désormais en vente. On y apprend que la France a profité du solaire allemand pour passer sans encombres, le 9 février dernier, la plus grosse pointe de consommation électrique de son histoire. Et que la première centrale thermo-solaire du Maroc produira bientôt du courant moins cher qu’une centrale thermique à pétrole.

Denis Delbecq

 

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82 Réponses pour “Solaire: petit à petit, il construit sa rentabilité”

  1. silver price dit :

    Finalement, c’est de l’effervescence théorique qui accompagne les expéditions Apollo que va émerger la théorie la plus satisfaisante. Elle revendique pour la Lune l’origine la plus grandiose et la plus violente soit : un choc des mondes, une collision entre une proto-Terre et une proto-planète en cours de formation dans son voisinage. Cette théorie, lorsqu’elle fut proposée aux États-Unis, par A.G.W. Cameron, W.R. Ward, D. R. Davis et W. K. Hartmann, en 1975, se heurta au scepticisme de nombreux astronomes. Les connaissances dont on disposait à l’époque sur la formation du Système solaire rendait un tel impact géant bien improbable. La situation fut renversée dix ans plus tard grâce à mise en service de supercalculateurs, et les simulations numériques, commencées en 1984, ont fini par décrire les grandes lignes d’un scénario de collision désormais crédible.

  2. jmdesp dit :

    J’interviens très tardivement, mais quand même c’est impossible de laisser passer l’affirmation comme quoi le solaire allemand a permis à la France de passer sa pointe de consommation de février 2012.

    Le rapport de RTE sur cette vague de froid le montre bien, comme d’habitude la pointe était à 19h http://www.rte-france.com/uploads/media/pdf_zip/alaune/Rex_Vague_froid-2012.pdf soit plusieurs heures après que le solaire allemand ait cessé de produire.

    En fait, et à nouveau c’est écrit dans le rapport, sur la première quinzaine, les productions à la fois solaire et éolienne Allemagne ont été très faible, c’est standard pour le solaire à cette saison, mais l’éolien était particulièrement décevant en produisant un peu moins que celui français malgré une capacité environ 5 fois supérieure.

    Il reste vrai que les Allemands ont beaucoup contribué à nous aider à passer ce pic, mais c’est avec leur très important parc fossile, très fortement carboné avec des nombreuses centrales charbon, pas avec les renouvelables.

    On remarquera que eux n’ont pas eu de problème avec l’électricité, mais en contre-partie quelques uns avec le gaz, le 9 février ils ont du éteindre une centrale gaz faute de capacité suffisante, et allumer à la place des centrales charbon de réserve, cf http://www.romandie.com/news/archives/_Electricite_l_Allemagne_a_recours_a_ses_capacites_de_reserve090220121402.asp
    Bien évidemment si ces centrales sont en réserve, plus exploitées en situation normale, c’est parce qu’elles sont les moins efficaces, et les plus polluantes non encore détruites.

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