Rapport du GIEC: les climato-sceptiques affutent leurs armes

Posté le 17 déc 2012 dans la catégorie:A la Une. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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Des militants climato-sceptiques dévoilent le document de travail (non définitif) de l’ONU sur la science du climat, qui sera normalement publié en septembre prochain. Une fuite destinée, notamment à préparer un gros mensonge: le soleil serait responsable du réchauffement climatique. Rien de tel qu’une présentation tronquée pour faire avaler la ficelle aux gogos.

© Denis Delbecq

© Denis Delbecq

Il faut croire que les climato-sceptiques étaient dans la panade: le Climategate de 2009, le plus grand piratage de correspondance scientifique de l’histoire, a fait pschitt. Aux Etats-Unis, la négation du consensus climatique a perdu du terrain depuis deux ans, notamment avec la succession d’aléas climatiques. Alors il fallait frapper un grand coup, histoire de réveiller les troupes. Par exemple, en rendant public le document de préparation du prochain rapport de l’ONU sur le climat (GIEC) —qui doit être achevé en septembre 2013—, quitte à déformer son interprétation pour la cause.

C’est donc ce qui a été fait il y a quelques jours par un certain Alex Rawls, qui se présente comme écrivain/auteur et comme l’un des relecteurs du rapport du GIEC. Un peu comme si je prétendais, moi-même, donner des leçons de climatologie aux scientifiques qui consacrent leur vie à cette discipline passionnante. Bref, le premier « draft » du document est donc accessible au commun des mortels. Et il y aurait un scoop dans ce rapport, à en croire Rawls et ses copains, la preuve que l’idée d’un réchauffement lié aux activités humaines ne serait qu’un immense complot qui dure depuis des décennies. Le coupable serait donc le soleil!

Je ne prendrai qu’un exemple de cette évidente mauvaise foi. Le britannique James Delingpole, journaliste et contributeur du très sceptique Telegraph, a commis un court billet, titré «Réchauffement d’origine humaine: même le Giec admet que le jeu est terminé». Delingpole écrit que «le rapport qui a fuité arment ce que certains d’entre nous soupçonnons depuis très longtemps: la thèse d’un rôle humain dans le réchauffement est affaiblie; le soleil joue un rôle beaucoup plus significatif dans le changement climatique que le consensus scientifique avait accepté d’admettre.» A l’appui de sa thèse, mon confrère de citer un «aveu assassin», un court paragraphe du rapport que je vous livre aussi (il se trouve en haut de la page 43 du chapitre 7):

«De nombreux liens empiriques ont été proposés entre les rayons cosmiques ou les archives d’isotopes cosmogéniques et certains aspects du système climatique (*). Le forçage lié au seul changement d’irradiance solaire ne semble pas expliquer ces observations, impliquant l’existence d’un mécanisme d’amplification tel que l’hypothèse d’un lien entre CGR et nuages. Nous mettons l’accent ici sur les relations observées entre CGR et les propriétés des nuages et des aérosols.»

Une petite explication s’impose: il est question ici d’un mécanisme supposé, dans lequel les rayons cosmiques joueraient un rôle dans la formation des nuages et des aérosols, rayons dont l’intensité est liée à l’activité du soleil. La lecture de ce paragraphe laisse donc penser que le rôle de l’activité solaire aurait donc été sous-estimé. Le hic, avec cette citation reprise par Delingpole, c’est qu’elle est tronquée et sortie de son contexte. Car la section consacrée à cette question a été omise, et elle dit exactement le contraire de ce que les climato-sceptiques ont envie d’entendre:

«Bien qu’il existe quelques preuves que l’ionisation liée aux rayons cosmiques pourrait renforcer la nucléation des aérosols dans la troposphère libre, il existe un niveau modéré de preuve et un fort niveau d’accord sur le fait que le mécanisme d’ionisation lié au rayonnement cosmique est trop faible pour peser sur la concentration en noyaux de condensation de nuages ou son évolution au cours du siècle dernier ou durant un cycle solaire d’une quelconque manière significative. L’absence de tendance en matière de rayonnement cosmique depuis cinquante ans [2 références] fournit un autre argument fort contre l’hypothèse d’une contribution majeure des rayons cosmiques sur le changement climatique en cours.»

La publication en septembre prochain du rapport du GIEC (ou plus exactement du premier volet, les autres s’étaleront sur un an) promet une nouvelle guerre idéologique conduite par les lobbies du carbone, et leurs alliés de circonstance. Car on connait l’essentiel des travaux sur lequel il s’appuie, qui est publié ou en cours de publication. Pour avoir mené l’enquête pendant près de deux mois, et interrogé de nombreux scientifiques, le constat semble plus solide que jamais. Le GIEC confirmera que le réchauffement climatique observé au cours du XXe siècle ne peut s’expliquer sans les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines. Et prédisent une hausse de température (par rapport à l’époque pré-industrielle) dans une fourchette voisine de 2°C à 5°C d’ici 2100 suivant le scénario retenu. Et pas question cette fois d’invoquer des projections socio-économiques hasardeuses pour balayer ces projections: les physiciens ont travaillé dans le cadre d’hypothèses purement physiques sur des niveaux de gaz à effet de serre possibles en 2100. leur quatre scénarios s’inscrivent entre un optimisme outrancier (qui implique une politique forte et immédiate —peu probable— ainsi que notre capacité, à partir de 2070 environ, à pomper du CO2 dans l’atmosphère) et un pessimisme de mise quand on observe le business as usual, et la faillite des politiques publiques amplifiée par la crise économique. En septembre prochain, nous aurons une fourchette des trajectoires possibles, aux sociétés humaines de faire leur choix.

NB. Pour ceux qui lisent la prose scientifique, je vous propose une traduction (rapide et) complète de la totalité du sous chapitre consacré à cette question dans le pré-rapport. Désolé pour le jargon, que j’ai parfois adouci par des remarques entre crochets, sans italiques.

Denis Delbecq

 


    38 Réponses pour “Rapport du GIEC: les climato-sceptiques affutent leurs armes”

    1. [...] Voir l’article d’Effets de Terre associé. [...]

      • Olivier MONTULET dit :

        Monsieur vous avez encore beaucoup de chemin intellectuel à faire avant de pouvoir prétendre aptes à condamner ceux qui ne pensent pas comme-vous. Ça me rappelle d’ailleurs une méthode qui faillit avoir la tête de Copernic et Galilée. A votre article je répondrait par ma réaction à un article paru dans la Libre Belgique.
        Ma réaction à l’article paru dans la Libre Belgique: Les climatosceptiques ont-ils voix au chapitre?
        http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/784469/les-climatosceptiques-ont-ils-voix-au-chapitre.html

        « L’épistémologie étudie les mét
        hodes, les outils, les présupposés de la science, le non-dit, ce qui va de soi, ce que tout le monde fait sans se poser de question, bref, ce qu’on tient pour vrai » Eric Schwarz

        Il est très symptomatique de constater que les rares fois où un non-climato-agnostique a une tribune dans la presse, systématiquement lui est collé à sa suite un démenti d’un climato-dogmatique (l’inverse jamais). Il faut dire que les septiques critiques (au sens le plus élevé de la science et de l’intellect au point d’être le fondement même de la science) ont tellement l’habitude, et c’est la rançon de ceux qui parlent contre le dogme –depuis toujours–, de ne pas avoir droit à la parole, qu’ils n’en sont plus meurtris mais, au contraire, sortent de ce constat encore plus convaincus de la nécessité de porter leur critique. Les dits climato-sceptiques forts de leur liberté de penser, de leur rigueurs intellectuelle, philosophique, épistémologique et scientifique sont bien mieux armés que les climato-agnostiques, la presse et les politiques qui eux n’ont que leur certitude, c’est-à-dire leur foi, qui s’appuient sur un dit consensus lui-même n’ayant rien de scientifique. Je ne parle pas des écolos qui ne savent même pas ce qu’est être conséquent ni le sens des mots rigueurs, critique scientifique. Ils sont croyant un point c’est tout ! Il vrai que la peur de la colère de la nature, à l’instar, pour d’autres, de la peur du Dieu vengeur, de la peur de la loi du marché ou de la peur du massacre social quand ce n’est pas la peur de l’autre –ce qui se généralise–, est leur fond de commerce.
        On reproche au climato sceptique de ne pas proposer de contre modèle mais Les climato-sceptiques sont sceptiques sur bien des aspects de la théorie apocalyptique du réchauffement anthropique du climat. Il ne s’agit pas pour eux d’apporter un contre-modèle, ça n’aurait aucun sens, le climat est instable et changeant depuis toujours. Pour faire bref les climato-sceptiques estiment beaucoup trop réductrice la théorie qu’il dénie. Cette critique est avant tout épistémologique. Or l’épistémologie est à la base de toute discipline, scientifique en particulier.
        « L’unanimité dans l’opinion peut convenir à une Église, aux victimes terrorisées ou ambitieuses de quelque mythe (ancien ou nouveau) ou aux adeptes faibles et soumis de quelque tyran. Mais la variété des opinions est indispensable à une connaissance objective. Et une méthode qui encourage la variété est aussi la seule méthode compatible avec des idées humanistes » (Feyerabend P., (1998) Contre la méthode, esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance, (1979) Seuil p. 46 et p. 348).
        Olivier MONTULET

        • toxymoron dit :

          En science , on n’a pas des « opinions » mais des arguments. Vous n’avancez aucun argument, donc votre discours n’est pas scientifique.
          Tous ces mots pour ne rien dire font de vous un ignorant, ou un croyant, selon vos convictions intimes, mais pas un ‘climato-sceptique’.

          Toutes ces belles paroles ne feront rien contre la destruction de la civilisation humaine qui nous attend avant la fin de ce siècle.

          • Robert dit :

            oups, mauvaise manip!

            Cette inexistence d’arguments scientifiques disais je les oblige à employer des moyens confinant à la voyouterie comme ce qui a été fait avec le draft de l’AR5.

            • Olivier MONTULET dit :

              Je n’ai pas à répondre, ici, par des arguments. Je réclame par contre des arguments épistémologiques aux climato-agnostiques qui me semblent méconnaitre totalement cet exercice de rigueur à la base même de toute discipline scientifique et je puis vous garantir, mais de nouveau je ne tiens pas à m’étendre ici, le lieu n’est pas propice, des arguments épistémologiques qui déconstruisent le mythe du réchauffement anthropique catastrophiste il n’en manque pas.

          • Christian dit :

            La destruction de la civilisation ? Rien que ça? Vous nous refaites le coup du calendrier maya et de Bugarrach? Respirez donc un coup, ça ira mieux…

        • Robert dit :

          «  » » » »On reproche au climato sceptique de ne pas proposer de contre modèle mais Les climato-sceptiques sont sceptiques sur bien des aspects de la théorie apocalyptique du réchauffement anthropique du climat. Il ne s’agit pas pour eux d’apporter un contre-modèle, ça n’aurait aucun sens, le climat est instable et changeant depuis toujours. «  » » » »

          Le problème c’est que le climat de l’holocène fut remarquablement stable du moins jusuq’au milieu de XXème siècle; cette stabilité permettra le développement de notre espèce. Quand aux arguments scientifiques des climatopseudosceptiques, ils sont tout simplement inexistants et cett inexista.

          • Olivier MONTULET dit :

            En effet la science a des arguments pour justifier d’une théorie – qui n’est pas une vérité même scientifique-. Mais il faut que ces arguments soient construits avec rigueur que seule l’épistémologie peut garantir. Si une théorie à besoin de consensus pour se justifier c’est que les arguments ne sont pas solides. Car une théorie qui a des arguments solides n’a pas besoin de consensus, elle se suffit à elle même. Par ailleurs, c’est très consternant d’entendre les climato-agnostiques crier au consensus pour dénier les positions de ceux qui par le fait même de ne pas adhérer à leur théorie prouvent qu’il n’y a pas consensus.

        • bratisla dit :

          Réponse simple : Les climatosceptiques ont voix au chapitre s’ils ne disent pas du caca. Le problème est qu’on parle d’individus qui pour beaucoup ne savent même pas utiliser le second principe de la thermodynamique correctement – il suffit de voir WUWT …

          « Il ne s’agit pas pour eux d’apporter un contre-modèle, ça n’aurait aucun sens, le climat est instable et changeant depuis toujours. »
          Ca, c’est de la bêtise en barres

          1) dans le principe même, tout laisser tomber parce que oh ben c’est difficile hein n’est pas une démarche scientifique, c’est une démarche d’étudiant flemmard

          2) les phénomènes physiques à la base sont connus (absorption de la lumière incidente, échauffement, répartition de la chaleur, couplage thermo-mécanique). C’est même connu depuis le XIXme siècle (Fourier) . Dire que le climat est instable, sans expliquer pourquoi et comprendre les mécanismes, revient au point 1) : la flemme, ça ne fait rien avancer (contrairement à la procrastination)

          3) dire que les climatosceptiques n’ont pas à faire de contre-modèle n’est pas correct épistémologiquement : il y a « en face » des modèles qui font des prédicas, donc si les climatosceptiques veulent prouver que leur interprétation est meilleure il faut qu’ils fassent des prédicas meilleurs. Donc des modèles.

          Il va falloir revoir certains points en épistémologie, j’en ai peur.

        • Dan dit :

          Merci Olivier,

          Je vais ajouter un point scientifique que tout le monde peut vérifier et qui prouve que ce n’est nullement un mensonge que de dire que le Soleil réchauffe la planète (en fait c’est tellement évident !) pour répondre à l’auteur de l’article (i.e. « Une fuite destinée, notamment à préparer un gros mensonge: le soleil serait responsable du réchauffement climatique. ») :
          http://www.woodfortrees.org/plot/sidc-ssn/from:1880/to:2012/mean:12
          (ssn signifie « sun spot number »)
          où l’on voit clairement que la seconde moitié du XXe siècle correspond à un maximum d’activité solaire qui serait sans précédent depuis plusieurs milliers d’années (et qui explique au passage le refroidissement que l’on observe depuis une quinzaine d’année maintenant).

          Mais selon le GIEC, cela n’aurait rien à voir avec l’optimum contemporain !…

          • Robert dit :

            Dan,

            Le soleil chauffe la lune exactement de la même façon que la terre et pourtant les températures sur la lune sont totalement différentes.

            D’autre part, la baisse de l’activité solaire n’a induit aucune baisse des températures contrairement à ce que vous prétendez. l’augmentation de l’effet de serre a un effet largement supérieur à la baisse de l’activité solaire.

            • GML dit :

              Un truc « hilarant ».
              Maintenant que nos amis Allemands savent qu’ils vont émettre beaucoup de CO2 avec la construction de 23 centrales au charbon (dont une de 2200 MW inaugurée discrètement en avril dernier) pour remplacer leurs centrales nucléaires, ils commencent à sortir des articles et des études qui montreraient que le CO2 n’est pas responsable du réchauffement climatique…. histoire de se dédouaner à l’avance ?

    2. HollyDays dit :

      @ Denis

      Ça fait plaisir de vous lire à nouveau. Et merci pour cette traduction, en effet, très instructive et détaillée.

    3. Gallas dit :

      Ce qui manque a beaucoup d’adorateurs du GIEC, c’est un peu de connaissance historique du climat. Cela leur permettrait de relativiser les discours politiques sur le sujet.

      Pour commencer, une courbe moins connue que celle dont on nous abreuve sans cesse, mais qui provient bien du GIEC (IPCC) dans son rapport de 1990 :

      http://www.ipcc.ch/ipccreports/far/wg_I/ipcc_far_wg_I_chapter_07.pdf

      Voir page 202 : p.8/44 du pdf.

      Bien différent de la vision politique qui a suivi et qui sévit dans les médias depuis.

      Vous noterez aussi que les courbes qu’on nous présente sans cesse commencent en 1850-1860.

      Comme par hasard à la sortie du Petit Age Glaciaire.

      • Robert dit :

        Gallas,

        S’il s’agit de la courbe montrant l’optimum médiéval et le PAG cette courbe est issue des travaux de Lamb et elle figure par erreur dans ce rapport car cette courbe montre les températures du centre de l’Angleterre et non les températures globales.

      • bratisla dit :

        Ce qui manque à pas mal de « sceptiques », c’est une capacité de lire. Par exemple, Rawls n’a même pas été fichu de se rendre compte que ses affirmations « appuyées » par la citation tronquée du draft de l’AR5 étaient contredits dans le paragraphe même.

        Et pour la courbe de l’IPCC, dégonflage par ici : http://scienceblogs.com/stoat/2012/10/08/more-use-and-abuse-of-ipcc-1990-fig-7-1c/
        Notamment l’image sortie et bien transformée par certaines personnes bien connues pour appuyer leur petite histoire ….

    4. patricedusud dit :

      Merci pour ce post documenté qui change des anathèmes et autres disqualifications qui font avec le mépris et la manipulation les méthodes préférées des climatosceptiques.
      Il est assez vain et assez dérisoire devant les enjeux que représente l’évolution du climat et le rôle incontestable des activités humaines dans son réchauffement de vouloir systématiquement chercher la polémique et dévier le débat scientifique vers un affrontement de croyances.

      • GML dit :

        J’aime bien le « incontestable ».
        Ne vous en déplaise, je le conteste…

        • Robert dit :

          «  » » »Ne vous en déplaise, je le conteste » » » »

          Avec quels arguments svp ?

          • Mrielle dit :

            Et vous ? Vous êtes scientifique ? vous êtes un expert du climat ? vous pouvez prouvez le rôle « incontestable » des activités humaines sur le climat ?
            Non. CQFD

            • Robert dit :

              Mrielle

              Si vous aviez lu un tant soit peu la littérature scientifique sur le sujet ou au moins les rapports du GIEC vous sauriez que ce fait ne fait plus débat dans la communauté scientifique et que la responsabilité humaine est bel et bien prouvée.

              En attendant, j’attends toujours les justifications de GML …

          • Dan dit :

            Je répond pour GML,

            les arguments sont scientifiques, mais il faut comprendre que la blogosphère et les media sont complètements pollués (il faut comprendre qu’il y a les dirigeants d’un côté – qui connaissent des choses que nous ne connaissons pas – et des « moutons » de l’autre.
            Bref, si vous avez déjà ça en tête ça vous permet de voir à travers les mailles du filet. Je vous donne une indication :
            http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2535.htm
            il y a presque 15000 ans les océans sont montés 10 fois plus vite qu’ils ne montent (prétendument !) aujourd’hui : les troglodytes de l’époque connaissaient-ils le pétrole ? non, il est donc parfaitement possible que des cause « naturelles » cause un réchauffement, et surtout sans que le CO2 en soit responsable.
            Autre exemple :
            http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2009/10/21/1752512_le-president-des-maldives-sous-l-eau-mais-pas-les-maldives.html
            Les Maldives souhaitent bénéficier des subsides internationaux que peuvent générer des actions politiques d’envergure internationales. Le gouvernement sera donc prêt à tout, communiquer, faire des reportages pour crier au loup, et ceci est vrai dans toutes les organisations gouvernementales et inter-gouvernementales telles l’ONU bien évidemment.
            A vous d’aller croiser les informations, trouver des articles pondus par des scientifiques les plus indépendants possibles (en lisant leur CV, en se renseignant) et vous pourrez vous forger une idée. Mais entre nous le CO2 émis par l’homme est un pet de souris dans le stade de France (amusez-vous à comparer le poids des émissions de CO2 au poids de l’atmosphère et vous verrez) ensuite sachez que les échanges sont très importants et que l’homme n’intervient que pour un très faible pourcentage. Personne n’a encore prouvé que l’augmentation de CO2 était dû à l’homme bien que l’Académie des Sciences l’affirme

            Ensuite vous pourrez lire ce genre de blog
            http://www.hacene-arezki.com/
            quand vous connaissez un peu l’auteur vous comprenez qu’il ne peut qu’être beaucoup plus sincère que n’importe quel auteur du GIEC & co…

            Bien à vous
            Dan

    5. bratisla dit :

      « les climatosceptiques affûtent leurs armes »

      Faut croire qu’ils ont fini par transformer leurs armes en cure-dents à force d’affûter, parce que cette histoire a fait pschiit en un temps record. Notez d’ailleurs que plus ça va, plus ces histoires font pschiit vite : cette tentative a été coulée dans la journée, et les tentatives suivantes n’ont même pas réussi à sortir de la blogosphère … Pas la faute d’une « conspiration réchauffiste », mais juste que les affirmations sont tellement délirantes et grossières que même les journalistes généralistes se rendent compte de leur ridicule.

      Perso j’aurais titré « les climatosceptiques deviennent désespérés et ont recours à des ficelles de plus en plus grosses ». Mais c’est chouette de vous avoir à nouveau en ligne.

    6. bratisla dit :

      Par contre, bémol sur le futur raepport IPCC : si on en croit le draft, ils vont affirmer que les modèles de banquise arctique tiennent la route. C’est valable pour les variations dans l’année, mais les mesures de ces dernières années montrent que la tendance à la diminution est largement sous-estimée par tous les modèles – ce qui est très préoccupant.
      J’espère qu’ils vont corriger cela dans le document final.

      D’autre part; il faut préciser que Mr Rawls, comme Mr Monckton, est effectivement reviewer. C’est juste que la procédure pour devenir reviewer est excessivement simple : chacun pouvait devenir reviewer en s’inscrivant en ligne. Du coup, les fuites étaient inévitables – ainsi que l’encombrement à cause du nombre de reviews de qualité trop inégale
      John Mashey propose un système bien meilleur : chacun peut devenir reviewer dans un système ouvert, mais chaque review est notée par les pairs avec note discriminatoire si la review est jugée particulièrement stupide. Chacun peut contribuer, mais chacun doit contribuer utilement. Amha ça serait bien meilleur (avec abandon des NDA, qui ne servent à rien sinon à entretenir des fantasmes).

    7. Robert dit :

      Olivier Montulet @

      «  » » »Car une théorie qui a des arguments solides n’a pas besoin de consensus, elle se suffit à elle même. » » » »

      Le réchauffement climatique n’ a pas besoin d’un consensus, le consensus s’est établi de lui même au vu des résultats des études scientifiques. En clair c’est le réchauffement climatique qui est à l’origine du consensus et non le contraire.

    8. J’interviens peut-être un peu tard dans la discussion, mais je tenais à signaler que le chapitre 5 du pré-rapport du Giec intitulé « Informations à partir de documents d’archives paléoclimatiques » va dans le même sens que le présent article. La Faq 5.1 de ce chapitre pose la question de savoir si le soleil est un des facteur majeur du changement climatique (Is the Sun a Major Driver of Climate Changes?). La réponse, bien sûr argumentée, se conclut de la manière la plus claire qui soit: « En résumé, le forçage solaire et volcanique et la variabilité interne ont joué un rôle dominant dans les 10.000 dernières années lorsque les gaz à effet de serre étaient presque constants. Au cours des dernières décennies, l’effet anthropique est devenu le facteur dominant de forçage. Au cours des décennies à venir le forçage solaire ne jouera qu’un rôle mineur. »
      Libre après à chacun de croire ou de ne pas croire au changement climatique d’origine humaine, mais les faits scientifiques ont la tête dure. Mauvaise foi, citations tronquées ou sorties de leur contexte constituent peut-être des moyens de communication efficace. Elles ne changent ni le réel et ni ses données.
      Cela dit je suis heureux que le « négation du consensus climatique » soit en perte de vitesse même si j’ai tendance à partager le pessimisme final de Denis Delbecq.

    9. Gallas dit :

      Alors, où en sommes-nous ?

      Un peu d’histoire climatique pour s’apercevoir que le « réchauffement climatique » n’est pas nouveau.

      Comme lors de cette période du moyen-âge … l’hiver 1116 est si remarquablement doux que les fraisiers fleurissent encore durant la mauvaise saison et qu’on peut cueillir en maints endroits les fraises avant la fin de l’hiver officiel !

      http://www.meteo-alsace-wimmenau.org/pages/climat1100.htm

      Lire aussi cet article de la revue « La Recherche » de juin 1999.

      http://www.dissident-media.org/infonucleaire/LaRecherche_n321_juin1999.pdf

      Des fraises à Noël à Liège en 1116 et des figuiers à Cologne vers 1200.

      • bratisla dit :

        parler d’histoire climatique pour parler d’une année est faire une contradiction dans les termes. Vous parlez de météo, pas de climat.

        Si on parle du climat du Moyen-Age tel qu’il a été reconstruit par différentes méthodes, allez voir à http://www.skepticalscience.com/medieval-warm-period-basic.htm qui explique déjà.

        Enfin, le papier que vous listez a un encadré très intéressant p.68. L’avez-vous lu ?

        @robert : l’article de la recherche vaut le coup d’oeil, notamment l’encadré p.68. Et l’article est paru avant que les reconstructions des années 2000 (Mann 99, Moberg 2005, etc. ) sortent, les journalistes n’étaient à l’époque pas au courant des dernières avancées.

        • Robert dit :

          «  » » » l’article de la recherche vaut le coup d’oeil, notamment l’encadré p.68. Et l’article est paru avant que les reconstructions des années 2000 (Mann 99, Moberg 2005, etc. ) sortent, les journalistes n’étaient à l’époque pas au courant des dernières avancées. » » » »

          Je sais.

      • Blase dit :

        Heu j’ai des fraisiers qui font encore des fruits sur ma fenêtre alors qu’il a neigé la nuit dernière et que le thermomètre affiche une température en-dessus de zéro. C’est l’optimum de mon rebord de fenêtre? Qu’est-ce que les générations futures seront sensées en conclure? Qu’on peut se balader en bikini sans choper une pneumonie alors que nous sommes en plein hiver?

        Ce qui est intéressant en lisant l’article de la Recherche c’est précisément la mise en garde « qu’il faut se méfier des conclusions trop générales qu’on peut tirer des rendements agricoles (…) ». C’est en tous cas l’avis de l’historien qui s’y exprime. Plus frappant encore c’est de voir que cela fait débat pour le métérologue dont on dit qu’Al Gore (un climatosceptique bien connu lol). Par ailleurs, ne doit-on pas se méfier des écrits de cette époque affirmant qu’il faisait bon vivre dans les colonies d’Eric Le Rouge? Ai-je plus de raison d’y croire qu’aux cités d’or?

    10. Robert dit :

      «  » » »Alors, où en sommes-nous ? » » »

      C’est simple ça n’a jamais été si chaud mondialement parlant, ce qui fait que les articles que vous citez ne sont guère pertinents même s’ils sont exacts (à vérifer).

    11. Luca dit :

      je trouve que les climatosceptiques ne servent a rien

    12. Pierre-Ernest dit :

      Ce que montrent aussi les documents qui ont « fuité » de l »AR5, c’est que les températures de surface ne suivent pas, mais pas du tout, les prévisions des modèles :
      (http://www.kaltesonne.de/?p=7293)
      Le minimum que devrait faire le GIEC, ce serait peut-être de le reconnaître.

      • bratisla dit :

        ah bon ?

        http://www.realclimate.org/images/model12.jpg

        Puisqu’on fait tout un foin de l’ « imprécision » des modèles, autant le reconnaitre jusqu’au bout et regarder la moyenne des modèles et leur écart type. Les températures restent dans l’écart type, et il n’y a aucun signe statistique de refroidissement (thèse proclamée par kaltesonne, entre deux délires sur ce qui se passe dans le Soleil et une ignorance crasse des lois de la thermodynamique).
        Les modèles fonctionnent pour les températures de surface. Ils ne fonctionnent pas pour l’extension de la glace arctique, qui disparaît bien plus vite que les prévisions. Ca c’est inquiétant, et ça effectivement le processus du GIEC ne le reconnaît pas. Il faudrait cependant savoir si cela vient du conservatisme des auteurs imposé par la pression extérieure ou carrément de la censure de certains Etats (Arabie Saoudite, Canada, etc. )

    13. Blase dit :

      Je me permets un petit hors-sujet. DDq va-t-il nous faire un petit article sur les gaz et pétrole de schiste?
      PS : je comprendrais très bien que ce message soit effacé très rapidement. Je ne savais simplement pas ou faire cette suggestion.

    14. BMD dit :

      DDq, les RCP du GIEC sont des trajectoires de référence, mais qui restent quand même un échantillonnage des trajectoires utilisées auparavant, qui sont des élucubrations politicoéconomiques prédisant les émissions de CO2 à partir des combustibles fossiles sans tenir compte des limites géologiques de leur production (cf les travaux de l’ASPO). Le GIEC n’a jamais voulu à ce propos en débattre avec les spécialistes des combustibles fossiles. Il existe cependant des modèles qui en tiennent compte, et qui ne sont pas le fait du GIEC. Tous ceux que je connais donnent des résultats proches, sinon inférieurs, au scénario RCP le plus bas!
      Ne pas tenir compte de la réalité géologique de la production des combustibles fossiles est le point faible des travaux du GIEC, pas la physique.

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