
Lévitation de poussière © Denis Delbecq - 1989
Le Climategate. C’est ainsi désormais qu’il faudra appeler cette formidable opération, digne d’un roman de John le Carré, dernier avatar de la guerre totale livrée par je ne sais quel lobby contre l’ONU et le consensus scientifique qui porte sur la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique constaté par les climatologues. Je passe brièvement sur les détails: un piratage d’un site internet de l’Université britannique d’East Anglia, l’un des grands pôles d’études du climat, suivie quelques jours plus tard de la diffusion des données volées sur quelques sites dûment choisis (1). Opération qui tend à démontrer que Phil Jones, l’un des grands climatologues de ce siècle, et d’autres, ne seraient que des imposteurs; prêts à tout pour appuyer leur thèse d’un réchauffement climatique qui serait donc le fruit de leur imagination.
La presse en a bien évidemment fait ses choux gras. Moins, sans doute, que les sites où se retrouvent les «négateurs» du climat (2) quand ils ne viennent pas porter leur bonne parole sur Effets de Terre (et ailleurs). Et chacun y est allé de ses extraits croustillants, tout en dédramatisant l’affaire. Comme les voies du climat sont impénétrables, j’ai fissa récupéré l’intégralité des informations volées, du moins telles qu’elles sont disponibles sur Internet (une compil en deux répertoires, disponible sur tout réseau de hacker qui se respecte). Et lu l’intégralité de certains messages dont les extraits diffusés sont tronqués, souvent des réponses à d’autres messages dont il n’est pas question dans le zip diffusé sur internet.
Je vais prendre un exemple, un seul. Jones, l’homme à abattre de la semaine, se serait félicité (en 1999) dans un mail à l’un de ses collègues, d’avoir trouvé une astuce (trick) pour «cacher» quelque chose. Permettez-moi un court témoignage. Dans ma vie antérieure de chercheur, j’étais devant mes manips à un million de francs, comme un gosse devant son Meccano. Et face à n’importe quel problème, moi ou l’un ou l’autre de mes collègues, rivalisions d’imagination pour franchir l’obstacle. A l’époque, le mail n’existait que pour quelques universitaires fortunés. On parlait, de vive voix ou au téléphone. Et les mots, « astuce », « truc » et même « bidouille » étaient une constante dans notre vocabulaire. Trichions-nous? Je défie quiconque de mettre en cause le contenu de ma thèse, et de celle de mes copains thésards de l’époque. Non, nous jouions comme des gosses à celui qui a le premier une réponse à l’obstacle, et nous parlions comme des gosses. Tout cela n’était que du blabla, destiné à nous mettre en valeur; c’était à qui passerai sa thèse le premier. La «bidouille», c’était par exemple un changement de pas de vis (je n’ai jamais été très doué avec un tour, une fraiseuse, ou un jeu de tarauds), le remplacement du plastique par l’acier, un autre réglage du laser ou de la pompe à vide. J’avais à l’époque pris de l’avance sur mes copains, après avoir palabré un temps infini pour convaincre mon pharmacien de me vendre des seringues (vous imaginez ce qu’il pouvait penser, c’était il y a plus de vingt ans) pour injecter mes poussières sans créer de courant d’air trop violent dans ma manip de lévitation par laser.
Tout cela pour dire qu’à première vue, ce «climategate» n’en est pas un. L’utilisation (sans doute rémunérée) de hackers pour espionner les conversations électroniques de chercheurs, à une quinzaine de jours d’un rendez-vous géopolitique important, ne prouve qu’une chose: il en a fallu des moyens pour attaquer un serveur universitaire, et surtout pour consulter des centaines de fichiers en aussi peu de temps, en extraire les exemples les plus croustillants, et effacer une partie de leur adresse email (ce qui ne se fait qu’à la main); enfin croustillant… ce que j’ai lu —pour les quelques dizaines choisies aléatoirement— est aussi mou qu’une pâte à sel oubliée trois semaines dans un placard. Mais il est vrai que quand on voit qu’un salarié (actuel ou ex?) d’Areva est choisi par notre lider maximo verde pour discuter climat avec l’Afrique, il y a de quoi agacer plus d’un hydrocarburier et le pousser à bout…
Bref, face à l’avalanche de résultats scientifiques sur la réalité du réchauffement climatique, confirmée chaque semaine ou presque, le négateur n’aurait donc que le recours à des pratiques de barbouzes pour faire entendre sa voix. Il a pourtant beaucoup d’argent, et les industries des hydrocarbures ont beaucoup plus de moyens que les businessmen de l’éolien, du solaire, et même du nucléaire. Les écologistes ont souvent été traités de totalitaires dans des commentaires publiés ici. Mais où sont les totalitaires dans cette triste affaire?
(1) Formidable le dépôt dans la foulée du nom de domaine eastangliaemails.com. Je pencherais pour un opportuniste en quête de pépètes s’il n’y avait un drôle de détail: pas de pub sur le site, hormis pour un site de prose négatrice, qui explique histoire de mouiller le nouveau président américain que le tueur de Fort Hood avait travaillé pour l’administration Obama. Je ferais bien de déposer effetsdeterreemails.com, on ne sait jamais.
(2) En mon âme et conscience, trouvant le mot « sceptique » trop tendre et irrespectueux de la nécessité d’un doute permanent en sciences, j’utilisais le mot de «négationniste», qui m’a si souvent été reproché en raison de sa référence à un dramatique épisode de notre histoire. Après avoir lu l’interview de Thomas Stocker dans le Monde du jour, qui re-propose le terme de «négateur», le conseil éditorial d’Effets de Terre, dont je suis l’unique membre il faut le reconnaître, a décidé d’utiliser ce terme de négateur.
Mots-clefs: climat, giec, onu, piratage, sceptique






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« ça » pas « sa »… sorry
Le GIEC laisse entendre que les niveaux de concentration de CO2 ont toujours été très bas sur la planète. Pourtant, les chercheurs stipulent que le niveau du CO2 atmosphérique était de 7000 ppm il y a 600 millions d’années (20 fois plus qu’aujourd’hui). Le cadre de cet article ne nous permet pas de décliner les énormes variations de CO2 alors que la température restait stable. Nous convions les lecteurs à consulter les travaux du botaniste Anglais, David Beerling, qui explique que: « Si l’on en juge par les flores modernes planétaires, les feuilles suscitent un sentiment d’inévitabilité évolutive. Il est difficile d’imaginer que les plantes pourraient accomplir leur labeur quotidien de photosynthèse si elles étaient dépourvues de feuilles. Cependant, et c’est surprenant, lorsque les plantes se lancèrent dans leur grande saga de colonisation de la Terre il y a environ 465 millions d’années, elles le firent sans feuilles… Les feuilles sont des structures remarquables qui permettent aux plantes de gérer, au quotidien, leur labeur de photosynthèse et de garantir ainsi la continuité des générations. Cela prit, cependant, 40 millions d’années avant que cette innovation, en apparence simple, n’apparaisse et ne se répande au travers de tout le royaume végétal… Pour résumer, l’évidence suggère que des niveaux très élevés de dioxyde de carbone prévalurent, lorsque les plantes primitives apparurent, qui s’effondrèrent, par la suite, lorsque la version botanique de l’explosion Cambrienne eut lieu. Lors de cette explosion végétale, les vestiges fossiles révèlent que les feuilles apparurent graduellement, minuscules au début et devenant progressivement de plus en plus amples, tout en augmentant le nombre de pores stomataux forcés par le stress généré par la disette en dioxyde de carbone. » [22] Ainsi, le monde végétal ne **** constitué, pendant 40 millions d’années, que de troncs et de tiges en raison du taux extrêmement élevé de CO2 dans l’atmosphère. Il est difficile, certainement, pour l’imagination humaine de concevoir un monde végétal sans feuilles. Le GIECaurait-il une explication censée quant à la stabilité des températures, à cette époque reculée, malgré les énormes fluctuations de CO2?
Le GIEC n’a jamais sous-entendu, encor emoins dit ce genre de trucs que vous leur attribuez. Je vous conseille de relire leur rapport avant de dire des âneries…
Dans ce cas comment expliquer cette période c’est illogique avec une stabilité des tempéartures et un flore aussi importante … C’est illogique
Rappelons que le CO2, ou dioxyde de carbone, est en toute petite quantité dans l’atmosphère: 0,038%. Le CO2, c’est la base de la vie: processus de photosynthèse, respiration, etc. L’atmosphère en contiendrait autour de 800 gigatonnes, 800 milliards de tonnes.
Le CO2 se retrouve également dans:
- les plantes terrestres: 600 milliards de tonnes de carbone dans les tissus biologiques
- la vie océanique: 2 milliards de tonnes de carbone dans les tissus biologiques
- la surface océanique : 800 milliards de tonnes de carbone, principalement sous forme d’ions de bicarbonate
- les profondeurs océaniques: 35 000 milliards de tonnes de carbone, principalement sous forme d’ions de bicarbonate
- le sol: 2000 milliards de tonnes de carbone, en déchets organiques d’origine biologique.
Les émissions naturelles de CO2 (incendies de forêts, respiration animale et végétale et respiration des organismes du sol) seraient de l’ordre de 772 milliards de tonnes tandis que les émissions anthropiques de CO2 (générées par l’humanité) seraient de l’ordre 29 milliards de tonnes, à savoir environ 3% du total.
L’hypothèse du GIEC, érigée en dogme absolu, (malgré l’opposition sans cesse croissante de dizaines de milliers de scientifiques de par le monde) est que l’accroissement de la température depuis 1860 est provoqué par l’accroissement de la concentration de l’atmosphère en CO2.
Je ne suis pas le maître de ces lieux mais je me permets quand même de vous dire que vous êtes un peu relou avec vos copier/coller à tout va (vous vous mettez même à parler à la première personne du pluriel mdr). Je ne sais pas si vous êtes un vrai quelqu’un anonyme qui essaie de comprendre mais dans ce cas vous trouverez toutes les réponses aux questions que vous coller ici en cherchant un peu sur le net et si vous postez ici faites un effort de personnalisation de vos messages (et de vos idées en passant ça peut pas faire de mal). Sinon si vous êtes juste payé par je ne sais qui pour copier/coller et faire le candide c’est relou. Voilà c’est dit. Bonne journée.
Sur le site Manicore de Jancovici, un schéma issu du 4ème rapport du GIEC montre le cycle du carbone :http://www.manicore.com/documentation/serre/puits.html
Les flux sont en gigatonne de Carbonne, pas en CO2, mais cela ne change rien au raisonnement. Les valeurs peuvent être discutées, mais ce qui compte ce sont les ordres de grandeurs.
Les émissions vers l’atmosphère dues aux activités humaines (combustibles fossiles + changement d’usage des sols) représentent 3,67% du total émis chaque année.
Les chiffres liés aux activités humaines datent de la décennie 90. Ils ont donc évolué, le pourcentage actuel doit être légèrement supérieur (environ 4,5%).
Du « stock » de combustibles fossiles (3700 – 244 = 3456 Gigatonnes) une partie seulement sera récupérable et exploitable (Les réserves sont relativement bien connue pour le gaz, le pétrole et le charbon). Elle va continuer d’être brûlée pendant 100 (200 ans ?), moins pour le pétrole, et plus ou moins vite selon les choix politiques qui seront pris.
Cela va amener jusqu’où le taux de CO2 atmosphérique et le réchauffement ?
Est-ce sur que cela va réellement amener un dépassement de la recommandation du + 2° maxi ?
Certains doutent.