Le «cloud computing», un radiateur domestique

Posté le 4 août 2011 dans la catégorie:En bref. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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Ils sont vachement malins, les chercheurs de Microsoft. Partant du principe que la demande de «cloud computing» (1) va exploser à l’avenir, ils proposent d’installer les serveurs dans les logements, plutôt que dans ce qu’il est convenu d’appeler «fermes informatiques», ces grands centres où s’entassent des milliers de machines. Avantage: la chaleur intense libérée par les ordinateurs pourrait servir à chauffer les habitations (ou des bureaux), au lieu de réchauffer les petits oiseaux à l’aide de climatiseurs voraces en énergie. Les as du «cloud» pourraient donc améliorer leurs profits. Evidemment, il y a quelques os, et pas des moindres: l’électricité est généralement vendue plus chère aux particuliers qu’aux industriels, l’unité de bande passante vers internet aussi, les serveurs devraient être éteints lorsqu’il fait trop chaud pour éviter la clim’ et, bien sûr, la sécurisation de ces serveurs serait bien compliquée. Mais selon les calculs des chercheurs de Microsoft, il faut étudier sérieusement la question car cela apporterait 300 à 500 dollars d’économie annuelle par serveur, aux Etats-Unis. Et les habitants verraient leur facture de chauffage réduite à presque zéro. Mais ce serait du «cloud computing saisonnier». On met tout le monde en vacances en été?

(1) Le partage de ressources informatiques via internet (puissance de calcul, espace de stockage), à l’instar des services EC2 d’Amazon, App Engine de Google et bientôt iCloud d’Apple.

Denis Delbecq

 

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7 Réponses pour “Le «cloud computing», un radiateur domestique”

  1. Ratmanoff dit :

    et c’est garantie sans bruits ?

  2. ElaX dit :

    Quand même, les gens de Microsoft seraient plus avisés de se préoccuper de nous faire des logiciels et de l’internet qui consomment moins d’énergie plutôt que de chercher à masquer cette consommation dans du chauffage.
    Ceci dit, la consommation d’énergie des serveurs constitue certes un gisement de chaleur non négligeable et en croissance, mais les data center actuels regroupent beaucoup de serveurs et on est partis dans une logique inverse.

  3. Tilleul dit :

    Ca existe déjà dans les pays qui ont une tradition du réseau de chaleur comme la Scandinavie (ex en Finlance : http://www.reuters.com/article/2011/05/10/idUS67637+10-May-2011+HUG20110510 ).

    Il y a un projet de green IT que j’aime bien c’est celui d’AMD et HP d’une espèce de smart cloud computing : http://www.greentechmedia.com/articles/read/amd-and-the-solar-powered-datacenter/

    Le principe c’est d’avoir des mini-datacenters répartis là où il y a du vent et du soleil qui se mettront à calculer en fonction des ressources renouvelables disponibles… l’avantage c’est que ça coute rien de tirer de la fibre optique pour relier ces datacenter alors que tirer des lignes de transmission électriques c’est autre chose…

    • toxymoron dit :

      « ça coute rien de tirer de la fibre optique pour relier ces datacenter »
      On voit que ce n’est pas vous qui tirez ces fibres.

  4. Tilleul dit :

    …et j’oubliais de mentionner OVH qui AMHA est un cran au dessus de tout les acteurs du secteur en matière d’efficacité énergétique.

  5. Shadok dit :

    En redispatchant les données stockées dans le cloud chez des particuliers (potentiellement utilisateurs de ce cloud), on va les faire payer pour utiliser un service de stockage… chez eux !

    Génial !

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