Le chantage à l’emploi n’a pas marché

Posté le 2 sept 2009 dans la catégorie:Droit de suite. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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En juin dernier, je vous avais raconté le peu de cas que les industriels de l’automobile faisaient des règlements européens. Ils faisaient alors pression sur l’Union européenne pour obtenir un délai d’au moins deux ans, sur l’interdiction qui leur est faite à partir de 2011 d’utiliser le R134a dans les climatiseurs, un gaz fluoré qui contribue à l’effet de serre. Une législation entrée en vigueur en 2006, qui laissait cinq ans pour s’y conformer. Bien évidemment, en plein crise automobile, les industriels ont tenté d’apitoyer l’UE en expliquant que le changement de gaz ferait grimper les prix des voitures de 40 à 200 euros. Un joli chantage à l’emploi qui n’a pas fait plier Bruxelles. Selon Reuters, la Commission Européenne a fait savoir qu’elle fera appliquer le texte à la date prévue. Mais le plus étonnant dans tout ça, c’est une petite phrase en fin de dépêche. Selon des fabricants de climatiseurs alternatifs, Mercedes et Général Motors leur avaient passé commande pour être prêts à temps, avant d’annuler leur engagement sans justifier le revirement. Il faudrait peut-être obliger les constructeurs à apposer la mention «Le fabricant refuse de réduire les émissions de gaz à effet de serre de ce véhicule» sur toute voiture présentée comme écologique dans les pubs…

Denis Delbecq

 

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7 Réponses pour “Le chantage à l’emploi n’a pas marché”

  1. Alain Henry dit :

    Attention ligne 3: 2011 et as 2001

  2. Tilleul dit :

    « Car makers…have had billions of euros in support from national governments, and it is time that they took a lead in helping reach Europe’s ambitions of reducing the release of global warming gases »

    Mouarf! Pan dans les dents!

  3. TT dit :

    Sans compter les attaques plus ou moins déguisées contre la réglementation environnementale, sous prétexte de crise économique. Cf. http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/06/01/quand-la-crise-economique-devient-pretexte/

  4. Marot dit :

    Le précédent fluide frigorigène CFC avait été interdit pour faire les affaires de Du Pont de Nemours, avec pour mauvais prétexte la trop fameuse couche d’ozone de l’Antarctique.

    Pour qui les bruxellois travaillent-ils aujourd’hui ?
    Quel lobby chimique nous fait-il imposer des surcoûts ?

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