Tu paies, je défends tes intérêts

Posté le 29 juin 2011 dans la catégorie:En bref. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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Il est vachement réglo, ce scientifique. L’astrophysicien Willie Soon s’est illustré ces dernières années par une série de travaux qui dédouanent l’homme de son rôle dans le réchauffement climatique, mais aussi conteste l’idée d’un problème sanitaire avec les émissions de mercure des centrales à charbon, conteste tout impact de l’évolution climatique sur les populations d’ours blancs… De quoi agacer Greenpeace, qui a profité de la loi sur la liberté d’accès à l’information pour enquêter sur les financements du chercheur. Devinez-quoi, ce sont les producteurs d’énergie fossile qui ont le plus contribué au fonctionnement de son laboratoire ces dernières années: le charbonnier Southern, les frangins Koch, Exxon Mobil… Bref, le gars est fiable, tu le paies, et il te renvoie l’ascenseur. Et comme il mange à tous les rateliers, il a expliqué qu’il reste indépendant de ses sources de financement, et qu’il serait même prêt à accepter de l’argent de Greenpeace pour financer ses recherches…

Denis Delbecq

 

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7 Réponses pour “Tu paies, je défends tes intérêts”

  1. toxymoron dit :

    Il me semblait que c’étaient même ses seuls contributeurs.
    Et si ces chiffres sont publics (à quand une loi ‘FOIA’ en France?)pour lui, on sait aussi qu’il n’était pas seul pour manger à tous les râteliers. Feu Fred Seitz était dans cette catégorie, Pat Michaels y est toujours, et il y d’autres climato-ignares, tabaco-saines, créationnistes dans la catégorie.
    Reste à savoir combien de Français ou d’Allemands y figurent (peut être même à l’insu de leir plein gré).

  2. HollyDays dit :

    Mais il publie dans quoi, Willie Soon, quand il traite du réchauffement climatique ou d’épidémiologie ? Dans des revues à comité de lecture, ou dans la presse grand public ? Parce que si c’est uniquement dans la presse grand public, le problème de fond est là, non ?

  3. toxymoron dit :

    C’est un des auteurs du NIPCC (Not-governmental IPCC). Il publie aussi dans Energy&Environment, une revue à comité de lecture (et référencée par exemple par Google Scholar) mais avec des critères étonnants.
    Lui et sa collègue Sallie Balunias ont réussi dans le passé à publier un article dans Journal of Climate (si mes souvenirs sont bons). c’était un coup tellement foireux que la moitié des éditeurs a préféré démissioner plutôt qu’être associé à cela (et l’article est toujours cité par les idiots).
    Et après, on peut être malin. On a vu des articles de climatologie négative dans des revues économiques ou médicales. Aucun scientifique ne voudra faire cela, car aucun de ses pairs ne lit ce genre de revue, et il ne serait jamais cité, mais pour ce genre de charlatans, cela suffit: publié dans une revue à comité de lecture. Internet fera le reste.

  4. Robert dit :

    Pire que Fred Singer ?

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