Le SMS, une arme contre le palu

Simple comme un texto. Une étude publiée dans le Lancet montre que l’envoi régulier d’un court message aux personnels médicaux chargés de soigner des enfants atteints de paludisme améliore les soins (1). Une étude conduite sur une centaine de personnes qui travaillent dans des dispensaires ruraux au Kenya (une moitié a reçu des SMS, et pas l’autre) montre que l’envoi de messages rappelant des gestes à faire accroit de 25% le nombre d’enfants qui sont bien soignés. Des messages tout simples, à l’instar de cet exemple, cité par Reuters: «Vérifiez la présence de symptômes sévères chez tous les enfants malades de moins de 5 ans. Vérifiez s’il y a fièvre, toux, diarrhée, pâleur ou autre problème. La persévérance triomphe!» Selon les chercheurs, étendre ce programme aux 15000 personnels soignants du Kenya ne coûterait que 39000 dollars par an. A noter un détail quand même, le Kenya est l’un des rares pays du continent africain à disposer d’une large couverture de téléphonie mobile (86% du territoire) et près de 60% de la population est équipée d’un téléphone mobile.

(1) L’étude est en libre accès pour les utilisateurs enregistrés (gratuit)

Au Pakistan, les araignées sauvées des eaux

© Russell Watkins/Department for International Development

© Russell Watkins/Department for International Development

Les catastrophes naturelles prennent parfois un tournant inattendu. Au Pakistan, les terribles inondations d’il y a neuf mois n’ont pas épargné la vie sauvage. Résultat, des millions d’araignées se sont réfugiées dans les arbres, les enfermant dans de spectaculaires cocons, comme le montre cette image d’un photographe de UK Aid, l’agence de secours d’urgence du gouvernement britannique. La bonne nouvelle, c’est que le nombre de moustiques aurait fortement chuté, réduisant les risques d’épidémie de paludisme

Le palu aime et n’aime pas le décalage horaire

Ah le Jet lag. Il met plus d’un globe-trotter KO. Il s’appliquerait même aux parasites, selon des chercheurs britanniques. Ils constatent que Plasmodium chabaudi, le parasite du paludisme des rongeurs, a quelques soucis de santé quand il se retrouve sur un organisme dont l’horloge biologique n’est pas synchronisée avec la sienne.

Pour découvrir ça, nos brillants savants ont inoculé le parasite à deux groupes de souris: l’un s’activait le jour, l’autre, la nuit. Et dans ce dernier cas, le parasite s’est montré moitié moins actif à coloniser l’organisme des rongeurs. Ce n’est pas la première fois que le cycle circadien du plasmodium est mise en évidence, loin de là. On savait en effet que l’exposition à un environnement lumineux artificiel modifie l’heure du pic d’activité biologique du parasite. Le cycle d’activité dure 48h ou 72h, et les accès de fièvre chez les malades sont si bien synchronisés sur ces intervalles qu’on les mesure pour le diagnostic du paludisme.

La mauvaise nouvelle, dans tout ça, c’est qu’on voit mal comment tout cela pourrait permettre d’améliorer la prise en charge des malades. Même si la BBC explique que cette découverte pourrait aider à la mise au point de traitements. Mais c’est sans doute une phrase toute faite comme les médias en sont friands pour «vendre» des travaux scientifiques. Il y a plus de trente ans que les chercheurs travaillent sur les rythmes circadiens du parasite du palu… Et les malades meurent toujours par millions. En approfondissant le sujet, j’ai retrouvé sur l’excellent Blog around the clock la mention de travaux parus en 2006 laissent entendre que les personnes jet-lagguées sont plus susceptibles d’être contaminées. Parce que leur capacité de détection de la piqûre de moustique est déphasée par rapport à l’activité des insectes… Allez y comprendre quelque chose.

Source: Proceedings of the Royal Society B du 5 janvier 2011

Les moustiques aiment la déforestation

Sauver la planète et protéger le climat? La lutte contre la déforestation serait avant tout vitale pour la santé des populations. C’est la conclusion de travaux publiés dans la revue Emerging Infectious Diseases, qui relèvent dans une région du Brésil qu’un faible niveau de déforestation accroit fortement la prévalence du paludisme, rapporte l’agence Reuters. Après avoir étudié les données disponibles sur une région —entre 1997 et 2001—, les chercheurs relèvent qu’une diminution de 4,2% de la couverture forestière accroît de 48% le nombre de cas de paludisme. Ce serait assez logique, vu qu’un sol éclairci est un lieu d’accueil pour les déchets, qui souvent stockent de petites quantité d’eau de pluie, un véritable refuge à moustique. Mais il y a un biais dans l’étude… Car dans la région étudiée, des bassins d’élevage piscicole ont été creusés. Et ça, les moustiques adorent (sauf quand il y a des tilapias, très friand de l’insecte).

Un petit sourire pour la route: en Estonie, une partie de chasse aux moustiques a été organisée il y a deux jours. Quatre cents insectes ont été froidement abattus.

Les moustiques du palu aiment la bière

Amis qui vivez ou voyagez dans des zones à paludisme, lisez bien ce qui suit: la consommation de bière vous rend très attractifs pour les anophèles. C’est ce que concluent des chercheurs français, canadiens, burkinabés et camerounais, dans des travaux publiés dans la revue PLoS One. Contrairement à la température du corps, ou au taux de gaz carbonique de l’air exhalé, le changement d’odeur provoqué par la consommation de bière attire les moustiques.

Vingt-cinq volontaires avaient accepté de consommer de la bière pour les besoins de l’étude, quand dix-huit autres se sont mis au régime aquatique. De la dolo, une bière à faible teneur en alcool, préparée avec du Sorgho, comme il s’en consomme dans les pays africains.

Pas question de prendre le risque d’exposer directement les cobayes humains au moustique. Ils étaient donc placés dans une tente ventilée, et c’est l’air sortant de cette tente qui a été proposé aux moustiques. Ceux-ci avaient le choix de se rendre dans l’un ou l’autre des deux réservoirs, l’un rempli d’odeur de buveur de bière, et l’autre d’odeur de buveur d’eau. Après avoir testé de nombreux facteurs (température, teneur en CO2, position du cobaye, etc.), seule la consommation de bière explique la différence de comportement de ces saletés de moustiques.

La grippe porcine, une épidémie de précautions

Le porc Yorkshire © National Swine Registry

Le porc Yorkshire © National Swine Registry

Ma parole, ils sont devenus fous. L’apparition de la fameuse grippe porcine a suscité des sur-réactions incroyables. Je passe sur le branle-bas de combat de l’Organisation mondiale de la santé, qui nous a fait croire un instant que le grand soir grippal était arrivé. Après tout, c’est bien son rôle de jouer les lanceurs d’alerte même si, visiblement, les experts de l’OMS étaient mal renseignés sur l’ampleur et la mortalité de l’épidémie au Mexique. Là-bas, les autorités sanitaires gouvernementales ont semble-t-il paniqué avant de reprendre leurs esprits et de fournir des bilans plus proches de la réalité. En un seul week-end, la guerre des cartels a fait 24 morts, plus que la «pandémie». A toutes fins utiles, je rappelle que chaque jour, plus de mille personnes meurent de grippes “ordinaires“. Et pire, ce sont près de trois mille personne qui meurent quotidiennement du palu, essentiellement des enfants, dans l’indifférence générale…

J’ai suivi à plusieurs reprises le duo Bachelot/Alliot-Marie, lors des points de presse quotidiens. C’en était risible mais finalement bien pratique pour enfouir les vrais dossiers qui fâchent au fond du placard. Tant qu’on parle de grippe, on ne parle plus de chômage, de licenciements, de parachutes et de bonus sonnants et trébuchants. Les médias se sont emballés, parce que c’est sans doute vendeur de jouer sur la peur des gens. Samedi, Libé a titré en une «Les scénarios de la pandémie», alors que les premières infos qui faisaient penser que la pandémie n’aura pas lieu étaient déjà disponibles. Pourtant, la veille, il s’est passé quelque chose de fort: plus d’un million de personnes ont battu les pavés de l’hexagone. Plus fort encore —si j’en crois l’Humanité—, c’était la première fois depuis 1948 que tous les syndicats défilaient ensemble.

J’ai reçu un communiqué d’une ONG fort respectable, Grain. Je suis ses activités et ses combats depuis longtemps, notamment contre la mainmise des multinationales de la semence dans les pays en développement. Ce communiqué, titré «Un système alimentaire qui tue», accuse l’industrie mondiale de la viande, l’élevage intensif, etc, d’être «responsable du désastre». Ça m’en tombe des mains (ou plutôt du clavier puisque je n’imprime rien!). Bien sûr que la taille des élevages est un facteur de risque pour la propagation d’épidémies, et que les virus humains et porcins sont presque frères biologiques. Mais s’il y a de tels élevages, c’est qu’il y a de la demande. Finalement, le plus simple, si on pousse le raisonnement de Grain un peu plus loin, c’est de supprimer l’élevage…

C’est ce qu’ont apparemment décidé les autorités égyptiennes, puisqu’elles ont choisi d’abattre l’ensemble du cheptel de porc. Pratique la grippe porcine pour harceler la minorité chrétienne dans un pays musulman qui, seule, consomme cette viande. Pas étonnant aussi qu’on ait assisté à des scènes d’émeutes. Et pourtant, l’OMS —en l’état des informations dont elle dispose— reconnaît qu’aucune personne n’a été contaminée par un porc, même au Mexique. Finalement, c’est même un éleveur canadien revenu de vacances mexicaines qui aurait refilé la grippe à ses bêtes. Va-t-on pour autant décider d’abattre tous les éleveurs de porcs?

PS: si vous vous êtes précipités pour acheter des masques de protection, sachez que, de l’aveu même de l’OMS, leur mauvais usage peut accroître le risque de transmission d’une grippe. Vous avez bien lu accroître. A trop se croire protégé, le risque est grand de ne pas respecter les règles élémentaires d’hygiène et de protection, qui sont beaucoup plus efficaces qu’un filtre de papier dont la preuve de l’efficacité n’a jamais été établie de manière formelle. Ce n’est pas moi qui le dit, mais un communiqué publié en anglais ce week-end par l’OMS elle-même.

La cartographie contre un tueur en série

[Vidéo]. Ce n’est pas parce qu’un sujet ne fait pas recette qu’on ne doit pas en parler. Et le paludisme est un véritable tueur en série, plus que le gaz carbonique, qui mérite qu’on en parle. Une équipe internationale vient de publier une carte mondiale de la présence du principal parasite à l’origine de la maladie, Plasmodium falciparum. Elle confirme, pour ceux qui ne le sauraient pas, que c’est l’Afrique sub-saharienne qui est de loin la plus touchée touchée.(1) Mais, c’est une bonne nouvelle, les zones les plus à risque sont moins peuplées qu’on le pensait jusqu’à présent. Ces cartes sont importantes, parce qu’elles permettent d’une part de cibler les politiques de prévention, et d’autre part, de suivre les progrès réalisés dans la lutte contre le parasite et son vecteur, le moustique.

Comme un bon dessin vaut mieux qu’un long discours, je vous propose la séquence vidéo qu’a publiée la fondation Wellcome Trust, qui a financé ces recherches. Simon Hay, le responsable de l’équipe explique les défis posés par le palu. Cette carte devrait être mise à jour tous les ans, et complétée des donnés sur un autre parasite —souvent négligé— qui provoque aussi la maladie, Plasmodium vivax.

(1) La carte est décrite dans un article paru dans la revue scientifique libre et gratuite PLoS Medicine.

Bill Gates met du piquant dans son discours

Sacré Bill Gates… Le milliardaire, ex-patron de Microsoft, paie de sa personne (et de son portefeuille) pour attirer des capitaux dans la lutte contre le paludisme. Mais on ne le connaissait pas si facétieux. Invité à San Fancisco pour l’édition annuelle de la conférence TED, un grand raout people qui réunit tous les ans des «gens qui changent le monde», Gates a commencé son show avec un Powerpoint, expliquant que le paludisme n’intéresse personne au nord, parce qu’il ne touche que les pauvres du sud. Rien que de très banal, si ce n’est la petite surprise qu’il a offert à la salle. Il a ouvert un petit récipient et libéré une petite nuée de moustiques… Mais bon, on imagine assez le revenu moyen de l’audience qui ne craignait rien puisque le paludisme ne frappe que les pauvres. Mais si ça continue, le milliardaire finira peut-être par devenir entarteur, ou rejoindre les Yes Men.

Un éléphant vaut-il mieux que cent enfants noirs?

Décidément, on fait dans le sceptique par les temps qui courent. Le dernier opus de Bjorn Lomborg, le célèbre «écologiste sceptique» danois n’y va pas avec le dos de la cuiller. Alors qu’Obama a annoncé ses premières décisions dans le domaine de l’environnement (1), Lomborg adresse aux médias un texte par l’intermédiaire d’un mail titré «Les priorités globales d’Obama: Faisons-nous plus attention à un éléphant qu’à une centaine d’enfants noirs?» Un texte qui a été publié le 23 janvier dans un quotidien indien. Notez l’élégance du procédé.

Lomborg, pour le situer, ne refuse pas l’idée d’un réchauffement climatique causé par les activités humaines. Enfin cette fois-ci, puisque son dernier texte, publié dans le Guardian, laissait entendre que le rafraîchissement récent de la température de la planète prouve qu’elle ne se réchauffe pas. Une perception du climat à géométrie variable… (Lire La parole de l’Europe n’engage que celui qui l’écoute.

Lomborg, son credo est qu’il est trop tard pour agir sur le réchauffement avec nos moyens financiers et technologiques du moment, et qu’il vaut mieux se préoccuper d’autres problèmes dont l’efficacité est immédiate, tout en investissant dans la technologie pour qu’elle soit en mesure, au milieu du siècle, de nous permettre de combattre le réchauffement et surtout d’encaisser ses conséquences.

Les problèmes les plus urgents de la planète? Ce sont bien évidemment les fameux Objectifs du millénaire, à commencer par la faim et les épidémies qui déciment les populations au Sud. Personne ne dira le contraire. Dans son texte publié aujourd’hui, le Danois souligne qu’éradiquer le paludisme coûte soixante fois moins cher que le protocole de Kyoto. Les chiffres, on les connaît. Il suffirait en effet de soixante milliards en onze ans, soit quarante-cinq de plus que l’effort consenti aujourd’hui, pour que le palu ne soit qu’un mauvais souvenir, ou presque (1), comme je l’expliquais en septembre dans ces colonnes.

Pour Lomborg, ce n’est pas en luttant contre le réchauffement climatique qu’on aurait pu éviter la catastrophe de Katrina à la Nouvelle-Orléans, mais plutôt en entretenant les barrages et en améliorant les services d’évacuation. Lomborg se veut pragmatique, du genre: écoutez mes conseils et vous gagnerez des points de PIB…

Ce serait tellement séduisant s’il n’y avait un bug dans son raisonnement. Crise financière ou pas, le monde riche est riche. Très riche. Et il peut se permettre de combattre le gaspillage énergétique, l’aspect le plus efficace de la lutte contre le réchauffement, tout en dépensant un peu d’argent, si peu, pour combattre le sida, le paludisme et la faim dans le monde. C’est juste une question de volonté.

Obama a pris une décision qui n’a pas fait la une des journaux. Il a décidé de changer le fonctionnement du programme américain d’aide au développement (USAID), qui ne posera plus comme préalable pour les ONG l’interdiction de promouvoir la contraception. On aurait pu dire que Bush préférait les éléphants, mais le nouveau président vient de montrer qu’il entend bien aider les «enfants noirs». Quoi qu’en pense l’écologiste sceptique qui a encore manqué une occasion de se taire.

(1) Réexamen de la demande Californienne de légiférer sur les normes automobiles (voir mon papier sur le site de Science & Vie) et accélération des décisions pour fixer des normes automobiles fédérales.

(2) Distribution massive de moustiquaires imprégnées d’insecticide, tests de dépistage, programmes d’éducation aux gestes qui évitent la prolifération des moustiques, recherche sur un éventuel vaccin, recherche pharmaceutique, etc.

Quarante cinq milliards, si peu contre un fléau

Certains trouveront que c’est cher, mais le jeu en vaut la chandelle. Un plan ambitieux de lutte contre le paludisme a été présenté aux Nations-Unies hier. L’objectif est de sauver 4,2 millions de vies d’ici 2015, et d’éradiquer totalement la maladie à cette date. Un plan qui, dans un premier temps, devrait coûter 6,2 milliards de dollars par an. Au total, 60 milliards pour 2009-2020. Trois seulement ont déjà été trouvés auprès d’Etats, d’agences internationales, d’ONG et de fondations, auxquels s’ajoutent le milliard et quelque déjà dépensé chaque année. Bref, Bono, l’une des figures de l’engagement contre le paludisme a du pain sur la planche pour trouver les 45 milliards qui restent à trouver.

Sur les trois milliards promis hier pour le Plan global d’action sur le paludisme (GMAP), un peu plus de la moitié viendra du Fonds mondial contre le sida et les pandémies, un milliard de la Banque Mondiale. Le reste sera financé par la Grande-Bretagne, la fondation de Bill Gates et d’autres pays, organisations et fondations. Au total, 250 personnes et institutions sont impliquées dans le GMAP.

Lutter contre la malaria, c’est d’abord lutter contre les moustiques. Notamment en développant l’usage des moustiquaires imprégnées d’insecticide longue-durée (il en faudrait 750 millions) ou en diffusant le produit dans 172 millions de foyers, en diffusant des tests de dépistage (1,5 milliards par an) en formant les populations à nettoyer leur environnement pour éviter la formation de flaques d’eau et réduire la prolifération. Le plan vise également à améliorer l’accès aux médicaments tels que l’artémisinine (228 millions de doses par an sont nécessaires), et à accroître le financement de la recherche sur un vaccin. Près de 9 milliards sont nécessaires en dix ans sur la recherche et le développement.

Le palu frappe chaque année 300 à 500 millions de personnes, dont un million en mourra. 80% des victimes vivent en Afrique. Le palu, c’est aussi une réduction de la force de travail des pays les plus touchés, et un frein au développement économique.

Qu’on ne s’y trompe pas. Je n’ai pas rejoint le camp des Bjorn Lomborg qui estiment qu’il est inutile de s’attaquer au réchauffement et que tout l’argent doit être mis dans les objectifs du millénaire (santé, éducation, développement). Mais dans une économie mondiale qui génère des milliers de milliards richesses, que pèsent les cinq milliards annuels face à ces millions de vie épargnées et cet enfer de la pauvreté? C’était combien déjà le cadeau fiscal de Sarkozy à ses électeurs les plus fortunés?

Nous pouvons mener les deux combats de front. Sauver des vies menacées tout de suite par des fléaux comme le palu, et bien sûr le sida. Mais aussi éviter que le réchauffement ne menace d’autres vies dans quelques décennies. De l’argent, il y en a, non?

NB: le plan est détaillé sur un document, en français, publié par le GMAP.