Le climategate n’en était pas un

© Denis Delbecq
© Denis Delbecq

C’était la dernière enquête qui collait aux basques de Phil Jones, le patron du Climate research unit de l’université britannique d’East Anglia. Accusé par certains de manipulation de données et d’entrave à la circulation des résultats scientifiques, après le vol et la publication de la correspondance email du CRU, Phil Jones est désormais totalement blanchi. Après six mois passés dans le placard qu’il s’était lui-même construit pour ne pas gêner les enquêtes en cours, Jones en ressort par la grande porte. Il a immédiatement été réintégré au sein du CRU, dont il sera désormais directeur de la recherche. La commission a néanmoins demandé quelques améliorations dans le fonctionnement du centre de recherches, notamment dans sa manière d’archiver les données.

Cette troisième enquête, de loin la plus approfondie, visait à étudier de près le contenu du millier de mails jetés à la vindicte populaire, et à déterminer si Jones s’est rendu coupable de faux, de réseaux d’influence et autres joyeusetés (1). La commission Muir avait aussi lancé un appel à contributions, auquel les détracteurs de Jones, climato-sceptiques pour la plupart, avaient répondu en nombre. Les enquêteurs ont aussi passé les papiers de Jones au crible, comparé ses jeux de données avec ceux disponibles dans les grands organismes (Nasa, etc.) pour déterminer s’il s’est livré à une quelconque manipulation.

De tout cela, Jones est blanc comme neige. «Il n’y a pas de fondement pour l’affirmation que le CRU a fait des ajustements de nature à influencer de manière significative les moyennes globales et ainsi à fabriquer des preuves d’un réchauffement récent», écrivent les enquêteurs à propos des reconstructions de température à partir des stations météorologiques terrestres. Idem pour les reconstructions de température passées, qui ont servi d’appui au dernier rapport du Giec. Jones est aussi lavé des accusations d’avoir perverti ou détourné le système de relecture par les pairs, pour parvenir à ses fins. «Il n’y a pas de preuve directe et évidente que les chercheurs du CRU ont abusé de leur position au Giec pour empêcher la publications d’idées contradictoires [dans le rapport du Giec de 2007].» Seul un graphique publié dans un rapport de l’Organisation météorologique mondiale est mis en cause. Non pas parce qu’il est faux, mais que sa légende est incomplète, et de nature à induire le lecteur en erreur.

Il y a bien évidemment un mais dans tout cela. Il faut bien que les négateurs de réchauffement obtiennent une miette. Car c’est d’une miette qu’il s’agit. La commission Muir reconnaît que les chercheurs du CRU n’ont pas été très motivés pour communiquer leurs données brutes et leurs codes de calcul à leurs détracteurs. Qui le serait d’ailleurs, d’autant que de nombreuses données utilisées par le CRU sont généralement vendues par les organismes météorologiques? Le rapport Muir estime que la campagne bien orchestrée de demandes de communication de données à l’été 2009 s’explique en partie par le fait que le CRU avait traîné les pieds. C’est en partie pour cela que Jones ne retrouvera pas sa position de directeur du centre de recherches: une volonté de séparer les tâches administratives de celles du chercheur. De la sorte, quand un allumé du bocal voudra les données de l’équipe de Jones, ce dernier ne sera pas en première ligne: c’est un responsable administratif qui se coltinera la paperasse.

Reste une question désormais. Quid de la quatrième enquête? Car il y a eu effraction dans les ordinateurs du CRU, et violation de correspondance privée. Et cette enquête-là avance moins vite que les péripéties de notre ministre Worth et de sa bienfaitrice Béttencourt. De ce point de vue là, l’affaire était rondement menée: un casse au CRU, un millier de mails jetés sur la place publique, la réputation de Jones salie et l’homme blessé… L’université d’East Anglia ira-t-elle poursuivre en diffamation les principaux acteurs de cette chasse à l’homme? Salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose. Comme je l’ai écrit dès le 2 décembre dernier, «le climategate a fait long feu», un «pschiiiiit chiraquien». Certains confrères s’étaient élevés pour demander la démission de Jones, comme le chroniqueur George Monbiot du Guardian. Aujourd’hui, il fait amende honorable, même si c’est du bout des lèvres.

Tout cela confirme s’il en était besoin que la théorie du grand complot au sein du Giec avancée par notre mammouth du déni climatique n’était qu’un château de cartes. Ce n’est pas la climatologie qui est une imposture, c’est le climategate et tout ceux qui se sont appuyés sur ce braquage pour salir la réputation d’un honnête chercheur et de l’ensemble des climatologues!

(1) Michael Mann, le principal correspondant de Jones dans les fameux emails, a de son côté fait l’objet d’une commission d’enquête à l’Université de Pennsylvanie, qui l’a blanchi.

13 commentaires


  1. Je me suis posé une question sur la finalité de courtillot et des climatoceptiques.
    En effet lorsque l’on demande à courtillot s’il faut sortir de l’âge du pétrole il répond à peut près ceux-ci:
    oui, il faut sortir du pétrole, mais pas pour de mauvaise raison. Il faut sortir du pétrole car le pique de pétrole nous amène à la raréfaction de la ressource.
    Et là j’ai une question qui me vient à l’esprit. Pourquoi dépenser tant d’énergie à vouloir réfuter un réchauffement climatique dont la conclusion logique est de réduire fortement nos consommations de pétrole, alors que dans un même temps on reconnait le pique de pétrole dont la conclusion logique est là aussi de réduire la consommation de pétrole. Pourquoi avec une conclusion commune il refuse une première approche mais accepte la seconde.
    J’étais pendant longtemps incapable de comprendre le raisonnement de courtillot.
    Or tout s’est éclairé à la lecture de « Total(e) impunité » de Jean-Philippe Demont-Pierot. En page 146-147 on peut lire que Total investit fortement dans l’exploitation de sable bitumineux, où la société espère avoir de gros profit, mais ont un bilan en GES 3 fois plus important que le pétrole conventionnel. Or page 147 on apprend qu’en avril 2009 la California Air Ressources Bord (CARB) a adopté une réglementation intitulée « Low Carbon Fuel Standard »(LCFS). Elle prévoit la diminution de 10% des émissions de GES d’ici a 2020. ceci aura comme conséquence de refuser le pétrole issu des sables bitumineux.
    Et là le raisonnement de courtillot devient logique:
    il affirme dans un premier temps que le réchauffement climatique n’est pas un problème, puis il insiste sur la raréfaction du pétrole. La finalité du raisonnement étant non seulement de ne pas refuser les sables bitumineux en raison du réchauffement climatique (puisque pour lui se n’est pas un problème) mais si on suit le raisonnement, il faudrait même y recourir absolument, car le vrai problème (selon coutillot) est la raréfaction du pétrole, et donc toutes lois qui interdirait le recourt à de nouvelles ne feraient qu’amplifier le « vrai » problème.
    Courtillot a donc le même objectif que Total à long terme la sortie du pétrole est inévitable, mais à court terme, il ne faut surtout pas se priver de revenu au potentiel très important, même si elles entrainent un dérèglement climatique. Mais courtillot affirme qu’il n’a rien a voir avec les pétroliers.

    1. Il y a peu un de mes post allait légèrement dans le sens de votre intervention.
      http://effetsdeterre.fr/2010/06/22/le-negateur-du-climat-a-un-maigre-cv-en-climatologie/comment-page-1/#comment-15544

      Dans les années 70 le débat écologique portait davantage sur la bombe population que sur la pollution, l’écologie était envisagée sous l’angle des limites qui s’imposent à l’homme or ce débat a tellement gêné (car Matlhus fait peur) qu’il a été réduit à néant par les chantres de la croissance (socialistes et libéraux confondus). Une grande réussite pour la course folle vers le mur. Depuis lors, pour survivre, l’écologie est devenue politiquement correcte, elle est devenue bien moins radicale et ne s’intéresse pas tant à ce qui est possible en amont (les limites à la croissance) qu’à ce qui est acceptable en aval (les limites à la pollution). Le débat sur les limites à la croissance a été escamoté par le débat sur le RCA alors qu’il faudrait mener ces deux débats de front. Je pense que le débat sur le RCA est un débat qui porte sur la survie de l’espèce humaine et le débat sur le pic pétrolier est un débat qui porte sur la survie de la civilisation. Les impacts potentiels sont tels qu’on ne peut exclure ni l’un ni l’autre.

      Je ne connais pas bien Courtillot car il ne m’inspire pas mais de ce que j’ai pu en voir j’ai l’impression qu’il critique l’écologie de la peur comme beaucoup de climato-sceptiques. C’est le truc à la mode chez eux, on critique le peur véhiculée par l’écologie moderne tout surfant sur la peur d’une écologie qui deviendrait totalitaire. C’est assez culoté car ce sont ceux-là mêmes qui nous mettent en garde contre le radicalisme écologique qui nous destinent précisément à une écologie radicale demain, pour nous avoir empêchés d’appliquer des mesures écologiques hier. Dans la même logique, ceux qui caricaturent les écolos de hurluberlus voulant nous faire vivre dans les cavernes, sont précisément ceux qui vont nous renvoyer dans les cavernes. Quel paradoxe incroyable tout de même !

      Une chose à noter, l’être humain fait tout pour retomber sur ses pieds et ne pas perdre la face, quitte à retourner sa veste. Beaucoup de sceptique du RCA sont d’anciens sceptiques du RC d’il y a 15 ans, voire des sceptiques des limites à la croissance d’il y a 30 ans. Il serait donc intéressant de savoir quel était la position de Courtillot au cours du temps juste pour savoir. En tous cas, il y a parmi les sceptiques, bien des gens qui ne sont rien d’autres que des sceptiques par principe, des gens qui aiment se différencier rien que pour exister même si la contrepartie est d’accumuler les contradictions.

      1. Cela me rappelle mon beau-frère « anarchiste » :
        CONTRE TOUT CE QUI EST POUR, ET POUR TOUT CE QUI EST CONTRE !

        😮

    2. J’ajouterais à notre réflexion qu’il n’y a pas d’un côté les gentils consommateurs et de l’autre les méchants producteurs.

      Si il est vrai qu’à l’aide d’un lobbying acharné les compagnies pétrolières ont été les ennemis d’un progrès raisonné car elles voulaient toujours créer plus dépendance pour tirer la croissance vers le haut (et tirer leur épingle du jeu), il serait stupide de croire que le problème est resté de leur côté, elle est devenu entièrement nôtre de par le fait que nous avons accepté qu’une dépendance aussi folle ne s’installe.

      De mon point de vue le problème est maintenant du côté du consommateur qui part du principe que ce que nous connaissons est acquis (comme la voiture solo) et du côté des optimistes qui croient que les alternatives vont s’installer toutes seules dans une transition en douceur (les cornucopiens, la foi en la science, la foi dans le libre marché, et surtout la confusion entre technologie et énergie).

      Ne perdons pas du vue que nous sommes au sommet de notre dépendance non pas parce que l’humanité a décidé de prendre son destin en main mais parce que nous sommes au sommet de nos capacités de production, c’est bien plus embêtant parce que cela veut dire que l’on n’a pas encore été capable de prendre sur soi. Le fait que des lobbyistes (conservateurs) tels que Fatih Birol retournent maintenant leur veste (« Il faut quitter le pétrole avant qu’il ne nous quitte ») devraient nous alerter au plus haut point. En fait, ils essayent de se dédouaner alors qu’ils nous ont amené au pied du mur.

      En croissance de l’offre, le pétrole est de plus en plus abondant et de moins en moins cher (et de plus en plus propre), et en décroissance de l’offre, le pétrole est de plus en plus rare et de plus en plus cher (et de plus en plus sale). La seule solution est de donc confronter les producteurs et les consommateurs à leur responsabilité mutuelle et faire accepter aux consommateurs de payer plus cher pour moins de pétrole tout en exigeant un effort supplémentaire pour l’investissement dans les alternatives de la part de tout le monde. En fait il faut carrément que tout le monde soit prêt à payer deux fois plus pour deux fois moins …

      En quelque sorte, les compagnies pétrolières ont gagné car elles ont réussi à se rendre indispensable. Si nous éliminons les compagnies pétrolières demain matin, l’humanité sombrera dans un chaos indescriptible en très peu de temps.

    3. Courtillot ne nie pas le réchauffement, l’augmentation des teneurs en GES et la liaison entre réchauffement et GES. Il dit que l’on exagère dans ce réchauffement le rôle des GES tels que le CO2, le méthane, les oxydes d’azote, etc..;. et que l’on sous-estime le rôle joué par l’activité solaire qui est pour lui au moins égale (comprennez bien supérieure) à celle du CO2. L’ennui est qu’avec Le Mouel il commet une faute de collégien en « oubliant »( volontairement ? on ne le sait toujours pas mais en tout cas il s’y accroche et refuse de reconnaître cette énorme erreur), que la Terre est ronde et que par conséquent la variation de l’irradiance solaire doit être divisée par 4 avant d’être comparée au forçage radiatif du CO2. De plus il prétend que l’effet des variations de l’irradiance solaire sur le réchauffement est amplifié par les variations de la teneur en vapeur d’eau de l’atmosphère ( qui est aussi un GES), et de la couverture nuageuse (qui peut selon le type de nuage absorber ou réfléchir plus ou moins le rayonnement solaire), toutes deux induites par les variations du champ magnétique, via la nucléation de goutelettes d’eau par les rayons cosmiques qui pénètrent en plus en moins grand nombre l’atmosphère terrestre. Ce n’est donc pas un climato-sceptique, contrairement à ceux qui affirment que les mesures de températures actuelles sont fausses, mais que celles du passé sont exactes quand çà les arrange, que celles des GES sont trafiquées, qui confondent volontairement les PRG des GES avec leurs teneurs atmosphériques, que les climatologues sont des escrocs, mais qui n’hésitent pas à entrer dans les ordinateurs du CRU etc… la panoplie est large! c’est un réchauffiste qui a une théorie, fort nuageuse, autre que l’action des GES pour expliquer le réchauffement.
      Cette théorie, d’ailleurs ancienne, a déjà fait l’objet de réfutations par l’observation, mais il faut aller au bout de la route, nous verrons bien!
      Je ne le vois donc pas en sous-marin des compagnies pétrolières, mais en scientifique convaincu de la justesse de sa théorie, qui a pris un très mauvais départ, avec sa terre plate, pour convaincre la communauté scientifique.
      Cela dit la raréfaction de la ressource pétrolière est un problème pour l’économie, et il a raison de le rappeler. Mais dans la mesure où c’est le charbon qui remplace de plus en plus le pétrole, comme on le voit très bien maintenant sur l’évolution des courbes de consommation, cette raréfaction nous fait aussi tomber de Charybde en Scylla, du point de vue climatique. Et çà, ou bien Courtillot n’en a pas conscience, car je crois qu’ il ne connaît pas grand chose à la question, ou il refuse de le voir.

      Il faut se souvenir que Courtillot, et surtout Le Mouel, sont des spécialistes du champ magnétique terrestre. Le premier grand défaut des spécialistes d’une discipline, c’est de croître que tous les problèmes peuvent être résolus avec une seule discipline, la leur! Le deuxième grand défaut, c’est de saisir toutes les occasions, et celle-là est très bonne, de faire de la publicité à leur discipline pour en démontrer le caractère indispensable . Or c’est impossible d’analyser correctement le phénomène climatique si toutes les disciplines ne travaillent pas en équipe. S’il y a un reproche à faire au GIEC, c’est peut-être, selon moi, d’être insuffisamment ouvert à tout l’éventail des disciplines.Je serais curieux de connaître les spécialités de ses membres.

    4. Désinformez, déformez il en restera toujours quelque chose (Staline).

      « En effet lorsque l’on demande à courtillot s’il faut sortir de l’âge du pétrole il répond à peut près ceux-ci:
      oui, il faut sortir du pétrole, mais pas pour de mauvaise raison ».
      Tout est dit et bien dit.

      Pourquoi n’arrivez-vous pas à comprendre que ce n’est pas bien de mentir et de prendre les gens officiellement pour des imbéciles par l’intermédiaire de scientifiques (ou de pseudo-scientifiques), même si ce mensonge devait conduire à un comportement vertueux. Il serait plus raisonnable d’arriver au même but par l’explication et la persuasion (ça peut prendre du temps) que par la peur créée et entretenue du RCA.

      1. Le RCA n’est pas une « peur créée et entretenue » mais bel et bien une réalité !
        Faire l’autruche – ou du « Déni de réalité » n’aidera pas à résoudre le problème !!!

        Ceux qui mentent effrontément et prennent les gens pour des imbéciles ne sont certainement pas les écologistes ni les scientifiques qui partagent les conclusions du GIEC, mais plutôt les négationnistes de tous poils qui un coup affirment que le réchauffement climatique n’existe pas…. ou que s’il existe, c’est la faute à un soleil plus intense que jamais (!)… ou alors à un basculement axial de la rotation terrestre… ou alors aux rayons cosmiques intensifiés par l’arrivée de la planète Nibiru !!!

        Franchement, s’obstiner ainsi à nier l’évidence que nos dizaines de milliards de tonnes annuelles de CO2 et autres GES déversés si ALLÈGRE-MENT dans l’atmosphère ne pourrait pas avoir une conséquence sur le si fragile équilibre de notre biosphère, cela relève quand-même pas mal du même aveuglement insensé que nos inoubliables « théoriciens de la terre plate » du siècle dernier…. ou même CE GRAND MARCELLIN BERTHELOT :
        BARDÉ DE DIPLÔMES SCIENTIFIQUE LUI AUSSI ET COMME ALLÈGRE MINISTRE DE L’ÉDUCATION…..
        MAIS QUI A TOUJOURS NIÉ OBSTINÉMENT LA RÉALITÉ DES ATOMES !!!!

      2. A propos… si ça peut intéresser quelqu’un :
        – « LE CLIMAT DANS TOUS SES ÉTATS »
         » http://crefrance.ning.com/group/leclimatdanstoussestats  »

        ————-

        Au fait, vous connaissiez cette blague :
        Dans un cyber-café à l’enseigne évocatrice « Y-a pas que le Q.I. dans la vie », un gars arrive joyeusement :
        – Moi, j’ai un QI de 180 !
        Un autre lui répond :
        – Moi, j’ai un QI de 179.
        Alors, ils se mettent dans un coin pour discuter des problèmes écologiques menaçants l’Humanité et des stratégies pour y remédier…

        Un autre gars arrive :
        – Moi, j’ai un QI de 140 !
        Un autre lui répond :
        – Moi, j’ai un QI de 139.
        Et ils se mettent dans un coin pour discuter des problèmes socio-économiques, et des réformes politiques à apporter…

        Arrive un excité qui hurle :
        – Moi, j’ai un QI de 5 !
        Dix autres lui répondent :
        – Moi j’ai un QI de 4 !
        – Moi j’ai un QI de 2 !
        – Moi j’ai un QI de 3 !
        – Moi j’ai un QI de 1 !
        ….
        Et ils se mettent tous dans un coin et la discussion commence :
        – Alors, toi aussi t’es un climato-sceptique ?

        😮

      3. «  » » »Le RCA n’est pas une « peur créée et entretenue » mais bel et bien une réalité ! » » » »

        Oui et non, nous sommes dans un inter glaciaire donc ça fait environ 12000 ans que ça se réchauffe, et l’homme n’y est pour rien. Par contre on constate une accélération du réchauffement et là, notamment sur les derniers 50 ans on peut dire que l’homme a sa part de responsabilité et que cette part ira très probablement (si on ne fait rien) en grandissant.

      4. Bonjour,

        Vous semblez confondre cause et effet. Depuis environ 800000 ans, le taux de CO2 est resté stable, et n’a jamais dépassé le 300 ppm. C’est bel et bien l’impact de l’homme, et de l’homme seul qui fait que ce taux augmente, et qu’il en résulte un réchauffement.
        (version très abrégée, la déforestation et autres causes jouent un rôle aussi, et les effets ne sont pas limités à un réchauffement).
        Sinon, en 2010 on bat tous les mois le record du mois le plus chaud, et maintenant aussi du trimestre, semestre, année le plus chaud jamais enregistré (cad depuis 1880).

      5. C’est un peu plus compliqué que ça, mais en gros c’est correct.


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