Selon l’AIE, vent et solaire peuvent peser lourd dans la production électrique

Par Denis Delbecq • 25 mai 2011 à 10:43 • Categorie: Lecture

Intégrer de fortes proportions d’énergies renouvelables dans le mix de production électrique? C’est possible, sous certaines conditions, annonce l’Agence internationale de l’énergie, dans un rapport publié cette semaine. Les experts de l’AIE se sont penchés sur huit pays ou zones économiques pour déterminer la part de sources d’énergies variables, comme l’éolien et le solaire, qui pourraient être injectées dans destabiliser les réseaux.

Sans surprise, le Danemark pourrait être le champion du renouvelable: son mix énergétique pourrait accepter 63% d’énergies renouvelables intermittentes. La zone scandinave vient derrière avec 48%, devant l’Ouest des Etats-Unis (45%), les îles britannique (Grande-Bretagne et Irlande) 31%… En bas du tableau figure bien évidemment le Japon, avec un taux maximal de 19%, en raison de l’absence totale d’interconnexions entre ses réseaux de distribution électrique, qui n’utilisent pas la même fréquence de courant alternatif. La France et l’Allemagne ne figurent pas dans le panel de régions étudiées par l’AIE.

Bien évidemment ces taux de pénétration élevés (19% pour le Japon, ce n’est pas rien) ne sont possible qu’à condition d’améliorer les réseaux électriques, et les interconnexions entre certains pays. Fidèle à sa culture libérale, l’AIE prévient aussi qu’il faudra «assouplir» les marchés de l’énergie, pour favoriser les échanges entre pays voisins. En 2010, le Danemark a produit 10% de son électricité avec du vent, quand l’Espagne affichait 14%.

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