Au menu, vers et grillons, pour soigner son corps et la planète

Par Denis Delbecq • 6 janvier 2011 à 12:59 • Categorie: L'idée

Pour soigner la planète et son système digestif, il faut manger… des petites bêtes, insectes et autres vers. C’est ce que proposent des chercheurs néerlandais qui ont étudié les rejets de gaz carbonique, méthane et protoxyde d’azote, trois gaz à effet de serre, d’un quintette de bestioles. Pour chacune d’entre-elles, l’impact climatique est plus faible que la viande que l’on consomme!

Prenez le ver de farine, le ténébrion, par exemple. A apport calorique égal, il représente cent fois moins de gaz à effet de serre que la viande de bœuf, et dix fois moins que le porc. Et le grillon domestique fait encore mieux, expliquent les entomologistes dans PLoS ONE. Pour les chercheurs, il y a une bonne raison à l’excellente efficacité énergétiques des bugs: ils ne gaspillent pas d’énergie à maintenir leur température corporelle… comme ces abrutis d’animaux à sang chaud.

Il y a deux ans, des chercheurs chinois avaient montré, dans Advanced Spaces Studies cette fois, tous les bienfaits de la consommation de ver à soie pour les astronautes. Ils fixaient la ration quotidienne à 170 vers par jour et par personne, par exemple sous forme de confiture ultra-protéinée. Alors voilà quelques idées de recettes climato-bénéfiques.

• Pain à la farine de grillons tartiné de confiture de ver à soie.
• Blattes d’Argentine grillées (saupoudrer d’origan)
• Purée de larves de criquet à la canelle
• Flocons de cétoine du Kenya (un joli coléoptère qui s’élève facilement) et son coulis de vers de farine.

Bon appétit!

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