Le trou d’ozone: la guérison prendra du temps

Posté le 17 mai 2011 dans la catégorie:En bref. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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En voilà une bonne nouvelle: le trou de la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique aurait bien commencé à se résorber, annoncent des chercheurs dans les Geophysical Research Letters. Une équipe australienne affirme avoir trouvé le moyen de corriger les observations des fluctuations naturelles, pour tenter d’y trouver un «signal». Le niveau d’ozone aurait regagné 15% depuis la fin des années 1990. La mauvaise nouvelle, c’est que le trou n’est pas près d’être comblé, en dépit de l’interdiction de l’usage des CFC, instaurée avec le Protocole de Montreal en 1985 (et ratifié aujourd’hui par 196 pays): d’après le modèle australien, en 2085, le taux d’ozone chutera encore une fois tous les dix ans sous le niveau relevé en 1980. Bref, les patagoniens et les manchots ont encore du mouron à se faire.

Denis Delbecq

 

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9 Réponses pour “Le trou d’ozone: la guérison prendra du temps”

  1. [...] Via Scoop.it – Environnement par la CFTC HUSEn voilà une bonne nouvelle: le trou de la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique aurait bien commencé à se résorber, annoncent des chercheurs dans les Geophysical Research Letters. Une équipe australienne affirme avoir trouvé le moyen de corriger les observations des fluctuations naturelles, pour tenter d’y trouver un «signal». Le niveau d’ozone aurait regagné 15% depuis la fin des années 1990…Show original [...]

  2. HollyDays dit :

    «en dépit de l’interdiction de l’usage des CFC [...]: d’après le modèle australien, en 2085, le taux d’ozone chutera encore une fois tous les dix ans sous le niveau relevé en 1980.»

    Beaucoup du gens ont du mal à sortir du schéma simpliste « action »/ »réaction immédiate ». Or, sans parler des effets non linéaires et des effets de seuil, nombre de mécanismes naturels comportent des effets retard très significatifs (tout bêtement : l’action produit une réaction qui arrive avec retard).

    Il a fallu plusieurs décennies pour que les premiers CFC injectés dans la basse atmosphère rejoignent la stratosphère et fassent de l’effet sur l’ozone qui s’y trouve (premier effet retard). Période pendant laquelle les hommes ont continué à produire et à envoyer dans l’atmosphère des quantités de plus en plus importantes de CFC (multiplication par 2 tous les 12 ans environ entre 1960 et 2000). Par ailleurs, il faut plusieurs décennies pour que les mécanismes naturels décomposent une molécule de CFC située dans la stratosphère (second effet retard). Période pendant laquelle cette molécule continue à détruire un peu de l’ozone qui l’entoure.

    Donc inévitablement, il faudra encore attendre de nombreuses décennies avant que l’interdiction de l’usage des CFC ait un effet vraiment significatif sur la concentration d’ozone stratosphérique. (Rappelons en passant que cette interdiction n’est devenue totale, à l’échelle du monde entier, qu’à la toute fin de la décennie 2000-2010, soit plus de 20 ans après le premier accord de Montréal ! Même si une baisse très importante de la production et de la consommation avait déjà été réalisée dès la fin des années 1990.)

  3. Toxymoron dit :

    Il ne faut pas non plus oublier que le dérèglement climatique provoque un refroidissement stratosphérique qui favorise la formationd’un trou, à tel point qu’on a maintenant droit à un trou d’ozone en Arctique aussi.

  4. miniTAX dit :

    Eureka, nos climastrologues ont trouvé un moyen pour torturer les données jusqu’à ce qu’elles avouent. Bref, de la pseudo-science assistée par ordinateur, on est connaît déjà la musique avec le RCA.

    Pas étonnant que James Lovelock ait dit (pourtant c’est un grand prêtre du l’Eglise de Climatologie) : « la corruption de la science [des CFC et de la couche d'ozone] est telle qu’environ 80% des données faites à l’époque sont soit truquées, soit faites de manière incompétente »
    (« the corruption of science in that was so bad that something like 80% of the measurements being made during that time were either faked, or incompetently done. ») http://www.guardian.co.uk/environment/blog/2010/mar/29/james-lovelock

    Mais comme dans toute bonne propagande, surtout quand le coupable désigné, c’est l’Homme, plus c’est gros, mieux ça passe

  5. gpiton dit :

    A regarder les mesures réelles, cela ne n’est pas évident ; Il y a un plateau autour de 25% depuis le début des années 90. Voir sur le site de la Nasa et sur le lien du tableau des records depuis 1979 : http://ozonewatch.gsfc.nasa.gov/
    Mais si c’est un modèle qui le dit ……

  6. gpiton dit :

    Ps : La Patagonie ne se trouve pas sous le « trou d’ozone ».
    Voir toutes les images mensuelles sur http://ozonewatch.gsfc.nasa.gov/monthly/monthly_2010-10.html

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