L’empire éolien s’est réveillé

Posté le 31 déc 2009 dans la catégorie:A la Une. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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© Denis Delbecq

© Denis Delbecq

Comme chacun sait, le gouvernement de Pékin est noyauté par de dangereux écologistes qui prônent le développement massif de l’éolien, une source d’énergie inefficace, aléatoire et coûteuse. Ces écologistes sont si efficaces qu’ils ont réussi à hisser leur pays au troisième rang mondial de la spécialité, derrière les Etats-Unis et l’Allemagne (1). A ce rythme, la Chine pourrait prendre la tête du classement mondial dans moins de deux ans. Selon l’Agence Chine Nouvelle, 20 000MW éoliens sont désormais installés dans le pays, contre 764 MW il y a cinq ans, et 12 000MW fin 2008. L’objectif de 30 000 MW fixé par Pékin pour 2020 devrait être dépassé dans moins d’un an…

Tandis qu’en Europe, et notamment en France, la contestation des éoliennes est plus forte que jamais, Pékin profite de l’absence de démocratie pour imposer les moulins à vent. Un complément jugé indispensable pour le mix énergétique du pays, tandis que le charbon et le nucléaire doivent aussi se développer massivement. D’ailleurs, en dépit de son essor spectaculaire, l’éolien fournit moins de 1% de l’électricité chinoise, contre 10% en Espagne et 20% au Danemark. Principal avantage reconnu aux éoliennes dans une Chine assoiffée d’énergie et de croissance: le délai de construction des centrales et la possibilité de raccorder les éoliennes au fur et à mesure de leur installation (2).

Cette confirmation de la croissance spectaculaire de l’éolien chinois doit être rapprochée d’une autre information, qui n’a pas été relayée par les médias occidentaux. Le 10 décembre dernier, la première éolienne 100% made in China a été érigée dans le nord-ouest du pays. D’une puissance modeste (3MW), elle montre que les ingénieurs chinois n’ont pas perdu de temps pour acquérir les compétences nécessaires à la construction des générateurs et des pales. Voilà qui devrait permettre à la Chine de poursuivre son programme à marche forcée, voire même, quand sa technologie aura atteint ce qui se fait de mieux (autour de 6MW par générateur), débarquer sur le marché mondial.

Mais tout n’est pas si aérien, au pays de l’éolien chinois, car la connexion au réseau ne suit pas. Ainsi, L’agence Chine Nouvelle expliquait il y a une semaine que seulement 2000 des 7050 MW éoliens installés en Mongolie intérieure sont reliés à un réseau électrique! Principal obstacle: le temps nécessaire pour les chantiers d’installation de pylônes et de lignes à haute tension. Et un moulin à vent pas relié ne sert qu’à brasser… du vent.

La Chine va aussi se doter de centrales hydrauliques de pompage, pour stocker les excédents éoliens et les délivrer dans le réseau à la demande. Au total, 7600 MW de stockage hydraulique sont prévus d’ici 2015.

(1) Bizarrement, Chine Nouvelle classe la Russie en seconde position dans sa dépêche en français (alors que c’est l’Allemagne, la bonne réponse qu’on peut lire dans la dépêche en anglais…)

(2) Au passage, on notera que l’éolien chinois profite à plein des mécanismes de développement propre (MDP) instaurés par le protocole de Kyoto. Pour chaque 50 mégawatts installés, les opérateurs espèrent en tirer un million d’euros.

Denis Delbecq

 

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71 Réponses pour “L’empire éolien s’est réveillé”

  1. [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Francois Lessard et Raphaël da Silva, Denis Delbecq. Denis Delbecq a dit: L'empire éolien s'est réveillé. http://bit.ly/7jHRHg [...]

  2. Gilles dit :

    Bonjour,
    Encore un article qui attaque les énergies renouvelables. Ce n’est pas ainsi que l’on peut montré toute la diversité et tous les avantages de ceux-ci.
    Je trouve que cet article fait plusieurs erreurs et ne reflète pas la réalité.
    J’aurais aimé un peut plus d’impartialité dans vos propos. Les énergies renouvelables ne sont pas le choix de la France, ce n’est pas une raison les calomniés.
    Je propose aux lecteurs un petit livre qui parle d’énergie que vous pouvez téléchargé sur mon site.
    merci et bonne année à tous

    • Denis Delbecq dit :

      Bonjour et tous mes voeux. Je comprends à votre message que vous n’êtes pas un habitué d’Effets de Terre. Car le propos du début de l’article est ironique, comme le laisse penser la première phrase. Il ne s’agit pas d’une attaque contre les énergies renouvelables que je défends contre vents et marées (mes détracteurs doivent sourire en lisant votre message), mais d’un état de la situation de l’éolien en Chine. Désolé de vous avoir agacé.

      • lecture dit :

        Peut-être que Gilles était en mode 2nd degré aussi ^^

        Marrant que 75% des éoliennes soient construite mais inutilisées. Est-ce que, par hasard, la Chine pourrait percevoir son million par 50MW installé sans que les éoliennes ne soient nécessairement raccordées au réseau?

        Si c’est ça et que le coût du raccordement est supérieur au bénéfice tiré de l’électricité, les chinois ne vont pas se donner la peine de raccorder du tout. Autrement dit ils seraient en train de construire des éoliennes juste pour toucher la subvention. Cela ne manquerait pas d’une certaine… poésie.

      • Gilles dit :

        Effectivement je ne comprend votre 2nd degré. (désolé)
        « en dépit de son essor spectaculaire, l’éolien fournit moins de 1% de l’électricité chinoise ».
        je dirais plutôt « en seulement trois ans l’éolien chinois fournit déjà 1% de sont électricité. Et les objectifs d’installé 30 000 MW éolien pour 2020 sera réalisé avec 10 ans d’avance.»
        Et la France dans tout ça? Elle ne s’amuse pas avec ces moulins a vent, elle vend son nucléaire(sic).
        (et la c’est du second degré)

        • lecture dit :

          C’est rigolo que tu traduises « moins de 1% » par « déjà 1% ». Avec seulement 1/3 de raccordement, c’est plutôt 0.3% que 1% -disons 0.5% si le reste est mieux raccordé que la Mongolie intérieure.

          Par comparaison, le nucléaire chinois est passé de 0 à 2% de la production électrique du pays en 16 ans, c’est-à-dire à fait 4 fois plus que l’éolien en 4 fois plus de temps. Cela montre bien que l’avantage de la vitesse de raccordement c’est, disons, de la poésie: vrai pour les premiers MWh, mais quand on parle d’un déploiment significatif cela ne va pas plus vite en éolien qu’en nucléaire.

          Si on prend en compte les 11 centrales en construction (ce qui doublera la production nucléaire chinoise dans les 5 ans), l’avantage au nucléaire en terme de vitesse devient évident. Vérité inconfortable?

          • Tilleul dit :

            Le programme nucléaire chinois a démarré en 1955… Le programme éolien chinois, il y a quelques années…

          • lecture dit :

            Pour la Chine il y a quarante ans de décalage entre le nucléaire militaire (début dans les années 50) et le nucléaire civil (début dans les années 90).

            Pour les dates précises, tu trouveras ça là:

            http://www.cea.fr/content/download/23529/379594/file/Elecnuc2009_les_centrales_nucleaires_dans_le_monde.pdf

            En passant ces quarante ans de décalage démontrent bien que le nucléaire civil n’est pas une étape nécessaire du nucléaire militaire (une intox qu’on voit parfois écrit ça et là).

          • Tilleul dit :

            Mais bien sur… Ce que je vois surtout c’est que tu as pris comme référence le début de construction des centrales au lieu de prendre le début du projet…

            Et personne n’a jamais prétendu que les centrales nucléaires était une étape nécessaire pour le nucléaire militaire par contre tout le monde s’accorde à dire que les programmes de nucléaires civiles sont la voie royale pour accéder au nucléaire militaire (qui ne se résume pas à la bombe au passage mais aussi à la propulsion…)

          • lecture dit :

            J’ai dis très exactement « le nucléaire chinois est passé de 0 à 2% de la production électrique du pays en 16 ans », chiffres vérifiables à l’appui.

            Si de ton côté tu préfères prendre un hypothétique « début du projet » dont tu inventeras la date pour arranger les chiffres… tu vas devoir faire la même chose pour l’éolien. A priori, le début de l’éolien, ça doit chiffrer en centaines ou milliers d’années. Cela n’a aucune pertinence évidement. Pas plus que pour le nucléaire.

            Content de voir que tu as compris que les centrales civiles ne sont en rien un prérequis pour la bombe. Il est bien évident que certains pays, Iran en particulier, essaient de camoufler un programme militaire sous le couvert d’un programme civil. Leur réthorique consiste à dénommer « programme civil » les techniques de retraitement et d’enrichissement (qui sont essentielles pour obtenir une bombe). Tu utilises la même réthorique!

            Il n’est en rien nécessaire d’avoir ces techniques pour développer un programme civil -par exemple les émirats qui viennent de passer commande s’en passent fort bien, ce qui prouve que c’est bien l’électricité qui les intéresse.

          • Tilleul dit :

            Hé non tu t’es planté… La construction des infrastructures qui ont permis de débuter le programme de nucléaire civil chinois datent des années 50 puisqu’il s’agit des mêmes infrastructures de l’armée… Par exemple au début le combustible nucléaire était produit à l’usine d’enrichissement de Lanzhou qui date du programme militaire…

            De plus une centrale nucléaire c’est pas un produit de série mais un ouvrage unique qui doit être adapté à chaque site, et qui nécessite tout un tas d’infrastructures administratives pour permettre son exploitation sans risques (l’ASN qui a rappelé à l’ordre Nicolas Sarkozy sur ce point estime le délai à au moins 10 ans…)

            Le lancement du programme électronucléaire chinois c’est 1970, la décision de construire une centrale nucléaire c’est en 1974… L’annonce de la construction de Qinshan (300 MW… ça produit moins d’énergie que les 3 GW que allemands ont installé en photovoltaïque sur les deux dernières années) c’est 1982. Le début du chantier c’est 1985. La mise en service c’est 1991…

          • lecture dit :

            J’ai dis très exactement « le nucléaire chinois est passé de 0 à 2% de la production électrique du pays en 16 ans », chiffres vérifiables à l’appui.

            Quand on enlève le blabla, il n’y a rien dans ce que tu dis qui le contredise. Comme d’hab tu camoufles ton indigence sous du blabla… tu crois que ça ne se remarque pas?

          • Tilleul dit :

            Comme l’as si bien dit Gilles : « avant de produire il faut construire »

          • Gilles dit :

            avant de produire il faut construire. la construction de la première centrale nucléaire chinoise date de 1985 et sa mise en service commercial débuta en 1994. le programme électro-nucléaire chnois date donc de 25 ans et non 16 ans comme tu l’affirme « lecteur anonyme ».

            or l’éolien chinois est très récente. en 4 ans la chine a installé 20 000 MW. si on prend en compte les 7000MW non encore connecté, cela fait une production minimal de:
            13 000 X 24 X 365 X 0.2 = 22,7 TWh
            en 2006 le nucléaire chinois a produit 55 TWh.

            éolien en 4 ans 22.7 TWh
            nucléaire en 25 ans 55 TWh

            et en plus pour beaucoup moins chère
            alors c’est quoi le plus intéressant?

          • lecture dit :

            Mon anonymat, puisque tu l’évoques, est tout-à-fait provisoire. Pour ne rien te cacher, j’attend d’avoir un livre à vendre.

            La mise en service date de 1991 et non 1994, comme indiqué sur le document que j’ai mis en lien précédement. On y voit également qu’en 2008 le nucléaire chinois a produit 65 Twh. En supposant ton chiffre 2006 exact, ça fait 11Twh en 2 ans, c’est-à-dire autant que l’éolien pour les périodes comparables d’un point de vue de l’état de l’économie chinoise -et ce sans subvention.

            Et en plus c’est moins cher. Mais c’est pas pour ça qu’il faut du nucléaire. Il faut du nucléaire parce que les besoins pour remplacer les fossiles sont énormes, que les ressources éoliennes sont insuffisantes pour y faire face, et que quand on les emploi à grande échelle, la variabilité de leur production impose un back up hydraulique ou fossile. Tant que l’éolien est suffisament faible pour être compensé par l’hydraulique, je n’ai pas de réticence particulière avec ça.

            Mais c’est insuffisant.

        • GML dit :

          Gilles, ceux qui soutiennent l’éolien parlent généralement en terme de puissance installée que de production réelle. C’est plus flatteur car à puissance installée identique, les éoliennes produisent quatre fois moins d’électricité qu’une centrale nucléaire (2000 h nominale contre 8000 h pour une centrale nucléaire).
          Pour comparer ce qui est comparable, il faut comparer la production d’électricité annuelle et non la puissance installée. Cette confusion est même entretenue sur le site de l’ADEME où il est affiché « production éolienne » alors qu’ils n’indiquent que la puissance installée. Il est d’ailleurs difficile de connaître la production électrique éolienne en France.

          • Tilleul dit :

            2000h ? Avec le vent qu’on trouve en Mongolie Intérieure ? Elles sont faites en quoi les pales de vos éoliennes pour faire seulement 2000h avec ce genre de ressources, en fontes ?

            (et une centrale nucléaire c’est plutôt 7000 heures voire 6500 en France et les centrales indiennes font même du moins de 3000 par moment…)

          • lecture dit :

            Si le vent est trop fort, c’est probablement moins. De toute façon, avec un tiers de raccordé au réseau, c’est une blague de discuter du facteur de charge: jusqu’à preuve du contraire ces éoliennes construites en mongolie intérieur sont simplement des pompes à subvention. Les anti-kyoto doivent être morts de rire…

            Concernant le facteur de charge du nucléaire, en 2008 c’était 7400 h (84%) pour les REP (moyenne mondiale pondéré par puissance). A noter que c’est en progression lente mais continue depuis des années (70% en 1975), contrairement à l’éolien où c’est le vent qui décide, et il n’est pas susceptible d’amélioration…

            Source:
            http://www.cea.fr/content/download/23529/379594/file/Elecnuc2009_les_centrales_nucleaires_dans_le_monde.pdf

          • Tilleul dit :

            Hé bien je prends tes propres chiffres :

            France production nucléaire : 418,3 TWh
            France puissance nucléaire : 63 260 MWe

            Rapport des deux : 6600 heures.

            Inde production nucléaire : 13,17 TWh
            Inde puissance nucléaire : 3 782 MWe

            Rapport des deux : 3500 heures

            Monde production nucléaire : 2 603 Twh

            Monde puissance nucléaire : 371 774 MWe

            Rapport des deux : 7000 heures

            C’est énervant les gens qui ne lisent même pas leurs propres sources…

            Je crois que tu as confondu les heures équivalentes pleine puissance avec le facteur de charge telle qu’il est défini par l’industrie nucléaire… A ma connaissance l’industrie nucléaire enlève toutes les indisponibilités des réacteurs qu’ils considèrent comme « planifiée »…

            Au passage pourquoi est-ce que l’Inde a une production si basse ces derniers temps ? Réponse : pénurie d’uranium…

            Le jour où le vent s’arrêtera de souffler ce sera le jour où la terre aura arrêté de tourner autour du soleil…

          • lecture dit :

            J’ai indiqué la moyenne pondérée, tu fais la moyenne non pondérée. Tu sais ce qu’est une pondération quand même?

            Pourquoi l’Inde a une pénurie d’uranium en 2008? Embargo depuis une trentaine d’année. Belle démonstration de la durabilité des centrales: même après trente ans d’embargo, elles fonctionnent toujours à 50%!

            Les éoliennes sont à l’arrêt en moyenne (pondérée!) 80% du temps. Faut-il en conclure que la terre s’arrête durant les périodes sans vent?

          • Tilleul dit :

            Faux une éolienne produit de l’électricité 85% du temps… Si tu croyais que le vent ne souffle que 2000 heures par an en France c’est que tu devrais sortir de la ville de temps en temps… J’ose même pas imaginer ce que deviendrait les courses de voile si le vent ne soufflait que 20% du temps ! T’imagine le temps que ça mettrait le vendée globe ? Je te rappelle qu’une bonne partie de l’Europe dépendait des moulins à vent pour la base de leur alimentation, les pompes, etc… Tu crois que ces gens auraient survécu si le vent ne soufflait que 2000 heures par an ?

            Là ce que t’es en train de me prouver c’est que tu la ramène sur un sujet alors que tu n’as même pas les connaissances qu’obtiendrait un étudiant lors de sa première demi-heure de cours sur le sujet !

            Au passage, un déploiement de fermes éoliennes à l’échelle d’un pays permet d’avoir une production de base comprise entre 1/3 et la moitié de la production annuelle…

            eg:

            http://www.stanford.edu/group/efmh/winds/aj07_jamc.pdf

            Et pourquoi l’Inde est en embargo ? Parce qu’ils ont utilisé l’aide américaine à leur programme civil pour fabriquer des bombes nucléaires…

          • lecture dit :

            Idem: je parle de moyenne pondéré, tu réponds sur une moyenne non pondérée. Suite plus bas.

          • Gilles dit :

            Tu as raison GML, lorsque l’on compare 25 ans de programme nucléaire chinois qui produit 55 TWh par an, et les 4 ans de la toute jeune industrie éolienne qui produit déjà 22 TWh et même 35 TWh lorsque les 7000MW serons connecté, cela montre bien la supèriorité des énergies renouvelables.

          • lecture dit :

            Tu as un exemple où cette supériorité supposée est autre chose qu’un gouffre à subvention?

          • GML dit :

            Gilles, quand on ne fait pas attention à chaque étape d’un raisonnement on peut introduire un biais et montrer des choses fausses. Je sais montrer que 2=1 en 30 secondes… avec une erreur de raisonnement presque imperceptible.
            Ta phrase « cela montre bien la supèriorité des énergies renouvelables » en est une démonstration.
            Les énergies renouvelables sont une excellente manière de produire de l’énergie tant qu’on ne leur demande pas plus que ce qu’elle peuvent donner. Mais avec les subventions des contribuables et l’appétit des lobbies soudain reconvertis dans le vert, on essaie de fait croire n’importe quoi à la population et peut-être en êtes vous une victime.

  3. Marot dit :

    Les Chinois sont remarquablement cohérents.

    Alors que d’autres construisent de l’éolien puis des centrales thermiques mazout ou charbon pour les compléter, ils font l’inverse.
    Les centrales thermiques au charbon d’abord de l’éolien ensuite.
    En centrales à charbon, de 2005 à 2009, ils ont construit 324 GW thermique.
    Le ratio pourrait être de l’ordre de 10% à terme.

    • Gilles dit :

      Construire des centrales thermiques mazout ou charbon après avoir installer de l’éolien?
      c’est du second degré j’espère.
      les problèmes d’intégrations au réseau ne se font sentir que pour une part de l’éoilen qui est éstimé a 20% (mais bien plus dans cetains cas). Or aucun pays n’en est là. même le Danemark qui produit 20% de son électricité a l’aide de l’éolien n’a pas de problème d’intégration.
      donc faire croire que l’on doit construire du thermique fossile lorsque l’on installe des éoliennes est fait avant tout pour refusé celle-ci.

      • GML dit :

        La production éléctrique est principalement faite à partir de gaz et de charbon. C’est pour ça qu’ils peuvent intégrer beaucoup d’éolien. Quand il y a du vent, ils baisse la production d’électricité d’origine charbon et gaz et quand il n’y a pas ou peu de vent (si, si, ça arrive souvent…), ils font tourner à fond leurs centrales à gaz et à charbon pour soutenir la production.
        En France, nous produisons une éléctricité trés peu carbonée grâce aux centrales nucléaires ( environ 80%) et aux barrages ( environ 10%) mais un inconvénient des centrales nucléaires, c’est que leurs production électrique est peu modulable.
        La production de plus de 10 à 15 % d’une électricité éolienne aléatoire et variant fortement suivant les heures et les jours perturberait beaucoup la distribution, à moins de trouver un moyen de stockage électrique à grande échelle et écomiquement viable. Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui, ni à échéance prévisible.

      • BMD dit :

        Le Danemark n’a pas de problème d’intégration? Mais si! Il ne peut atteindre 20 % de sa production électrique que parce que la Norvège lui permet d’utiliser ses barrages hydroélectriques pour réguler son éolien. Calculé sur la totalité du réseau Scandinave, ce qui est le seul calcul ayant un sens,l’éolien Danois représente 3 à 4 % seulement de la production!

  4. Jean-Christophe dit :

    Les chinois ne font que se mettre au système que l’occident tente de leur imposer depuis cinquante ans. Ils sont juste nettement plus nombreux

  5. Tilleul dit :

    Sur le même sujet on oubliera pas l’Afrique qui commence à devenir un marché propice pour les énergies renouvelables connectés au réseau (principalement gràce à la rapidité d’installation et à leur compétitivité)…

    Vergnet a d’ailleurs remporté un contrat de 210 millions d’euros en Ethiopie pour ses éoliennes sans avoir besoin d’interventions de l’Elysée (quoique vu les résultats c’est peut être pas plus mal…).

    http://www.liberation.fr/terre/0101607011-eole-au-service-de-l-afrique

  6. lecture dit :

    @Tilleul (suite de plus haut)

    Je dis: « Les éoliennes sont à l’arrêt en moyenne (pondérée!) 80% du temps. »

    Tu dis: « Faux une éolienne produit de l’électricité 85% du temps…  »

    Est-ce que tu le fais exprès ou tu ne comprends vraiment pas?

    Exemple 1 (une éolienne française typique) produit:
    -10% du temps à pleine capacité (vent fort)
    - 75% du temps à 15% de capacité (vent moyen, production faible)
    -15% à capacité nulle (vent trop faible)

    Exemple 2: Une éolienne dans un endroit très (trop?) venté produit:
    -20% du temps à pleine capacité (vent fort, mais pas trop)
    - 5% du temps à 15% de capacité (vent moyen, production faible)
    -75% à capacité nulle (vent trop fort)

    Avec ton calcul, on conclu que la première éolienne produit de l’électricité 75+10=85% du temps, et la seconde 20+5=25% du temps. Ce n’est pas faux. C’est juste trompeur.

    Avec « mon » calcul (le calcul standard en fait) l’éolienne du cas 1, en moyenne PONDÉRÉE, produit 10%*100%+75%*15%+15%*0%=21% alors que l’éolienne 2 produit 20%*100%+5%*15%+75%*0%=21%.

    Dans les faits les deux éoliennes produisent la même chose, ce qu’on ne voit qu’avec le bon calcul.

    Je soupçonne que tu comprends très bien ces notions, et que la confusion que tu essais d’installer n’a pas d’autres buts que réthorique.

    La même chose quand tu parles de l’Inde. Tu le savais très bien qu’il y avait pas pénurie d’uranium, n’est-ce pas?

  7. Tilleul dit :

    Mais ça devient délirant là… Trouve moi un seul projet éolien sur toute la Terre qui réponde aux caractéristiques de ton exemple 2… (l’exemple 1 n’est pas non plus crédible mais l’exemple 2, est particulièrement RIDICULE… mais je te pardonne ça ça doit être vu dans la deuxième demi-heure de cours…)

    Depuis quand est-ce que tu peux avoir des arrêts « en moyenne pondérée » ? Soit une éolienne est à l’arrêt soit elle est en production… C’est complétement binaire… Oui « à l’arrêt », non « pas à l’arrêt »… La production n’a strictement rien à voir là dedans… Tu as raison c’est effectivement TON calcul…

    Même chose pour l’uranium en Inde : soit il n’y a pas d’uranium et c’est une pénurie, soit il y a de l’uranium et ce n’est pas une pénurie… Vu le peu de diversité dans les différents acteurs du nucléaire (pays possèdant les ressources en uranium, pays possédant les infrastructures d’enrichissement), ça peut arriver à n’importe quel pays et ça arrivera… Sans même aller sur les tensions sur le marché de l’uranium (qui ont reculé depuis qu’on sait que la production nucléaire va stagner c’est pour ça que je ne crois pas à l’idée d’un peak of uranium) une poussée de guerre civile en Namibie ou au Niger, un changement de politique interieur au Canada ou en Australie (loi environnementale sur l’extraction minière) ou internationale (sanction économique de l’UE vers un pays producteur, sanction économique de la Russie vers l’UE…) et c’est tout l’approvisionnement qui s’écroule…

  8. BMD dit :

    Tilleul, les éoliennes tournent 85 % du temps! Certains prétendent même que lorsqu’il n’y a pas de vent, on les fait tourner avec l’électricité du réseau pour qu’on ne puisse pas voir qu’elles ne fonctionnent pas. 85 % c’est l’arnaque classique pour pigeons verts qui n’arrivent pas à comprendre que la puissance effective des éoliennes varie comme le cube de la vitesse du vent, et que cette vitesse varie beaucoup, même quand il y en a.

    A noter dans l’article de Stanford que vous citez que l’utilisation du fameux « foisonnement », censé réguler de manière miraculeuse l’intermittence de l’éolien de manière à offrir une puissance garantie importante, implique si cela fonctionne, que la puissance moyenne en fonctionnement des éoliennes ainsi associées est inférieure à celle des fermes les mieux situées, et que le coût moyen de l’investissement par kWh produit est donc augmenté. La construction de nombreuses lignes à haute tension est également nécessaire. C’est coûteux et cela implique de nombreuses pertes en ligne. D’autre part, il n’existe pas de courbe montrant comment se convoluent les différents productions possibles à l’échelle des US, et l’efficacité de ce foisonnement n’existe donc jusqu’à nouvel ordre que dans les écrits de Jacobson, et de bien d’autres qui rasent gratis. Les courbes de convolution dont je dispose ( Irlande, Allemagne, France), montre qu’à l’échelle de ces pays le foisonnement n’apporte que très peu en puissance garantie. Je dispose aussi d’une courbe à l’échelle de l’Europe, qui montre que là aussi çà n’apporte guère plus, mais je ne peux pas la garantir car je n’ai pas réussi à trouver la publication originale.
    Vous pourrez lire avantageusement l’ouvrage de David MacKay,  » sustainable energy witthout the hot air » que vous pouvez télécharger sur Internet en passant par Google. Ce distingué physicien, spécialiste des problèmes énergétiques, et qui n’a rien contre les éoliennes et les ENR en général, montre la très grande difficulté pour la Grande Bretagne de passer à un mix énergétique composé uniquement d’ENR, en particulier faute de place disponible. Pour réguler les 33 GW d’éolien annoncés par le gouvernement britannique, il montre qu’il faudrait, si on ne veut pas utiliser de gaz, construire des STEP capables de stocker 1200 GWh, soit 40 fois plus que ce qui existe actuellement!! Il oublie d’ailleurs de préciser que cela ferait perdre 25 % de l’énergie produite par ces éoliennes!
    En France, où nos ambitions sont actuellement de 22 GW, il nous faudrait donc 800 GWh de stockage, pour un coût d’environ 100 euros par kWh stocké, soit au total 80 milliards d’euros (20 EPR). avec comme résultat une diminution de 25 % de la quantité d’électricité produite. Bilan: production équivalente à celle de 4 EPR pour le coût de 32 EPR ( coût de construction des éoliennes , plus coût des STEP) . Et où mettre toutes ces STEP?

    L’équipe de Stanford frappe tous azimuths ces temps-ci. Elle a pondu récemment un article idyllique à l’usage des pigeons verts dans  » Pour la Science »Dans l’article de Pour la Science, Jacobson nous fait le même cinéma que celui que vous nous avez fait en nous présentant l’expérience Kombi. En combinant différentes énergies renouvelables, il n’y a aucun problème à fournir toute l’énergie dont l’humanité a besoin. Les surfaces nécessaires, les problèmes posés par l’intermitence, les liaisons nécessaires entre zones géographiques, les coûts, tout cela est balayé en quelques chiffres et affirmations péremptoires, sans démonstration.

    • Tilleul dit :

      Je sais pas vous mais moi si je veux un avis sur l’extraction du pétrole je demande à quelqu’un qui s’y connait en extraction du pétrole, si je veux un avis sur la météorologie énergétique je demande l’avis de quelqu’un qui s’y connait en météorologie énergétique… Il ne me viendrait pas à l’idée de faire l’inverse…

      • GML dit :

        Donc, si vous voulez un avis sur le nucléaire, faites donc confiance à ceux qui s’y connaissent en nucléaire (CEA, Areva,…) et pas à des journalistes tendancieux (Arte) ou pseudo-scientifiques (Sciences et avenir) qui semblent ravir vos certitudes.

        • Tilleul dit :

          Qui vous dit que c’est pas de là que je tire mes informations…

          • GML dit :

            Alors faites leur confiance quand ils vous disent que l’énergie nucléaire est une énergie durable, relativement propre (malgré tout ce qui est dit) et capable de fournir une bonne partie de la production électrique de masse des pays développés dans les 20 à 30 ans à venir, à compléter en appoint par les Enr (barrages, biomasse, éoliennes, solaire, …) et encore et toujours le charbon et le gaz malheureusement pour au moins encore 50 à 100 ans…..

          • Tilleul dit :

            Ben non justement ils disent pas du tout ça… Et vous pouvez même trouver tout ça dans des sources publiques…

            Areva reconnait que même dans le scénarios de renaissance nucléaire le nucléaire ne fait qu’une petite partie des besoins qui sont avant tout assurés par les EnR et l’efficacité énergétique…

            http://www.erec.org/fileadmin/erec_docs/2009Conference/docs/Anil%20Srivastava%20CEO%20AREVA%20Renewable.pdf

            (p5)

            L’augmentation de la consommation énergétique est assurée à 83% d’EnR et d’efficacité énergétique, à 13% de nucléaire et à 4% par les fossiles…

            Et encore, ça c’est s’il y a une renaissance nucléaire… le MIT sonne le tocsin depuis 10 ans sur les problèmes que traverse l’industrie nucléaire… Au point même que la dernière update a leur étude the future of nuclear power se conclut maintenant comme ça :

            « The sober warning is that if more is not done, nuclear power will diminish as a practical and timely option for deployment at a scale that would constitute a material contribution to climate change risk mitigation. »

            Et l’avis de l’industrie le confirme…

            http://www.nuclear.gov/pdfFiles/rpt_KeystoneReportNuclearPowerJointFactFinding_2007.pdf

            C’est cher, on sait toujours pas empêcher la prolifération nucléaire et on sait toujours pas ce qu’on va faire des déchets…

          • GML dit :

            Tilleul, vous avez dû être élevé chez les Jésuites…
            Le premier lien que vous fournissez prévoit que la participation du nucléaire double d’ici 2030 et ça me semble déjà beaucoup (optimiste ?).
            Vous vous noyez dans les chiffres qui vous flattent : 83 % d’augmentation (et c’est trés bien, vive les Enr quand on peut se les payer) ne veut rien dire sur la quantité au final quand on part de presque 0…
            Dans le deuxième lien, vous avez encore une fois extirpée quasiment la seule la phrase qui conforte vos idées dans un texte qui commence par :
            « Nuclear technology is reemerging as a power generation option in the face of concerns about climate
            change, energy demand growth, and the relative cost of competing technologies. After more than a decade
            in which no new nuclear power plants were completed in the U.S., nuclear power is now the focus of
            considerable attention and debate ».

            Quant à la prolifération nucléaire, c’est un souci qui est quasiment indépendant des centrales nucléaires mais que les anti-nucléaires amalgament volontairement.
            Pour les déchets, je vous l’ai déjà dit, ce n’est prévu (renseignez vous) et ce n’est plus un problème non résolu.

            Je n’oppose pas nucléaire et Enr, elles ont chacune leur place mais il ne faut pas faire croire n’importe quoi !

          • Tilleul dit :

            Wow ! Vous aviez le document sous les yeux et vous êtes capable de sortir des énormités pareils !

            Je ne parlais pas « d’augmentation », je parlais de ce qu’on va construire… C’est à dire que dans les 20 prochaines années 83% de ce qu’on va faire de nouveau dans le domaine l’énergie sera de l’énergie renouvelable.

            Et les énergies renouvelables ne partent pas de presque zéro puisque dans le monde elles assurent déjà deux fois plus de besoins que le nucléaire !

            Quant aux deux documents, ben oui on a deux fois le même message « le nucléaire ce serait bien par contre comme on a pas résolu le problème du financement, des déchets et de la prolifération il ne se développe plus »… Vous ne cherchez qu’a voir l’utopique « le nucléaire ce serait bien » moi je m’intéresse à la réalité « le nucléaire ne se développe pas »…

          • GML dit :

            On tourne en rond comme souvent…
            Le gros des énergies renouvelables est depuis longtemps assuré par l’hydroélectricité et le bois et, hélas, ne grossira pas beaucoup plus (un peu quans même). Les éoliennes et le solaire restent encore marginales et, hélas là aussi, le resteront encore longtemps pour des raisons pratiques (intermittences, surfaces) et économiques…
            Que les choses soient claires : j’aimerais beaucoup que les Enr puissent satisfaire la demande d’énergie, en France et dans le monde, mais je vis dans la réalité, même si elle semble différente de la vôtre…

          • Tilleul dit :

            Ok alors on regarde ce qui se passe dans le monde réel ?

            Combien y a-t-il eu de capacités installées en éolien ces 10 dernières années en Europe ?

            Combien y a-t-il eu de capacité nucléaires installées sur la même période?

          • GML dit :

            C’est bien le drameénergétique qui se profile si rien n’est fait pour dire aux européens que l’éolien c’est bien mais que l’énergie nucléaire est indsipensable à un futur écologique et durable!

      • BMD dit :

        Si je comprends bien, les documents que j’ai trouvés (publiés pourtant par des agences gouvernementales, sont inexactes) Vous ne manquerez pas bien sûr de me donner le lien, dont vous disposez bien évidemment sinon vous ne tiendriez pas de tels propos, montrant la courbe de convolution des productions éoliennes à l’échelle de l’Europe, de manière à me mettre le nez sur mes erreurs et me les faire avouer publiquement!
        A propos des STEP, j’ai oublié de préciser que la production électrique prévue par RTE pour les 22 GW d’éoliennes installées en 2025 serait d’environ 45 TWh, soit 8% de la production électrique de l’époque. Il faudrait donc non pas 800 GWh de stockage en STEP, mais 10 000 GWh, pour fonctionner avec de l’électricité uniquement produite par un mix éoliennes-STEP en France, et en fait 25 % de plus, étant données les pertes occasionnées par un tel système! A comparer avec les 30 GWh dont nous disposons actuellement!

        • Tilleul dit :

          Vous savez c’est pas souvent une question de données, la plupart du temps c’est plutot une question de mec au dessus des données qui sait pas trop ce qu’elles veulent dire… Après ça ne vous enlève rien, je suis certain qu’il y a des gens très bien qui ont pour loisir de monter des maquettes du Pentagone pour prouver qu’il n’y a jamais eu d’avion…

          Moi je vous conseillerai plutôt comme lecture « Devenez beau, riche et intelligent, avec PowerPoint, Excel et Word » de Rafi Haladjian…

  9. Tilleul dit :

    Bon je vais être magnanime et considérer le commentaire de Lecture comme une reconnaissance de ses erreurs et son ignorance des bases théoriques et pratiques des sujets sur lequel il intervient de façon plutôt violente…

    Maintenant pour éviter la rumeur qu’a balancé le dit Lecture comme quoi une éolienne non raccordé pourrait bénéficier des mécanismes de Kyoto je vais être obligé d’écrire un peu plus sur le sujet…

    Les CDM (clean development mechanism) ne sont accordés que pour des diminutions d’émissions vérifiées et vérifiables, concrètement pour un projet de génération d’électricité ils sont vérifiés en se basant sur la mesure de la production électrique injectée dans le réseau qu’on vérifie également avec les factures liés à la vente de cette électricité. Une éolienne qui n’est pas connectée au réseau ne peut donc obtenir aucun crédit carbone…

    Le problème n’est donc pas comment vérifier la réalité des projets (le nombre de kWh produit), mais sur quoi peut-on se baser pour calculer la baisse d’émission associé (le nombre de tonnes de CO2 revendu aux entreprises japonaises et européennes soumises au quota). Dans le cas de l’électricité on regarde les options disponibles pour produire de l’électricité et leur rentabilité associée et si on s’aperçoit que les fossiles sont des options moins cher et que le projet ne se fera pas s’il n’y avait pas les revenus additionnels liés aux CDM alors on accorde les CDM, dans le cas contraire on ne les accorde pas… En outre ces CDM ne peuvent venir qu’en « complément » des mesures adoptées sur le sol domestique par un pays pour éviter qu’un pays se contente de ne faire que de l’offsetting…

    « article 17 du protocole de Kyoto : « [...] Tout échange de ce type vient en complément des mesures prises au niveau national pour remplir les engagements chiffrés de limitation et de réduction des émissions prévus dans cet article »

    Ca c’est la théorie, pour la pratique je développe plus bas…

    Deuxième rumeur, aucun projet d’énergie n’a jamais été fait spécifiquement pour récupérer les CDM… Les projets d’énergie capable de se payer l’armée de consultant nécessaire pour faire l’administratif sont des projets lourds qui ne supporteraient pas l’aléa économique de cette bête bizarre (je rappelle que vu que Copenhague n’a rien donné, pour l’instant à partir de 2012 il n’y a plus aucun revenu pour les CDM)… C’est pas franchement un secret que de dire que les projets d’énergie qui postulent pour des CDM sont des projets qui se feraient de toutes façon avec ou sans CDM, en gros on récupère un projet déjà existant et on lui invente ensuite une histoire qui permettra de récupérer ces CDM après coups comme un écolier récupère un bon point.

    Une explication assez complète des problèmes rencontrés par les CDM a été développé par International Rivers ici : http://www.internationalrivers.org/files/DRP2English2008-521_0.pdf

    Egalement quand je disais que ces mécanismes devaient être en « complément » des mesures domestiques, certains pays ont une définition très large de cette expression (permettre aux entreprises de les utiliser à hauteur de 50% ça reste encore du « complément » ?)…

    Depuis des modifications ont été apporté, le bug des gaz réfrigérant a été corrigé par exemple, et là ils sont en train d’essayer de trouver comment régler bug des projets hydros (et maintenant éolien) ce qui explique que depuis décembre l’onu a gelé le dossier de tous les projets éoliens chinois qui ont postulé à l’attribution de CDM…

    Le truc c’est que la Chine a des tarifs réglementés pour l’électricité en fonction des productions… En gros il y a encore peu de temps un producteur d’électricité charbon allait être rémunéré 20 €/MWh et un producteur hydro allait être rémunéré à 10 €/MWh… Résultat il est facile de prétendre que l’hydro aura une rentabilité moindre, quand bien même l’hydro est en fait la génération la moins cher au point de vue global et aurait en fait forcément était préféré du point de vue national pour les gros projets…

    Les projets d’électricité éolien et hydro auraient donc été fait de toutes façon et dans tous les cas parce qu’il s’agissait de la solution la plus adaptée au contexte chinois et ne peuvent pas prétendre au CDM puisque avec ou sans CDM ils auraient quand même été réalisé…

    Pour l’éolien je pense d’ailleurs qu’on peut dire qu’ils se sont foutus de la g. de l’ONU en jouant sur des annulations de projets et des baisses artificielles de subventions ce qui explique la tournure un peu épidermique que cette affaire a prise…

    On est donc très loin de l’idée originelle qui était de permettre le financement de projet à petite échelle comme l’électrification rurale…

    Au final on en revient toujours au problème le plus basique de toutes ces c…eries comme la taxe carbone, c’est qu’elle prenne comme principe que les actions qui doivent être privilégiées sont les actions à court terme qui nécessitent le moins d’argent pour être réalisé…

    C’est une bêtise sans nom pour plusieurs raisons :
    - déjà parce qu’une mesure à court terme peut (et je pourrais même dire va) interférer négativement avec les mesures à long terme puisqu’il n’est pas possible de régler le problèmes des émissions de gaz à effet de serre uniquement avec les mesures à court terme… Genre on va dépenser l’argent pour remplacer une centrale fioul lourd par une centrale fioul lourd un peu plus performante, puis par une centrale gaz, puis par une diminution de la consommation électrique qui permettra de fermer la centrale gaz… Bonjour le gaspillage…
    - ensuite parce que et ça c’est très grave parce que celà revient à substituer par une feuille excel et des calculs financiers ou administratifs le travail qui doit relever des institutions démocratiques et de la concertation locale… Je disais qu’à la base les CDM étaient prévu pour financer l’électrification rurale et pas enrichir Rhodia, alors si on sait déjà ce qu’on veut faire avec, autant mettre cet argent dans un fond d’aide au développement quitte à recourir après coup à des mécanismes de marché pour travailler à la façon la plus efficace de procéder… Si on ne sait pas ce qu’on veut faire avec, alors la première chose à faire ce serait de se poser la question de toute urgence… Le marché n’est qu’un outil pas un guide et encore moins un but à atteindre… L’argent n’est pas une valeur.
    - enfin, parce que même pour les mesures à court terme ça ne sera pas le moyen de trouver les solutions les moins couteuses

    L’Allemagne a étudié son potentiel de baisse des consommations énergétiques, notamment le potentiel économique, c’est à dire les mesures qui permettent de baisser la consommation énergétique tout en gagnant suffisamment d’argent gràce aux économies pour en profiter…

    Le potentiel économique était de 1246 PJ soit 13,2% de leur consommation finale d’énergie…

    Sauf que…

    Ils se sont aussi aperçus que 85% de ce potentiel économique l’était déjà il y a 5, 10, 15 et même 20 ans ! Ce qui veut dire que ce n’est pas une question de cout de l’énergie ou de cout de carbone (que ce soit 40 € ou 300 €) ou de cout de n’importe quoi… C’est en fait une question purement structurelle comme le fait que l’individu qui doit investir dans les mesures d’économie d’énergie n’est pas le même que l’individu qui bénéficie des économies réalisées et celui qui a les capacités de financement, ou qu’il y a un blocage culturel, ou un manque d’information, etc, etc.

    Et ça, ça ne peut se régler par aucune mesure économique ou décisions administratives mais uniquement par une action politique…

  10. miniTAX dit :

    DD a écrit : « Comme chacun sait, le gouvernement de Pékin est noyauté par de dangereux écologistes qui prônent le développement massif de l’éolien, une source d’énergie inefficace, aléatoire et coûteuse. »
    ————————-

    Ah ha, très drôle Denis ! Ce serait encore plus drôle (pour rire jaune) si vous n’aviez pas oublié de mentionner que le développement massif de l’éolien chinois ne s’est fait que grâce à l’argent du moutontribuable européen par le mécanisme dit de « développement propre » (CDM) où nous payons des centaines de millions d’euros/an à la Chine qui a réussi à nous racketter avec des moulins à vents dont plus d’1/3 produisent ZERO électricité (puisque non branchés). En 2009, la Chine a réussi par exemple à faire inclure dans le CDM 318 projets de parc d’éoliennes, qui, je le rappelle, lui permet de faire cracher au bassinet les couillons d’Européens pour chaque tonne fictive de CO2 « économisée » : http://www.theepochtimes.com/n2/content/view/26215/
    Ce n’est ni plus ni moins qu’un remake de l’arnaque des quotas de CFCs où les Chinois construisent exprès des usines factices pour pouvoir les détruire et empocher des quotas tout aussi fictifs mais payés en espèces sonnantes et trébuchantes de la poche des occidentaux. Ils sont parfaitement rodés à ce genre racket planétaire puisque gouvernement chinois est officiellement conseillé par nul autre que Maurice Strong, l’escroc en chef qui est à l’origine de l’hystérie du réchauffement climatique et géniteur de Kyoto.

    Il faut préciser aussi, puisque les journalistes, surtout ceux de la Franchouillie, ont beaucoup de mal à citer les faits réchauffo-climatiques qui dérangent, que la majorité des projets éoliens chinois est largement financée par la Banque Mondiale et la Banque Asiatique du Développement . La première à fond dans le CDM et cherchant à caser la montagne de quotas carbone qu’elle a extorquée de l’Europe (en se remplissant les poches au passage), la seconde ayant pour patron Haruhiko Kuroda qui a eu la lumineuse idée de créer un « Groupe consultatif sur les changements climatiques » – présidé par… le businessman millionnaire Pachauri, patron du GIEC à ses heures perdues mais aussi, entre autres de ses dizaines de casquettes dans le business du carbone, membre de l’Advisory Board de la bourse du carbone de Chicago (dans le droit commun, ça s’appelle conflit d’intérêt voire délit d’initié, dans le monde merveilleux de la FARCE, ça s’appelle la protection du climat).
    En clair, les moulins à vent des Chinois leur coûtent peanuts à avancer, leur rapportent gros avec l’argent qui tombe du ciel occidental et leur permet d’inonder le monde avec des produits s manufacturés à base de charbon à vil prix (comme ils l’ont fait avec le solaire en laminant l’industrie du PV allemande). Sur ces 5 dernières années, les Chinois ont engrangé plus de 100 Mt de CO2 de quotas grâce aux énergies renouvelables, et donc plus d’un milliard de $ payés par les couillons d’occidentaux et chaque année, ça va rapporter (cf l’enquête du FT http://www.ft.com/cms/s/0/128a52de-deaf-11de-adff-00144feab49a.html ). Pas étonnant qu’en hommes d’affaires avisés, ils se ruent dessus, d’autant plus qu’ils ont à leur disposition nos médias pour leur faire du greenwashing gratis. Ils font nos poches, grâce à la complicité de nos idiots de politiciens réchauffistes, sous prétexte de « protection du climat », tout en construisant plus d’une centrale au charbon par semaine ( les normes de pollution chinoises pour ces centrales, je ne vous raconte pas!). Le pire, c’est qu’ils arrivent à faire croire à tout le monde, y compris vous, qu’ils agissent pour le bien de la planète, avouez qu’en terme de propagande, ils laissent la bande de bras cassés de Carbozy sur place.

    Sinon, bonne année 2010 et longue vie à EffetsdeTerre, le blog « envahi » par les négateurs du climat, toujours plus nombreux et de plus en plus négationnistes.

    • Enisor dit :

      Sans vouloir vous vexer, il n’y a guère plus que vous comme « sceptique du climat » dans les environs…

      • Marot dit :

        Hors sujet comme d’habitude.
        On lui parle de moulins à vent chinois et elle répond sceptique du climat ».

        Bravo

        • Enisor dit :

          Je réagissais à la dernière remarque de miniTAX qui parle d’ »invasion » de ce site par des sceptiques du climat.

          Merci de lire les posts avant de critiquer.

          • GML dit :

            Je suis aussi un « sceptique du climat »… et je n’ai pas la prétention de vouloir imposer mon avis à quiconque. Je doute vraiment, c’est tout…

          • Enisor dit :

            Ce qui est tout à fait naturel (douter). D’un autre côté, passe sa vie à douter de tout ne mène nulle part. « Le fou qui marche ira plus loin que le sage qui reste assis » dit le bon sens chinois, justement

          • GML dit :

            Vous vous traitez de fou ?
            Il est parfois utile de s’assoir et de prendre le temps de réfléchir et de déméler le vrai du faux, c’est si rare de nos jours…
            Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il ne faut pas non plus passer sa vie à réfléchir assis.

          • Enisor dit :

            Bah il ne faut pas tout prendre au premier degré comme cela :0)

            Mais pour moi le réchauffement climatique est une cause entendue. Ce qui reste, c’est un peu de viande à ronger sur les os, des détails à paufiner. Il ne faut pas oublier que c’est une hypothèse qui a été proposée il y a maintenant plus d’un siècle. Elle est passée par tous les moulinets possibles de la science…

            Ne rien faire sur ces bases, ce serait comme sortir en plein hiver en maillot de bain sous prétexte que « la météo, c’est chaotique et donc imprévisible » ou parce que « la météo, c’est tellement complexe qu’on n’y comprend rien – d’ailleurs Schtroumpf et al ont publié une étude dans le Slovenian Journal of Meteorology dans laquelle ils remettent en cause la formation des cumulonimbus »

            Parfois, savoir les choses à 80% suffit largement…

          • Peak.Oil.2008 dit :

            Très peu sceptique du climat et pas sceptique des limites à la croissance, je suis sceptique de la reprise économique, je crois que l’effondrement économique en est à ses prémices et que les mois, années à venir seront très riches en évènements chocs.

            Le protectionnisme a reculé ces dernières décennies, c’est évident, mais il est maintenant sur le point de faire son grand retour et cela quoiqu’on en pense. Copenhague en était peut être une première manifestation, c’était, selon moi, la dernière chance d’une législation mondiale de type OMC pour le climat.

    • Peak.Oil.2008 dit :

      Vous sentez vous proche des certaines thèses américaines du Nouvel Ordre Mondial qui soutiennent que le RCA est une arnaque pour anticiper la déplétion des ressources car cette réalité est invendable politiquement ?

      Je ne me sens pas spécialement conspirationiste mais je pense que l’opportunisme est banal et qu’il mène parfois à la manipulation et au complot (les complots égrènent l’histoire). Michael Ruppert, étiqueté conspirationiste (CIA drug smuggling, PNAC, 911), me convainc de plus en plus. Il dit que les élites sont au courant mais qu’elles évitent ce sujet tout en essayant de placer leurs pions, il dit aussi qu’elles sont en train de perdre le contrôle de la situation. Les dirigeants éviteraient ce sujet car elles n’ont pas de solution à apporter. Je rejoins doucement cette analyse.

      “La plupart de gens ont … un appréciation franchement erronée de la situation : cette erreur d’appréciation consiste à croire qu’il y a un besoin urgent de faire prendre conscience aux décideurs et aux dirigeants (…) les problèmes posés par le pic du pétrole et du gaz naturel. Rien ne serait aussi peu fondé. Les décideurs du monde entier sont conscients et anticipent cette crise depuis des années.” – Mike Ruppert (http://www.theoildrum.com/node/6100 )

      Je crois que nous avons atteint THE Limit To Growth et que rien ne remplacera jamais ou ne surpassera dans des proportions significatives notre consommation actuelle de pétrole. Les chinois semblent l’avoir compris (pour ne pas parler des américains), ils se ruent sur les restes de pétrole pour garantir leur futur. Dans ces conditions, Copenhague ne pouvait être qu’un échec.

    • Tilleul dit :

      Dans l’ordre

      - vous confondez les CDM avec les carbon offset du voluntary market… Une éolienne qui ne produit pas d’électricité sur le réseau génère 0 crédit carbone donc 0 $ (voir plus haut)

      - La Chine n’a pas réussi à « inscrire dans le (sic) CDM 318 projet éolien » la Designated National Authorities chinoise a validé 318 projet éoliens qui seront ou on approuvé par l’ONU a Bonn et suivant cette décision permettront de générer ou non des crédits carbones à partir de l’an prochain… (pour l’instant ils sont refusés)

      - les occidentaux ne paient pas de quotas à la Chine puisqu’avec la crise ils ne vont pas en avoir besoin

      - il n’est pas possible de gagner des quotas avec des nouvelles usines à CFC puisque les CDM ne peuvent être gagné que pour des installations antérieures à 2002…

      - les éoliennes chinoises ne peuvent pas être financé par des CDM puisque les crédits carbones ne peuvent être gagné qu’à partir du moment où l’éolienne produit de l’électricité sur le réseau

  11. Madame, Monsieur,
    Nous sommes un groupe d’étudiants effectuant une mission dans le domaine du développement durable.
    Dans le cadre d’une enquête destinée au Ministère du Développement Durable, nous serions intéressés par votre témoignage et vos retours d’expérience sur les éoliennes individuelles.
    Cette étude a pour but de spécifier les attentes et expériences des particuliers vis-à-vis des éoliennes individuelles dans le but d’améliorer les dispositifs d’incitation et la réglementation.
    Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir remplir ce Questionnaire. Il peut être rempli en moins de 10 minutes.
    Nous vous remercions de votre participation.
    http://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dFlPbUZCZzZrbk1UYjVYWFdiYWR0TXc6MA

  12. Madame, Monsieur,
    Nous sommes un groupe d’étudiants effectuant une mission dans le domaine du développement durable.
    Dans le cadre d’une enquête destinée au Ministère du Développement Durable, nous serions intéressés par votre témoignage sur les éoliennes individuelles.
    Cette étude a pour but de spécifier les attentes et expériences des particuliers vis-à-vis des éoliennes individuelles dans le but d’améliorer les dispositifs d’incitation et la réglementation.
    Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir remplir ce Questionnaire. Il peut être rempli en moins de 10 minutes.
    Nous vous remercions de votre participation.

    http://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dFlPbUZCZzZrbk1UYjVYWFdiYWR0TXc6MA

    • GML dit :

      Les éoliennes individuelles constituent une belle arnaque.
      Quelques gogos se sont déjà fait rouler dans la farine par des marchands peu scrupuleux et menteurs. Faire attention…

  13. [...] • L’empire éolien s’est réveillé [...]

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