Champignon, l’ami qui nous veut du bien

Posté le 5 nov 2008 dans la catégorie:Le mot. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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Deux nouvelles sur le front des champignons. Ou comment fabriquer du pétrole et limiter l’effet de serre.

Décidément, les champignons sont à la fête. Mardi, j’avais raconté aux lecteurs du web de Science & Vie comment un spécialistes des micro-organismes escompte produire de l’agrocarburant avec un champignon microscopique. Et aujourd’hui, je lis sur Reuters que les champignons des régions boréales libèrent moins de gaz carbonique quand la température se réchauffe, et qu’ils atténuent donc l’effet « boule de neige » attendu dans les régions nordiques (vous savez les conséquences du réchauffement qui amplifient le réchauffement). Depuis qu’Obama est élu, la planète va mieux, vous ne trouvez pas?

Denis Delbecq

 

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3 Réponses pour “Champignon, l’ami qui nous veut du bien”

  1. BMD dit :

    @DDq, la production d’hydrocarbures par les microorganismes constitue un des bestsellers parmi les solutions miraculeuses présentées périodiquement aux pigeons verts pour qu’ils puissent continuer à roucouler dans le calme. accessoirement, çà permet d’obtenir des crédits pour les labos!
    Jusqu’à présent, seules les bactéries méthanogènes produisent plus que des traces d’hydrocarbures, et il ne s’agit que de méthane( biogaz). D’autres microorganismes ont par contre la mauvaise habitude de se nourrir d’hydrocarbures plutôt que d’en produire.

    Donnez-moi donc le nom de ce champignon, que je puisse me renseigner!

  2. BMD dit :

    @DDq, puisque vous ne voulez pas me répondre, il s’agit de Gliocladium Roseum. Tout le petit monde du journalisme pseudoscientifique semble s’être enflammé à ce sujet, si l’on en juge par les articles en boucle sur Internet. En allant aux sources, on découvre qu’un dénommé Strobel a analysé l’atmosphère au dessus de cette moisissure et trouvé des hydrocarbures. Suivant la nouvelle et détestable habitude des revues scientifiques, il n’est possible que de trouver le résumé de la communication, pour le reste, il faut sortir le carnet de chèque.

    Cependant, même avec ce résumé, on peut comprendre qu’il ne s’agit que de microtraces, et que, contrairement à ce qui est affirmé, la composition n’a rien de celle du gazole. Je doute à la lecture de ce résumé que ce Strobel ait la moindre idée de ce qu’il y a dans le gazole. Bien entendu, il y va de son petit couplet sur le rôle possible, selon lui, des moisissures dans la formation des gisements de pétrole!

    J’ai observé au cours des années bien des situations de ce genre, entre le méthane primordial de Thomas Gold ( l’astronome , petit copain du président Carter), la formation des gisements de pétrole à partir des hydrocarbures qui se trouvent dans les peaux d’orange (eh oui, il y en a même plus que dans les émanations de notre petite moisissure, et ils ont une composition très particulière), la formation du pétrole dans les glaces du pôle par synthèse inorganique, selon un jésuite brésilien qui devait avoir pris un coup de chaud.
    Pour excuser les journalistes et les politiques,qui entretiennent régulièrement toute cette mythologie, les plus grands scientifiques commettent de grosses erreurs, en général parce qu’ils connaissent peu de choses de ce qui n’est pas de leur spécialité. Un exemple est Mendeleiev, qui ne croyait pas à l’origine du pétrole à partir des débris organiques contenus dans les roches parce que, disait-il, il n’y a pas de vie aux profondeurs où se forme le pétrole. Il n’avait pas compris que les roches contenant de la matière organique, çà se dépose en surface et çà peut s’enfouir à des kilomètres de profondeurs. Il avait une excuse, à son époque, la géologie était balbutiante.

  3. Denis Delbecq dit :

    Franchement, BMD, vous exagérez. Je donnais le lien vers l’article que j’ai écrit pour le site de Science et Vie. Où vous auriez trouvé le nom du champignon si vous n’aviez pas eu la flemme de cliquer. Et lisez cet article, je parle de « molécules volatiles hydrocarbonées » et pas de gazole. Non mais!

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