Le charbon, champion des coûts cachés aux Etats-Unis

© Denis Delbecq
© Denis Delbecq

Voilà qui devrait éclairer sous un jour nouveau le débat qui occupe le Sénat américain, à propos de la loi climat proposée par l’administration Obama: un rapport de l’Académie américaine des sciences estime que les centrales à charbon américaines recèleraient plus de 62 milliards de coûts cachés pour l’environnement, compte non tenu de l’impact de ces usines sur le climat. Un «résumé» en… 358 pages en donne les principaux éléments (1).

Le rapport rappelle que 48,5% de l’électricité américaine provient toujours du charbon, contre 21,3% pour le gaz et 19,6% pour le nucléaire. Les énergies renouvelables représentent 6% pour l’hydroélectricité, et 3% pour les autres sources.

Le charbon représenterait donc à lui seul 62 milliards de dollars de coûts cachés, en raison de la pollution qu’il suscite, et de ses conséquences. Avec des écarts considérables d’une centrale à l’autre, suivant son degré d’équipement antipollution. Rapporté au kilowatt-heure, ce coût environnemental oscille dans une fourchette de 0,005 dollars/kWh à 0,12 dollars/kWh, avec une moyenne à 0,032 $/kWh. Selon les auteurs du rapport, le recours croissant au charbon devrait s’accompagner d’une baisse de ces coûts cachés, à 0,017 $/kWh en 2030, en raison du durcissement des normes sur les rejets d’oxydes d’azote, d’oxyde de soufre et de particules.

Le gaz, qui fournit deux fois moins d’électricité que le charbon aux Etats-Unis, affiche un coût environnemental global 80 fois plus faible. Ramené au kilowatt-heure, il s’élèverait à 0,0016 $/kWh (de 0,01 à 0,0005 $/kWh suivant les installations).

Pour le nucléaire, troisième source de production d’électricité aux Etats-Unis? On ne le saura pas. Les experts font l’impasse, soulignant que ces coûts cachés sont probablement beaucoup plus faibles. Il expliquent qu’un tel calcul aurait demandé des modèles de risques pour chacun des 104 réacteurs nucléaires américains, ainsi qu’une analyse du cycle du combustible usé, «ce qui aurait réclamé beaucoup plus de ressources et de temps que disponible pour le présent rapport». Sur ce point, donc, le nucléaire américain conservera sa part de mystères. Ce sera aussi le cas pour les énergies renouvelables, dont l’impact est jugé très faible, mais demandera à être «réévalué» au fur et à mesure que leur taux de pénétration s’accroit dans le mix énergétique américain.

Sur la production de chaleur, le résumé est succinct: les auteurs relèvent qu’elle reposent essentiellement sur l’usage du gaz, et donc avec des coûts cachés bien inférieurs à ceux de l’électricité qui repose pour près de moitié sur le charbon.

Plus intéressant est le détail donné pour le secteur des transports: les véhicules «légers» pèseraient 36 milliards de dollars de coûts cachés, contre 20 milliards de dollars pour les camions. Chaque kilomètre parcouru en voiture et petits utilitaires masquerait entre 0,75 cents et 1,1 cents de dommages environnementaux, toujours en terme d’impact des rejets de SO2, d’oxydes d’azote et de particules.

A noter un point important: l’éthanol de maïs américain, mélangé à 15% dans le carburant E85, ferait peser autant «ou légèrement plus» de dommages que l’essence utilisée seule, en raison de l’énergie nécessaire à la production agricole et à la fabrication de l’alcool. Un constat valable autant pour 2005 que pour 2030, selon le rapport. De ce point de vue, la voiture électrique ne devrait pas changer grand chose, même dans une vingtaine d’années. Les auteurs soulignent que l’essentiel de l’électricité qu’elle utilise et utilisera provient de sources fossiles. Ils ajoutent que la production des moteurs et des batteries alourdira la facture environnementale des voitures électriques aux Etats-Unis (2). Bref, la véritable voiture propre n’est pas près de voir le jour. Comme on le dit souvent, une voiture propre c’est un véhicule qui ne roule pas…

(1) Etrangement pour un document émanant d’un «service public», de rapport consacré aux coûts cachés de l’énergie est certes lisible sur internet, mais au prix d’une lenteur insoutenable. Il faut payer pour disposer d’un fichier électronique complet au format PDF.

(2) Un constat qui n’est évidemment pas valable dans un pays comme la France, où l’immense majorité de l’électricité provient de sources, le nucléaire d’abord et l’hydroélectricité, qui ne rejettent ni SO2, ni oxydes d’azote, ni particules.

57 commentaires

  1. Sur la voiture électrique, comme tu le soulignes (bravo!), c’est dommage qu’ils n’aient pas fait la différence entre ce qui est vraiment du à la voiture, et ce qui est du au mode de production d’électricité. Du coup ils se retrouvent à comparer la voiture au « charbon électrique » versus la voiture à essence. Avantage à la voiture à essence, mais uniquement à cause du bilan extralourd du charbon.

    Si l’électricité était produite avec des centrales à essence (à source égale donc), le bilan serait légèrement favorable à la voiture électrique. Si la production était avec une source faisant peu d’impact, renouvelable ou géothermie ou nucléaire, le bilan serait très favorable à la voiture électrique.

    Par ailleurs, ils négligent que la voiture électrique faciliterait la gestion des pics de demande, c’est-à-dire qu’il ne serait plus obligatoire d’avoir des centrales fossiles en backup des renouvelables. Autrement dit, ça transformerait les renouvelables en alternative crédible (quoique coûteuse) des fossiles et du nucléaire. C’est quand même dommage de passer à côté.

    1. Par définition, une voiture n’a rien de propre. Il faut détruire des écosystèmes entiers et goudronner les terres arables pour faire de la place aux routes, il faut des usines polluantes pour fabriquer et monter (et peut être un jour recycler) les composants de ces véhicules, et il faut dépenser un paquet d’énergie pour permettre le déplacement rapide et instantanée de ces véhicules. Sachant que chaque véhicule pèse 1 tonne ou plus ou déplacer moins de 100kg d’humain, cela frise le ridicule.
      Et dans tout cela, on n’a pas parlé des carburants polluants ou inexistants.

      1. Par définition, l’ordinateur sur lequel tu écris ce message n’a rien de propre. C’est bien vrai, mais pas très utile en pratique. Est-ce que le bénéfice est supérieur aux coût? Est-ce qu’il y a des solutions avec un meilleur rapport coût/bénéfice? Si c’est oui/non pour ton ordinateur, tu as raison de l’utiliser. Pareil pour la voiture, l’éolien, le nucléaire, le solaire, le charbon… d’où l’utilité de ce genre d’étude.

  2. Espérons que cet exemple incitera l’Académie des Sciences allemande à en faire autant pour l’Allemagne. Mais il est vrai qu’en Allemagne en 2030, juré craché, on n’utilisera plus que des énergies « vertes », il n’y a donc pas besoin de faire l’étude.

  3. Dans ce débat, j’ai toujours cru à l’hydrogène ! pas à l’électricité pour les caisses de demain.

    Avec ça, il est possible de faire du presque propre ! Encore faut-il la volonté pour contrer les lobbies des ressources naturelles !!!

    1. L’hydrogène se fabrique avec des carburants fossiles. Etant donné la transformation intermédiaire, le processus de bout en bout (du puits de pétrole au tuyau d’échappement) est donc nécessairement plus polluant et moins efficace que la combustion du pétrole directe. Ajoutons à cela la quasi impossibilité de stocker ou transporter le carburant, l’absence totale d’infrastructure adéquate ou de motorisations adaptées, et il est clair qu’il s’agit d’une énoooorme charade.
      J’irai plus loin que Denis, la seule voiture propre est celle qu’on n’a pas construite. (En deuxième lieu, c’est celle que vous possédez déjà)

    2. Le dihydrogène n’a jamais été une source d’énergie, mais un vecteur.
      Soit on le fabrique par crackage d’hydrocarbures, soit par électrolyse. Au final, le rendement énergétique est lamentable (du puits à la roue) et le bilan écologique pas très jojo.

      Une énergie secondaire [ou tertiaire pour l’H2] est – au mieux – aussi propre que l’énergie primaire qui a servi à la fabriquer.


  4. Concernant la voiture électrique, l’Ademe a rendu un rapport qui allait dans le même sens : le bilan est pas mieux qu’avec l’essence.

    Mais l’ademe se serait vu demander par le gouvernement de revoir sa copie, tout du moins, d’arrondir les angles afin de ne pas couper l’herbe sous le pied de nos constructeurs qui se lancent à fond là dedans.

  5. qui se lancent à fond là dedans
    Tu as tout dit.

    1. Je n’y crois pas une seconde. Et toute personne qui a une toute petite idée de la quantité d’électricité que ça demande, n’y croit pas non plus une traitre seconde.

      Les 30 millions de bagnoles en France consomment annuellement, en pétrole, l’équivalent énergétique de 60% de la production du parc électro-nucléaire français durant la même période. Quand on se souvient qu’on a plusieurs fois frôlé le blackout électrique sur le réseau interconnecté européen, on imagine mal comment on va trouver l’énergie nécessaire pour faire rouler de plus en plus de bagnoles électriques.

      Et les constructeurs le savent très bien…

      1. Vous oubliez que cela ne se fera pas en un jour. Il faudra sans doute plus de vingt ans pour que toutes les voitures fonctionnent à l’électricité. De quoi construire quelques EPR de plus…

      2. « Quelques » ?

        À quel prix ? Avec quel prix du combustible nucléaire et quel prix du kW au final, si la demande augmente de +60% (à parc constant) ?

        Et ça ne répond même pas à la problématique frêt (tout ne peux pas se faire en train à circuit constant), transport aérien, transport maritime…

        Croire qu’on va continuer à faire « comme maintenant » en changeant « juste » d’énergie est une erreur de raisonnement ! Ça sera forcément moins : moins de véhicules, moins loin, moins souvent, moins gros, …

      3. Les quantités d’électricité nécessaires sont loin d’être aussi importantes que vous l’indiquez! Pour la totalité du parc, y compris les véhicules utilitaires, elle est de l’ordre de 100 TWh par an, soit 20% environ de notre consommation actuelle. J’en ai fait la démonstration quelque part sur ce site. Et si la recharge a lieu de nuit, cela peut se faire partiquement sans centrales supplémentaires. Jancovici s’est planté dans ses évaluations parce qu’il a pris comme rendement des voitures thermiques le rendement mécanique, alors que le rendement pratique n’est que la moitié ( arrêts aux feux rouges, embouteillages, etc…)

      4. Vous oubliez juste que le rendement d’une centrale électrique est exactement le même qu’un moteur à explosion (merci le cyle de Carnot) : 30%.
        Refaites vos calculs du puits à la roue pour des voitures électriques et vous verrez qu’au final le bilan énergétique est le même.
        D’autant que, si il faut 100 ch (~ 74 kW) « thermiques » pour faire avancer une bagnole de plus d’une tonne, il faudra aussi 74 kW « électriques » pour le même résultat. Et ces 74 kW, il seront produit avec un rendement, au mieux (sans compter les pertes de transport) de 30%.

      5. Pardon, c’est environ 30% pour une centrale moderne; les centrales anciennes atteignaient plus facilement les 60 ou 70%, car elles étaient situées en ville, et faisaient de la cogénération.

      6. La question posée était: quelle quantité d’électricité faut-il pour faire rouler notre parc de véhicules? J’ai fait le calcul pour l’ensemble des véhicules particuliers et des véhicules utilitaires roulant en France.
        De la même façon, on peut calculer que les émissions de CO2 de nos véhicules seraient abaissées d’environ 150 millions de tonnes soit un peu plus du1/3 de nos émissions totales. L’ ADEME, comme à son habitude, a produit un rapport foireux, en utilisant le mix électrique européen et non le français dans ses calculs.
        En ce qui concerne le rendement énergétique global, vous avez partiellement raison: car le rendement pratique d’une voiture électrique est de 50%, compte-tenu des pertes en ligne et des pertes en batterie, celui d’un véhicule thermique de 10 % seulement, à cause des pertes au freinage, dans les embouteillages etc..N’oubliez pas également que les pertes d’énergie de la filière carburant, à partir du pétrole ( exploration , production, raffinage, distribution) sont d’environ 15%.

  6. Qui peut expliquer comment on opère la transition énergétique (des industries, des infrastructures, des systèmes de transport) quand on subit la décroissance énergétique ? Qui sait combien de barils de pétrole sont nécessaires pour FABRIQUER une voiture hybride ou une voiture électrique ? Peut-on se passer totalement de pétrole ?

    Et que se passera-t-il de notre transition écologique quand les approvisionnements en énergies seront soudainement être interrompus ou rationnés ? Plus grand chose je crois, si ce n’est l’habituelle gestion de crise, qui est investir dans le présent (voire le passé) plus que dans le futur.

    La voiture demain sera vraiment propre car elle sera inexistante (ou réservée à une minorité).

    1. Alors je veux être dans cette minorité car j’ai deux voitures et c’est bien utile.

      1. Une majorité voudra être dans cette minorité…

      2. Et elle n’y sera jamais.

      3. Faudra apprendre à faire avec une… petite… si il vous reste les moyens d’en avoir une.

        Demain ne sera pas la continuation d’aujourd’hui avec juste un changement de technologie. Les fondamentaux qui soutiennent notre modèle de développement (celui-là même qui vous fait croire que vous avez « besoin » de deux bagnoles) sont en train de disparaître. Et ça n’a rien d’idéologique : on parle de stocks finis (énergie fossile, matières premières) et de physique.

        Je ne prends aucun risque en pariant que vous ne conserverez pas vos deux bagnoles au-delà de quelques années. Mais n’attendez pas que la physique ne vous l’impose. Un choix se gère plus facilement quand il est volontaire…

      4. Cher Monsieur Valid,
        Je vous remercie beaucoup de vos conseils mais je suis au regret de vous annoncer que je ne remplacerai pas volontairement mes deux voitures « moyennes » par une petite voiture car, pour encore probablement un bon nombres d’années (40?), j’aurai les moyens de les acheter et de les entretenir même si le prix du pétrole s’envole.

        En revanche, je comprends vos préoccupations concernant l’avenir des énergies fossiles qui aura forcément une fin puisque le stock (qu’on évalue heureusement chaque année à la hausse) est une quantité finie.
        C’est pourquoi vous et moi (et beaucoup d’autres) soutenons le développement d’énergies de substitution comme le solaire par exemple et, pour certains d’entre nous, le nucléaire pour l’électricité (déplacements) et la production d’H2 et de BTL deuxième génération qui a besoin de chaleurs élevées et d’H2.

        La physique, comme vous dites, et les talents scientifiques sont à remettre au goût du jour pour inventer et fabriquer à grande échelle des énergies de substitution principalement pour le pétrole et le gaz qui, c’est fort probable, se feront rares dans une cinquantaine d’années. Le charbon, je vous le rappelle, est presque et sera, hélas, la première source d’énergie du monde dans les 30 ans à venir. Au rythme actuelle, le stock exploitable est de plus de 100 ans.

  7. « Je ne prends aucun risque en pariant que vous ne conserverez pas vos deux bagnoles au-delà de quelques années »
    GML, si c’est d’une quarantaine d’années dont parle Valid, c’est bon non ?
    Depuis Moïse, il y a et il y aura toujours des mecs qui nous expliqueront ce qu’on doit faire, mais j’attendrais que Valid sépare les eaux dans mon lavabo avant de tendre l’oreille…

    1. « Aaprès nous le déluge ». Ton attitude égoïste se confirme.
      Mais il ne s’agit pas de 40 ans, plutôt 40 mois.

      1. Tu fais toi même les citations Koen ?
        Faudrait penser à te faire soigner, tu penses trop à la place des autres !

      2. De toutes manières il n’a pas compris que Moïse est bien après le déluge.

    2. Personne ne vous explique ce que vous devez faire. Mais pour faire le malin dans vos commentaires, c’est plus facile de tordre la réalité, ça donne un support à vos sarcasmes.

      Par contre, je me fais une idée pas trop floue de notre avenir énergétique (en m’appuyant sur un paquet de lectures de gens dont c’est le travail de prospecter sur la question (*)).
      Ce que je rapporte à propos de l’énergie et de l’avenir de votre précieuse tonne et demie de feraille qui bouffe du pétrole (la vôtre ou la sienne, c’est pareil), c’est juste des conclusions de types qui ont retourné la question dans tous les sens et dont le travail semble plus cohérent que le terreplatisme acharné dont vous faites preuve.

      Après vous avez le droit de ne pas croire dans les limites de la physique…

      (*) et dont je ne doute pas qu’ils n’ont aucune valeur à vos yeux, quelques qu’ils puissent être.

      1. Valid  » Mais n’attendez pas que la physique ne vous l’impose. »
        Si ce n’est expliquer à autrui ce qu’il est censé faire…

        Amusez-vous vous dans votre coin à vous conformez à votre nouvelle religion, ok… mais pourquoi tant vouloir que les copains fassent de même ? Vous avez peur de vous ennuyez tout seul ?

      2. Juste un conseil. Mais vous préférez en faire un élément de sermon pour pouvoir placer vos ritournelles habituelles sur la religion et la frustration… alors que j’ai bien pris soin de préciser :

        « Et ça n’a rien d’idéologique : on parle de stocks finis (énergie fossile, matières premières) et de physique. »

        Mais rien n’y fait : vous tordez le sens de ce qui est dit pour trouver une raison de déverser votre bile sans jamais, surtout jamais, argumenter sur le fond. J’ai déjà eu l’occasion de m’inquiéter de l’état de fatigue de votre vésicule… je vois qu’elle fonctionne toujours aussi bien.

        A défaut de disposer d’un outil qui permet de ne pas lire le bruit dans lequel vous essayez systématiquement de noyer le signal utile, j’éviterai à l’avenir de remettre une pièce dans le jukebox : ça nous épargnera une partie de vos vieux disques rayés.

      3. Vous êtes un marrant cher Valid.
        Je vous prend en flagrant délit de donneur de leçon et vous me répondez avec un conseil…
        Je vous prie de garder l’un et l’autre pour vous.
        La réalité, c’est qu’il y a de l’énergie sur terre et de l’énergie venue du soleil pour encore très longtemps, sans parler de l’énergie présente sur la lune et les autres planètes du système solaire qui attend qu’on aille la chercher.
        Si on vivait au début du XIXe siècle, vous nous expliqueriez que bientôt le bois pour faire fonctionner les machines à vapeur viendrait à disparaître, et que cela coûterait trop cher de nourrir un cheval par habitant pour nos déplacements.
        Je ne connais pas votre problème Valid, je ne sais pas ce qui vous inquiète… j’imagine que c’est la mort, puisque dans vos propos « finitude » et « limites » semblent être les pierres angulaires de votre raisonnement.
        Je suis désolé pour vous.

      4. Ce que tu n’arrives pas à comprendre, c’est qu’il n’y a presque plus d’énergie exploitable sur terre. L’énergie du soleil nous éclaire, mais ne nous nourrit pas, ne nous chauffe pas, et ne fait pas mouvoir nos véhicules. Le passage d’une source fossile vers une source solaire n’est peut être pas impossible, mais nécessitera beaucoup d’argent, de temps et de l’énergie, et les trois viendront à manquer bientôt.
        On peut rêver d’une solution, mais rien de sérieux ne se présente.

      5. Ce que tu n’arrives pas à comprendre, c’est que personne ne sait ce que la terre recèle encore d’énergie exploitable.
        Tous ceux qui ont fait des prédictions sur le sujet se sont lamentablement plantés et ceux qui continuent à en faire n’ont qu’une boule de cristal comme outil.
        Certains esprits morbides rêvent d’une catastrophe genre apocalypse, mais il n’y a que dans nos contrées occidentales qu’on croit ces prophètes de malheur.

      6. un exemple concret de cette énergie exploitable?

      7. 500 milliards de TEP pour le charbon par exemple…

      8. Abitbol a dit : « 500 milliards de TEP pour le charbon par exemple… »

        Tiens donc vous parliez de ressources encore inconnues et vous nous parlez de charbon quand on vous demande un exemple ! Etais-je le seul à connaitre l’existence du charbon ou dîtes-vous n’importe quoi ?

      9. C’est bizarre, parce que Jancovici, qu’on ne peut traîter d’irréductible écolo, vous dira que tous « ceux qui savent », disent tous les même choses depuis plus de 30 ans.

        Vous pouvez aller voir là :http://www.manicore.com/documentation/reserve.html

        Ensuite, même des gens comme De Margerie (PDG de Total) ou des cadres de la Saudi Aramco disent que nous sommes au pic. Y a vraiment que vous pour plus y croire.

      10. Ah oui, je suppose que vous n’avez pas de bagnole Valid…
        Frustré peut être ?

      11. Comme dans le fim Matrix, on a le choix de prendre la pilule bleue ou la pilule rouge, et quand on a pris la rouge, plus moyen de revenir en arrière. Tout indique que la majorité préfère la bleue.

        « once taken, it’s extraordinarily difficult to see things the old way »
        http://www.postcarbon.org/article/exponential_money

      12. Toi aussi tu devrais prendre la bleue, pour régler ton problème :
        [NDLR, Abitbol, sachez que quand vous mettez des pubs pour le Viagra, le logiciel antispam de WordPress se déclenche. Et si vous persistez, il finira par vous désigner, à la face du monde, comme spammer et les commentaires vous seront impossible sur les dizaines de milliers de sites réalisés sous WordPress.]
        .

      13. Désolé Denis, je ne voulais pas faire de la pub pour ce produit, juste renvoyer à Peak sa mauvaise histoire de pilule…

  8. Cher Abitbol (je vous dit pas comment j’ai pris sur moi pour écrire ça),

    D’un côté vous rejetez en bloc la science climatique qui fait trop d’approximations, d’arrondis, qui n’est pas sérieuse et de l’autre vous hypothéquez le futur sur une énergie exploitable que la terre recèle mais que personne ne connait encore (« Ce que tu n’arrives pas à comprendre, c’est que personne ne sait ce que la terre recèle encore d’énergie exploitable »).
    Si je résume on a d’un côté le catastrophisme et de l’autre l’optimisme niais. Sans dec’ vous trouvez que c’est sérieux le coup du « je suis sûr que quelqu’un va découvrir une énergie fantastique que personne connait » ou le coup du « on va aller chercher des ressources sur une autre planète (alors qu’on a déjà du mal à retourner sur la Lune) ? Ça ne vous parait pas encore moins crédible que les approximations et les arrondis ?

    Prenez donc la pilule rouge ça nous fera des vacances…

    1. Cher Nimch (ça ne me fait rien d’écrire ça),

      Ce que je dis est un fait « personne ne sait ce que la terre recèle encore d’énergie exploitable ». On en a peut-être pour 15 ans (hypothèse alarmiste) ou pour 5 siècles, ou pour plus longtemps… Nobody knows.
      Il y a 150 ans, on découvrait l’uranium… une source « fantastique » d’énergie se concrétisait un siècle plus tard, avec l’importance que l’on sait pour notre pays en particulier.
      Vous décidez que le temps des découvertes est révolue, qu’il n’est pas nécessaire de chercher… c’est votre droit.
      L’homme résoud des problèmes depuis des millénaires, il continuera toujours à le faire quelquepart sans vous…
      L’espèce humaine est la seule sur terre qui ne repart pas à zéro à chaque génération à la façon d’un vieux disque rayé. Vous arrivez tout juste à démontrer par vos propos que vous faites partie d’une fin de race, vous et ceux qui pensent comme vous.

      1. « Nobody knows »
        Ben justement si certains savent des choses et ça coute rien de les écouter.

        « Vous décidez que le temps des découvertes est révolue, qu’il n’est pas nécessaire de chercher… c’est votre droit. »
        Ça c’est vous qui le dîtes. Moi je dis juste que je trouve plus dangereux d’engager l’avenir sur des hypothétiques découvertes que sur ce que l’on sait déjà. Je n’ai nullement dit que j’étais contre la recherche, bien au contraire, mais si c’est pour ne pas en tirer de conclusions comme vous le faites à quoi cela sert-il ?

        « L’homme résoud des problèmes depuis des millénaires, il continuera toujours à le faire quelquepart sans vous… »
        Pourriez-vous donner des références sur ce théorème que je ne connais pas et quelles sont les pertes humaines qui peuvent en découler si les problèmes ne sont pas résolus à temps ? A moins que ça soit ça la science terreplatiste ? C’est sûr qu’à côté d’axiomes de la sorte, la science réchauffiste fait pâle figure.

        Vous arrivez tout juste à démontrer par vos propos que vous n’avez pas d’arguments convaincants.

  9. Je voulais le mettre là mais ça a foiré donc je reprends pour la lisibilité.

    Abitbol a dit : « 500 milliards de TEP pour le charbon par exemple… »

    Tiens donc vous parliez de ressources encore inconnues et vous nous parlez de charbon quand on vous demande un exemple ! Etais-je le seul à connaitre l’existence du charbon ou dîtes-vous n’importe quoi ?

    1. Quand arrêterez-vous de raconter n’importe quoi ?
      J’ai écrit : « La réalité, c’est qu’il y a de l’énergie sur terre … »
      Ce à quoi Koen demande : « un exemple concret de cette énergie exploitable? »

      Je vois bien que vous êtes en difficulté et que vous êtes obligé de mentir pour vous en sortir…

      1. Vous truandez mais passons chacun pourra se faire une idée en relisant vos post et ceux de Koen entre le 22/10 16h35 et le 23/10 11h34.

      2. Je ne me fais aucune illusion, vous n’êtes pas le seul à ne pas savoir lire sur ce blog…

  10. Un très bon article paru en Juin dans ‘American Scientist’.

    “Revisiting the Limits to Growth After Peak Oil”
    http://www.pelicanweb.org/solisustv05n06page2halldayamsci.html

    A tous les anti-matlhusiens primaires qui réagiraient par l’agressivité, nous savons que vous avez des solutions de rechanges type guerres, famines, exterminations de masse … et puis les systèmes politiques qui vont avec. C’est précisément ce que la réflexion de type Malthus voulait nous éviter d’expérimenter, mais vous avez colonisé les esprits avec votre de délire d’abondance infinie. Vous avez été très forts !

  11. Abitbol a dit:
    500 milliards de TEP pour le charbon par exemple…

    « The ultimately recoverable resources (URR) estimates used in the scenarios ranged from 700 Gt to 1243 Gt. The model indicates that worldwide coal production will peak between 2010 and 2048 on a mass basis and between 2011 and 2047 on an energy basis. The Best Guess scenario, assumed a URR of 1144 Gt and peaks in 2034 on a mass basis, and in 2026 on an energy basis. »

    (d’un article publié dans Fuel, « Forecasting coal production until 2100).

    Donc à partir d’une estimation encore plus optimiste que toi (~800 Gtep de charbon), ils arrivent au pic charbon en 2026. Je ne sais pas si dans l’étude ils ont repris les révisions à la baisse de certains champs (-90% en Allemagne, -95% aux US….), car il y a d’autres études qui estiment la réserve à 400 Gt

    Mais ce charbon ne servira que pour l’allumage des chaudières des centrales électriques :
    « In view of the existing data, we conclude that there is no spare coal production capacity of the size required for massive coal conversion to liquid transportation fuels. Our analysis is independent of other factors that will prevent large-scale coal liquefaction projects: the inefficiency of the process and either emissions of greenhouse gases or energy cost of sequestration. »

    Donc le problème du transport et du chauffage reste entier.

    Et je ne sais pas si quelqu’un a intégré les coûts exorbitants induits, car une mine à charbon a aussi besoin de pétrole pour fonctionner. Sans pétrole, pas (ou moins) de charbon.

    1. Au rythme de la conso actuelle, cela fait 200 ans de charbon…

      1. 2026-2009 = 17 ans de cons, si tout va aussi bien que prévu.

      2. Tu te précipites tellement pour répondre que tu écris des anneries grosse comme toi.
        Même si le pic est en 2026 d’après ton étude (improuvable bien entendu), il restera donc la moitié de la production passée à venir, non ? Donc sûrement pas 17 ans ! De toute façon, renseigne-toi au lieu de délirer…

      3. Abitbol, raisonner à partir de la consommation actuelle est l’erreur qui est faite couramment pour le pétrole. J’ai eu beau l’expliquer à de nombreuses reprises sur ce site, peine perdue.C’est tellement plus simple d’asséner des idées vagues auxquelles tout le monde peut adhérer sans réflexion. La vitesse possible de production est l’élément essentiel du raisonnement, non le montant des réserves, qui est une notion encore plus vague pour le charbon que pour le pétrole.
        En ce qui concerne le charbon, tout comme pour le pétrole, la production possible sera l’enveloppe des productions possibles par les différents sites charbonniers mondiaux. En France par exemple, le maximum de la production a été atteint en 1958 ( voir par exemple B.DURAND, la Crise pétrolière, analyse des mesures d’urgence, qui vient de paraître aux Editions EDP Sciences), et la production a décliné très rapidement ensuite. L’Allemagne est actuellement en déclin, à l’exception de ses exploitations à ciel ouvert de lignite.
        La Chine a officiellement d’énormes réserves et sa production est en croissance continuelle. Mais elle devrait décliner dans 10 à 15 ans, si de nouvelles découvertes ne sont pas faites. Elle en importe d’ores et déjà des quantités de plus en plus grandes. Les Etats-Unis et la Russie n’ont semble-t-il pas de soucis à se faire pendant 50 ans, mais se réserveront leur production. L’approvisionnement du marché mondial sera assuré comme maintenant par quelques pays qui n’ont pas des réserves gigantesques: Afrique du Sud,Australie, Colombie, Indonésie. çà n’ira pas très loin.
        Bref, commencera à se développer pour le charbon le même cirque que pour le pétrole d’ici 20 à 30 ans. Quel bel avenir!

      4. BMD, c’est pourquoi j’ai bien pris le soin de préciser « Au rythme de la conso actuelle ».
        Mais moi, au contraire de beaucoup ici, je ne lis pas dans le marc de café et je ne connais donc pas l’avenir…
        Votre raisonnement pour le charbon suit celui du pétrole, c’est : « on connaît les réserves mondiales et après il n’y a plus rien; c’est fini… »
        Une fois de plus, de telles affirmations ne reposent que sur notre connaissance actuelle de ce que nous pensons être les réserves.
        Il y aura toujours des « je-sais-tout » c’est la seule certitude que j’ai pour ma part, les réserves mondiales de cette catégorie de personnes sont et seront en effet inépuisables…

      5. Abitbol, je ne prétends rien de tel. Je prétends seulement qu’il existe des contraintes physiques, économiques, politiques, sanitaires, qui déterminent le rythme auquel il est possible de produire les réserves de matières premières. La première leçon de choses est en train de nous être donnée avec le pétrole, la deuxième va nous être donnée dans peu de temps avec le gaz.. Dans ces deux domaines, les choses se sont précisées suffisamment ces dix dernières années pour que nous puissions avoir une vision de l’avenir avec une marge d’erreur qui n’est pas très grande. Pour le charbon et l’uranium (et en ce qui concerne ce dernier, en particulier si se développent les surgénérateurs) la vision est pour l’instant beaucoup moins claire.
        Je connais également plein de gens qui affirment des tas de choses sur les réserves de pétrole, de gaz, de schistes bitumineux, le charbon, mais qui n’en ont aucune connaissance réelle, aucune expérience, et n’ont même pas à leur disposition le minimum de données nécessaires pour établir un débat raisonnable. Ils projettent alors leurs rêves, leur passion, leur idéologie ou leur intérêt sur la réalité.
        Il y a aussi des gens qui exploitent cette absence de connaissances pour faire prendre au citoyen moyen des vessies pour des lanternes et lever des fonds pour leur mouvement ou leur entreprise.
        Il y a quelque temps, une tempête médiatique, de très courte durée d’ailleurs, s’est levée à propos des réserves de pétrole du bassin de Williston en Dakota du Nord. Une autre est apparemment en train de se lever à propos des réserves de pétrole du Bassin de Paris. Elles ont toutes deux comme caractéristiques de prétendre qu’il y a des réserves considérables de pétrole non exploitées dans ces bassins, pourtant troués comme du gruyère par des centaines de puits, et d’être menées par des gens qui confondent, par ignorance ou par intérêt, roches-mères de pétrole et gisements. Le même genre de tempête avait déjà eu lieu en Russie pour le Bassin de Sibérie Occidentale.
        Les journalistes, dont les connaissances dans ces domaines sont la plupart du temps epsilonesques ou mal digérées, s’empressent d’ « entretenir un débat sain et salutaire »,lire « çà fait vendre », et les entreprises à l’origine de ces rumeurs également pour lever des fonds en bourse.

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