En Inde, les vautours ne sont pas près d’être sauvés

Posté le 6 sept 2011 dans la catégorie:A la Une. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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Les habitudes ont la vie dure. Alors que l’Inde a banni en 2006 la fabrication et la vente de diclofenac, un médicament qui était largement utilisé pour le bétail, une enquête révèle que plus d’un tiers des pharmacies du pays continuent à en vendre aux éleveurs.

 

Il a fallu du temps pour le découvrir: le diclofenac est un véritable poison pour les vautours, qui se contaminent en dévorant les carcasses. Suivant les espèces, de 95% à 99,9% de ces oiseaux ont disparu de certaines régions d’Inde en une quinzaine d’années. Avec un impact indirect sur les humains. Faute de vautours pour les concurrencer les chiens errants prolifèrent. Une étude de 2008 estimait que plusieurs dizaines de milliers d’indiens sont mortes de la rage en raison de la disparition des vautours. Et au passage, certaines communautés, comme les Parsis, ont perdu leurs rites funéraires, puisqu’elles confient leurs morts aux bons soins du volatile.

Malgré les mauvaises habitudes montrées par l’enquête réalisée sous l’égide du Royal Society for the Protection of Birds, la plus grande ONG de défense des oiseaux, il reste quelques raisons d’espérer. Car 70% des pharmacies vendent désormais du meloxicam, un médicament similaire au diclofenac mais sans les effets secondaires. Une étude avait montré que le nombre de carcasses contaminées au diclofenac a baissé de 40% entre 2006 et 2008.

Denis Delbecq

 

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