Le charbon américain tente une percée

Posté le 14 nov 2007 dans la catégorie:Le site, Rubriques. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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Indispensable le célèbre DeSmogBlog, un site qui tente de chasser les écrans de fumée érigés par les sceptiques du réchauffement. Hier soir, ses animateurs pointaient le lancement d’un formidable site, America’s Power. Lancé en octobre dernier, pour le compte d’un client dont le nom n’apparaît pas dans les bases de données de l’internet, le site America’s Power est une ode au charbon. Vous savez, le truc tout noir qui sent mauvais, qui génère (un peu) de radioactivité et des quantités astronomiques de gaz carbonique…

C’est un monument. On y rappelle que la vie serait triste sans électricité (pas d’internet, de télé, de téléphone portable ou d’air conditionné) et que la moitié de l’électricité américaine provient du charbon. On y vante aussi le coût de production le plus bas (23 des 25 centrales américaines qui fournissent l’énergie la moins chère fonctionneraient au charbon). Et tenez-vous bien, les centrales à charbon sont «70% plus propres» qu’avant… grâce à 50 milliards de dollars investis dans des nouvelles technologies.

America’s power pointe aussi vers l’actualité heureuse du charbon: un projet de centrale-prototype à 1,8 milliards de dollars dans l’Illinois, qui sera non polluante; Un communiqué de la firme Union Pacific qui a tiré une quantité record de charbon de ses mines du Wyoming; Un texte expliquant que le durcissement des normes sur les rejets de mercure (les centrales à charbon sont championnes) ne règlera rien au problème du mercure, sous-entendu on oublie les normes, et j’en passe.

Derrière le site, une organisation vieille de sept ans, America for Balanced Energy Choices (L’Amérique en faveur de choix énergétiques équilibrés). Elle rassemblerait 150 000 personalités, des community leaders, de tout le pays. Et derrière ABEC, on trouve la force de frappe les 28 producteurs américains d’électricité de charbon… Et partout des relents de nationalisme, sur le thème «une source d’énergie bien de chez nous». (Remarquez, on les les mêmes avec notre trio Etat-EDF-Areva).

Alors mesdames, messieurs les sponsors du charbon, pourquoi ne publiez-vous pas les vrais chiffres de vos radiateurs de climat? Et si j’ai déjà écrit le prochain billet de ce site, il ne paraîtra que jeudi matin, embargo oblige. Plein de chiffres sur le charbon vous aurez, promis.

Image © United States Geological Survey

Denis Delbecq

 

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125 Réponses pour “Le charbon américain tente une percée”

  1. BMD dit :

    @Lecture, selon les commentaires de Sortir du Nucléaire, les spécialistes de la désinformation à l’échelle industrielle, à l’article du Monde sur la lettre de Hansen, ce dernier n’est pas compétent en Génération IV. Peut-être, mais SDN l’est-elle quand on lit dans cet article que les surgénérateurs, çà n’a jamais fonctionné et que ce ne sera jamais possible, alors qu’il y en a 6 de puissance moyenne en service dans le monde depuis maintenant plus de 20 ans,dont en France le réacteur Phénix, et que Superphénix serait en fonctionnement depuis 10 ans si Jospin ne l’avait pas fait fermer sous l’injonction des » Verts »(et aussi, quel manque désastreux de vision à long terme, parce qu’il était à l’époque jugé non rentable).
    Et il faut être vraiment gonflé pour se plaindre maintenant du coût de cet arrêt, alors qu’on fait partie de ceux qui l’ont réclamé, sachant (?) le coût que cela aurait pour le contribuable.
    @Tilleul, vous allez pouvoir maintenant vous défouler sur Hansen, qui prétend les mêmes choses que moi.
    A propos de l’EEA, je constate qu’elle a validé les données d’Externe sur le charbon, celles que j’ai utilisées dans mes critiques sur le développement des centrales à charbon. Elle n’a pas validé celles sur le nucléaire, et demande un complément d’information. Mais bien sûr, il faut absolument pouvoir comparer de manière indiscutable charbon et nucléaire, et diffuser largement les conclusions.
    Mais l’EEA commence bien mal, en utilisant OEKO, laboratoire Allemand auteur de la base de données GEMIS, comme source d’information. J’ai eu la curiosité d’aller voir d’un peu plus près, et j’ai trouvé un texte d’une grande médiocrité d’un point de vue méthodologique sur les coûts et les externalités des différentes sources d’énergie. De plus certaines données sont de toute évidence fausse, comme le calcul du coût de l’électricité nucléaire sur la base d’une durée de vie moyenne des centrales de 25 ans! J’ai fait part de mes observations, mais j’attends toujours la réponse. Sans vouloir faire de procès d’intention ( truquage volontaire par exemple), c’est quand même curieux de la part de l’EEA, de s’appuyer ainsi sur un seul laboratoire, qui publie en outre des données fausses pour des choses simples, alors qu’il en existe bien d’autres en Europe !

    Quant à vos affirmations sur le potentiel des ENR pour produire de l’électricité, fasse le ciel qu’elles soient exactes un jour. Mais pour l’instant, en dehors de l’hydroélectricité,1% de l’électricité mondiale est ainsi produite. Quand à votre avis pourra-t-on arriver à ne serait-ce que 10 %? Et l’Allemagne produit peut-être 15 % de son électricité avec des ENR, mais toujours 60 % avec des fossiles, et 25 % avec du nucléaire. Pendant que vous rêver, l’Allemagne fume, et le Monde fume!

  2. Lecture dit :

    ==== Tilleul
    votre seul et unique argument c’est “on ne peut pas tout faire avec les EnR”, ce qui est un argument classique de l’industrie du nucléaire et du charbon
    ====

    C’est ce que n’importe qui de bonne foi constate. Arrête donc deux minutes de faire l’autruche:

    « Nuclear power: it would be great if energy efficiency, renewable energies, and an
    improved (”smart”) electric grid could satisfy all energy needs. However, the future of our
    children should not rest on that gamble. The danger is that the minority of vehement antinuclear “environmentalists” could cause development of advanced safe nuclear power to be slowed such that utilities are forced to continue coal-burning in order to keep the lights on.
    That is a prescription for disaster. »

    C’est un suppôt de l’industrie charbonnière qui dit ça? Franchement!

    ==== BMD
    selon les commentaires de Sortir du Nucléaire, les spécialistes de la désinformation à l’échelle industrielle, à l’article du Monde sur la lettre de Hansen, ce dernier n’est pas compétent en Génération IV
    ====
    Hansen: « je ne m’aventurerais pas à dire lequel parmi les différents types de centrale GIV est le meilleur, c’est au-delà de mes compétences ».
    Sortir du nucléaire: « Hansen dit lui-même qu’il n’est pas compétent ».

    No comment ;)

  3. BMD dit :

    Encore un article sur les déchets des centrales à charbon.Cet article vient bien sûr d’un grand journal Américain, pas d’un journal Allemand ou Français.

    « NYTimes.com »

  4. Tilleul dit :

    « si Jospin ne l’avait pas fait fermer sous l’injonction des” Verts”(et aussi, quel manque désastreux de vision à long terme, parce qu’il était à l’époque jugé non rentable). »

    J’ai beau parcourir le site de l’assemblée, du sénat et les rapports dans tous les sens, il n’y a rien qui justifie ces dire… Superphenix a été arrété parce que c’était un projet qui était très cher pour au final avoir un truc qui marchait mal et était impossible à reproduire à l’échelle industrielle.

    http://www.senat.fr/questions/base/1997/qSEQ971003728.html

    « Réponse. – L’honorable parlementaire attire l’attention du Premier ministre sur l’arrêt du surgénérateur  » Superphénix « . Conformément à ses engagements politiques, et en particulier ceux pris par le Premier ministre lors de la campagne législative, le Gouvernement a en effet décidé le 2 février 1998 l’abandon de Superphénix, prototype lancé dans les années 70, dans un contexte de pénurie d’énergie et de faiblesse estimée de ressources en uranium. Cette centrale est désormais inadaptée au contexte actuel. En outre, ce prototype, qui constituait un saut technologique considérable, a été difficile à maîtriser et a coûté beaucoup plus cher que prévu. Il ne peut en l’état constituer un modèle à répliquer à l’identique dans un programme d’équipement en surgénérateur. Pour autant, Superphénix représente une technologie très riche, développée par des personnels particulièrement motivés et performants, qui ont montré que la France savait mettre au point des équipements technologiques innovants de très haut niveau. Il faudra tirer profit de l’expérience accumulée et poursuivre les recherches dans le domaine des réacteurs à neutrons rapides pour l’avenir à plus long terme. Lorsque le Gouvernement a pris la décision d’arrêter Superphénix, le réacteur était à l’arrêt, le Conseil d’Etat ayant annulé le décret autorisant son fonctionnement. Le précédent Gouvernement n’avait pas signé le décret autorisant Superphénix à redémarrer en tant que centrale de production électrique ; de plus, un rapport de la Cour des comptes stigmatisait son coût global. Le Gouvernement a donc décidé que Superphénix ne redémarrerait pas, même pour une durée limitée. Pour autant, les opérations de démantèlement dureront plusieurs années et seront à la charge d’EDF. Le Gouvernement entend mettre à profit l’expérience qui sera acquise lors de ce démantèlement, en vue de celui des centrales classiques. Par ailleurs, le Gouvernement a confirmé la poursuite des recherches sur la transmutation, de manière à fournir au Parlement les moyens de prendre des décisions sur l’aval du cycle 2006. A court terme, les programmes de recherche nécessaires pour le respect de la loi 1991 ont été orientés sur Phénix, réacteur de taille plus petite mais conçu dès le départ à des fins de recherche. Phénix est particulièrement souple pour l’expérimentation, du fait notamment de la brièveté du cycle, et permet de disposer d’une instrumentation adaptée aux études expérimentales. Sa montée en puissance a été décidée en 1998, après avis favorable de l’autorité de sûreté. Comme suite à une première campagne d’essais, ce réacteur fait actuellement l’objet de travaux de jouvence afin de pouvoir répondre aux programmes de recherche jusqu’en 2004. »

    C’est pas les verts qui ont décidé de l’arrêt de superphénix, c’est le vide des caisses de l’état… Regretter superphénix, c’est un peu comme regretter le concorde ou le minitel (c’est d’ailleurs les mêmes personnes qui le faisait à cette époque)…

    « De plus certaines données sont de toute évidence fausse, comme le calcul du coût de l’électricité nucléaire sur la base d’une durée de vie moyenne des centrales de 25 ans »

    C’est effectivement faux, l’age moyen des 117 réacteurs nucléaires ayant déjà été arrêté est de 22 ans… Mais bon je pense qu’on peut être gentil et arrondir à 25 ans…

  5. Lecture dit :

    Sénat: Superphénix représente une technologie très riche, développée par des personnels particulièrement motivés et performants, qui ont montré que la France savait mettre au point des équipements technologiques innovants de très haut niveau.

    Tilleul: un truc qui marchait mal

    Sénat: Il ne peut en l’état constituer un modèle à répliquer à l’identique

    Tilleul: impossible à reproduire à l’échelle industrielle

    Sénat: Conformément à ses engagements politiques, et en particulier ceux pris par le Premier ministre lors de la campagne législative, le Gouvernement a en effet décidé le 2 février 1998 l’abandon de Superphénix

    Tilleul: C’est pas les verts qui ont décidé de l’arrêt de superphénix

    ==> Pffff….

    Tilleul: on peut être gentil et arrondir à 25 ans…

    ==> pour toi l’age moyen d’une centrale, c’est 22 ans, soit moins que l’age moyen des réacteurs actuellement en fonction en France. Pffff….

  6. Tilleul dit :

    « ==> pour toi l’age moyen d’une centrale, c’est 22 ans, soit moins que l’age moyen des réacteurs actuellement en fonction en France. Pffff…. »

    Ce n’est pas « pour moi » c’est le résultat du calcul statistique, mathematics don’t lie… On prend les réacteurs nucléaires commerciaux qui ont été éteint car arrivé en fin de vie, on regarde combien de temps est-ce qu’ils ont duré et on trouve 22 ans… Parce que les réacteurs nucléaires actuellement utilisé c’est aussi des réacteurs qui sont pas super bien conçu, parce que c’était des premiers essais ou que les opérateurs trouvaient que les travaux pour prolonger la vie des réacteurs coutaient trop cher, parce qu’ils étaient mal entretenues, etc… La France n’est pas le monde… Pour regarder l’impact d’une solution à un instant t, on prend l’état de cette solution à un instant t… Pas le meilleur cas disponible, pas la promesse sur le papier des technologies futures pas encore mis en place, mais toute le panorama ce qui inclut le moins bon comme le mauvais…

  7. Tilleul dit :

    Au passage ce n’est pas le Sénat qui posait la question, c’était Alain Peyrefitte, sénateur RPR…

  8. Lecture dit :

    >c’est le résultat du calcul statistique, mathematics don’t lie…

    Il y a trois sortes de mensonges: les petits, les gros, et les statistiques.

    Démonstration ici: l’espérance de vie, c’est l’age moyen après que tout le monde soit mort. Prendre l’age moyen des centrales fermées sans compter que la majorité est encore en marche, c’est comme prendre une cohorte de jeune gens de 10 ans et calculer leur espérance de vie sur la base de l’age moyen de ceux qui sont déjà mort.

    C’est une façon de mentir qui marche auprès de ceux qui veulent bien se laisser berner, mais ça ne résiste pas deux secondes à une pensée critique. Je ne sais pas d’où tu sors ce calcul à la con, mais visiblement il y a des sujets sur lesquels tu acceptes bien docilement de te laisser berner.

  9. miniTAX dit :

    Tilleul a écrit : « On prend les réacteurs nucléaires commerciaux qui ont été éteint car arrivé en fin de vie, on regarde combien de temps est-ce qu’ils ont duré et on trouve 22 ans… »
    —————————————

    Ca c’est une affirmation extraordinaire qui demande des preuves extraordinaires.
    Les réacteurs commerciaux arrêtés sont une part minuscule sur le parc actuel qui a facilement une moyenne d’âge > 20 ans. La centrale de Fessenheim par ex. la plus veille du parc français a maintenant 30 ans au compteur personne n’envisage de l’arrêter avant les 40 ans pour lesquels elle a été conçue. Au contraire, il est question de prolonger à 50, voire 60 ans ce qui est en train de se faire pour la plupart des centrales des pays occidentaux.

    Votre chiffre de 22 ans est donc parfaitement fantaisiste et je vous défie de le démontrer, ne serait que pour un seul pays (déjà, pour trouver quelques centrales commerciales occidentales arrêtées à 22 ans d’âge, je vous souhaite bon courage !).
    C’est comme si vous débarquez dans un bar à motards et vous bombez le torse en disant « j’ai une bécane d’enfer qui fait 50 cm3 et 0 à 100 en 23 secondes » ! Il faut maîtriser un minimum les ordres de grandeur pour éviter le ridicule (mais bon, je doute que le ridicule vous effraie).

  10. miniTAX dit :

    @BDM, le plus drôle dans l’histoire, c’est que Phénix (un surgénérateur donc) a fonctionné et fonctionne toujours parfaitement et produit chaque année… autant de kWh que toutes les éoliennes de France et de Navarre réunies.

    Comme dirait Tilleul, « les maths, ça ne ment pas ».
    C’est pour ça qu’il évite soigneusement les maths dans ses arguments anti-nucléaires ;)

  11. Tilleul dit :

    J’ai dit que pour l’instant à la date t on sait qu’un réacteur nucléaire hors nucléaire militaire tient en moyenne 22 ans ce qui est la borne inférieure… 25 ans de durée vie ça me parait pas déraisonable puisque le parc nucléaire français qui est considéré comme une exception est conçue pour une durée de vie de 30 ans ( http://www.industrie.gouv.fr/energie/nucleair/epr_2_9.htm ) et qu’on ne saura s’il est possible de prolonger le parc a 40 ans que lors de l’avis de l’autorité de sureté nucléaire qui donnera son avis au cas par cas.

    Quand aux réacteurs commerciaux déjà arrété il y en a eu une centaine… contre 400 réacteurs en opération actuellement…

    « Some 100 commercial power reactors, as well as over 250 research reactors and a number of fuel cycle facilities, have been retired from operation. »

    http://www.world-nuclear.org/info/inf19.html

    Une part « minuscule » vous avez dit ?

  12. BMD dit :

    @Tilleul, allez donc voir la base de données GEMIS, concoctée par OEKO, et utilisée par l’EEA! Certains tableaux sont un défi au bon sens,et un étudiant qui aurait produit ce genre de tableau à son professeur serait prié de revenir passer son examen l’année suivante, mais je dois dire que j’y retrouve les modes de calcul qui sont les vôtres! Vous serez donc d’accord avec les conclusions, même si vous pensiez que les données ont été outrageusement tordues.

    Votre calcul de la durée de vie moyenne des centrales nucléaires, du même tonneau que celui d’OEKO, est une absurdité, mais çà ne vous empêche pas de le produire. Vous mélanger des centrales de toutes natures, alors que seules les centrales destinées à la production d’électricité commerciale sont à prendre en considération. Or partout dans le monde, les durées de vie des centrales actuellement en fonctionnement sont prévues à 30 ans, et de plus en plus à 40 ans, sinon même parfois à 60 ans.

    J’ai sous les yeux les statistiques de production des électricités renouvelables produites par Observer dans son rapport 2008: au total l’éolien et le solaire font fin 2007 moins de 1% de la production mondiale d’électricité, 0,85% pour l’éolien et 0,04 % pour le solaire!Cela représente, comme on aurait pu le dire, mais on n’a pas dit chez SDN et chez Global Chance, 0,1 % de l’énergie finale consommée dans le monde ( SDN et Global Chance auraient pu ajouter: c’est pourquoi on peut s’en passer, car avec une contribution aussi faible, cela ne peut pas représenter une aide à la réduction des émissions de CO2)
    Il faut ajouter à celà 1,1 % de biomasse et 0,3% de géothermie.

    Biomasse et géothermie croissent à peu près au même rythme que le charbon, de l’ordre de 5% par an ( note en passant: la biomasse consacrée à la production d’électricité serait bien mieux utilisée à produire de la chaleur).

    L’éolien croissent beaucoup plus rapidement et le solaire encore plus, 25 % ou plus. Question, quand atteindront-ils en cumulé, même à ce rythme 10 % de la consommation électrique mondiale (1,3 % de l’énergie finale, comme pourrait le dire SDN) .Réponse, peut-être jamais, si n’est pas trouvé un système de stockage de l’électricité à bien meilleure capacité massique qu’aujourd’hui.

    C’est pourquoi il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans ce seul panier.

    Quant à l’augmentation des consommations de gaz naturel qui résulteront en Europe du développement de l’éolien, comment voulez vous faire autrement, tant que les stockages d’électricité ne seront pas meilleurs.D’ailleurs, regardez les projections de Négawatt! L’usage du gaz naturel est le pilier de leur système. Plus de gaz naturel, et plus de système!

    Quant à la main mise de la Russie sur l’uranium ( il en restera quand même 50 % pour les copains) , un bon moyen pour échapper à ses conséquences, développer chez nous des surgénérateurs. Nous avons déjà assez d’uranium appauvri pour être totalement indépendants. Mais du gaz, nous n’en avons pas. Et sans gaz, pas non plus d’éoliennes, enfin, quelques unes. Une suggestion: mettee une éoliennes sur chaqyue château d’eau, çà nous en fera 38 000 et les châteaux d’eau, c’est pas très beau. Alors, un peu plus un peu moins. on peut aussi en mettre sur chaque pylône à haute tension; çà fera moins de perte de courant.

  13. BMD dit :

    Ddq, un lien vers le lignite Allemand, de 2003, mais çà n’a pas beaucoup changé. Pour vos archives et pour les curieux!Précision,ce n’est pas moi qui l’ai écrit!

    fig-st-die.education.fr/actes/actes_2003/deshaies/article.htm – 125k -

  14. BMD dit :

    DDq, et cet accident dans une mine de charbon en Chine ( plus de morts directes qu’à Tchernobyl) çà ne mériterait pas un petit article de votre part?

    • koen dit :

      De l’autre côté, pourquoi faire un article maintenant?
      Tous les jours, il y a environ 30 personnes qui meurent dans les mines Chinoises (et je ne sais pas combien en meurent en-dehors des mines).
      Ce n’est pas une découverte, la mortalité minière.

      • BMD dit :

        Koen, parce que justement il est convenu qu’on n’en parle pas, mais qu’il est également convenu que le monde entier doit en parler quand un ouvrier se laisse tomber un clef à molette sur le pied dans une centrale nucléaire française. Une piqûre de rappel, ce n’est pas inutile. Il n’y a pas que le CO2 dans la vie (et la mort!)

  15. Denis Delbecq dit :

    J’y avais bien pensé en lisant les dépêches ce matin, mais j’ai un autre sujet sur le feu et le temps me manque. Mais vous savez, BMD, si vous le souhaitez, vous pouvez lancer toutes les discussions que vous voulez sur les forums, ils sont là pour ça ;-)

    • BMD dit :

      Oui, mais ne croyez vous pas que vous auriez trouvé le temps s’il y avait eu un mort dans une centrale nucléaire?

      • Denis Delbecq dit :

        Vous voulez dire dans une mine d’uranium? C’est bizarre, mais quand un africain meurt pour l’uranium d’EDF et consorts, l’AFP ne bouge pas le petit doigt…

        • GML dit :

          DDq : Pourquoi est-ce bizarre ? Quand un (ou 100 ou 1000) africain, indien, chinois,.. meurt, tout le monde, ou presque, s’en fout. C’est le principe bien connu des journalistes du « mort / kilomètre ». Plus c’est loin et moins ça interesse le lecteur.
          Quand le Gange et le Fleuve Jaune débordent, il y a régulèrement plusieurs centaines de morts et ça fait parfois un entrefilet en dernière page.
          Pourquoi accuser l’AFP de minimiser l’information dès qu’il s’agit d’uranium ou de nucléaire ? Votre parti pris anti-nucléaire vous égard et vous rend paranoïaque.

          • Denis Delbecq dit :

            Vous vous méprenez, je soulignais seulement que la mort d’un africain ne pèse pas beaucoup dans les médias.

          • GML dit :

            OK. Nous sommes bien d’accord et j’admets donc m’être mépris mais la tournure de la phrase permet cependant de se méprendre… :)

        • BMD dit :

          DDq je vous prends au mot, dites-moi combien d’africains sont morts pour l’uranium d’EDF. Vous ne seriez pas si affirmatif si vous ne le saviez pas, n’est-ce pas?
          Ensuite, vous me direz combien de mineurs Sud africains sont morts pour alimenter en charbon les centrales Danoises et Allemandes.
          Vous avez une éducation scientifique, me semble-t-il. Pourquoi la reniez-vous ainsi?

          • Denis Delbecq dit :

            Et françaises, aussi, les centrales… Vous savez tout le bien que je pense du charbon, et j’évoque le sujet très souvent dans ces colonnes. Je ne sais pas combien de personnes meurent dans les mines d’uranium. Mais échapperaient-elles aux morts qui frappent toutes les industries extractives?

          • BMD dit :

            Bien sûr que non, et ce n’est pas ce que j’ai dit. Par contre, je prétends que la mortalité dans les mines d’uranium, rapportée au kWh d’électricité produite in fine, est très inférieure à celle qui existe dans les mines de charbon, et cela même dans les mines d’uranium exploitées par des  » esclavagistes  » en Afrique ( j’ai lu entre autres le rapport Sherpa sur les mines du Niger, qui m’a bien fait rire!), au Canada ou au Kazakhstan. Que l’on compare donc objectivement, au kWh produit, des données objectives de mortalité entre mines d’uranium et mines de charbon, plutôt que de procéder constamment par sous-entendus et par clins d’oeil salaces!
            Mais avez-vous remarqué qu’il n’y a plus personne présent à l’appel chez les antinucléaires militants dès que l’on leur demande de produire ce type de données à l’appui de leurs dires!
            Connaissez-vous un exemple de mine d’uranium où un accident ait provoqué une centaine de morts, soit deux fois le nombre de morts directs dû à Tchernobyl, comme c’est le cas ici? Et nous savons bien vous et moi que dans les mines de charbon, un accident de ce genre a lieu à peu près chaque année dans le monde ( en Chine, un accident a fait à peu près autant de morts il y a seulement deux ans), et que les accidents de moindre importance sont légion. Et la mortalité due à la silicose est très supérieure à celle qui est due à la radioactivité dans les mines d’uranium!

            Je prétends qu’il y a une énorme dissymétrie entre la part que les médias consacrent aux dangers du nucléaire et celle qu’ils consacrent aux dangers des autres sources d’énergie, et que cela n’est pas à l’honneur de ces médias. Je n’ai par exemple jamais lu un seul article consacré aux résultats du projet européen Externe, qui compare pour l’Europe la mortalité et la morbidité due à nos différents sources d’électricité. Il existe pourtant à ce sujet des publications accessibles à toute bonne volonté.

            Je rappelle à ce propos que les mécanismes cellulaires entraînant les cancers sont de même nature pour les cancers dus à la radioactivité et ceux qui sont dus au » tabagisme passif » à proximité des centrales à charbon ( le gaz a des effets moins importants que le charbon, mais loin d’être négligeables, et la biomasse tant vantée par les écologistes présente des dangers intermédiaires entre gaz et charbon ). Assez curieusement pourtant, pour la radioactivité les extrapolations aux faibles doses se font avec une loi linéaire, tandis que c’est une loi quadratique qui a été choisie pour ce tabagisme! Ce qui veut dire que les calculs sont encore bien plus défavorables au nucléaire qu’au charbon: en clair, soit on sous-estime énormément les effets de la pollution atmosphérique par le charbon, soit on sur-estime de beaucoup ceux de la radioactivité!

            La raison de cette différence de traitement est essentiellement de convenance. Il est toujours considéré comme malséant pour un journaliste grand public de prétendre que la radioactivité aux faibles doses, ce n’est guère dangereux. Peut être même qu’il risquerait son boulot s’il prétendait pareille chose. En effet ce serait compromettre tout l’édifice médiatique édifié autour du cas de Tchernobyl! Et sous la pression, les scientifiques sont obligés de s’aligner!

            Certains prétendent, mais Externe n’a pas traité la question et je n’ai pu retrouver la source, que les éoliennes ont déjà tué en Allemagne plus de monde, à cause des nombreux accidents à la construction, que les centrales nucléaires, construction comprise!

            Les médias, dans un processus sado-masochisme, sont à la fois les créateurs et les victimes de ce processus de désinformation, constamment relancé par le véritable terrorisme intellectuel qui règne depuis si longtemps dans ce domaine. Et il y a là de la part des journalistes dits d’investigation beaucoup de conformisme, sinon même de la veulerie. Ces journalistes d’investigation ( voir les émissions de FR3 et de ARTE) sont visiblement les très bienvenus dans les rédactions lorsqu’ils chargent le nucléaire, mais il n’y a eu à ce jour à ma connaissance aucun reportage à décharge!

          • Tilleul dit :

            « Si vous ne revendiquez pas votre humanité, vous deviendrez une statistique. »

            « Mon travail consistait à appliquer une formule mathématique. Une voiture neuve construite par ma société roule aux alentours de 90 km/h. Le différentiel arrière se bloque. La voiture se crashe et prend feu avec toute la famille à bord. Question: faut-il déclencher un rappel de ce modèle ? Prendre le nombre de véhicules concernés, A. Le multiplier par le taux probable de défaillances, B. Puis multiplier le résutlat par la moyenne des sommes qu’on a été condamnés à verser, C. A multiplié par B multiplié par C égale X. Si cet X est inférieur au coût d’un rappel, on ne fait rien.  »

            Fight Club – Chuck Palahniuk.

          • BMD dit :

            Oui, quel rapport? être humain, cela consiste-t-il à nier l’évidence?

          • Tilleul dit :

            Pour paraphraser Toomas Ilves on ne gère pas une situation du XIXe siècle avec des instruments du XXIe…

            Que le charbon tue on le sait depuis Germinal et la catastrophe de Courrières… Alors à votre avis pourquoi est-ce qu’on continue à en faire, et quelles sont les qualités que devrait avoir une autre source d’énergie pour le remplacer ?

          • BMD dit :

            La première des choses à faire, c’est de donner une information correcte. Votre référence à Courrières est symptomatique: comme tout le monde, c’est votre premier réflexe ( et çà e concerne que les mineurs et leur famille, ils n’avaient qu’à faire un autre boulot!) . Vous insistez là-dessus alors que les dégâts les plus importants ne sont en fait pas ceux provoqués par ce type de catastrophe. Il y a d’une part les dégâts provoqués par les maladies pulmonaires chez les mineurs, silicose mais pas seulement. Selon Markandya et Wilkinson 2007 (Electricity Generation and Health, the Lancet 2007), 12% des mineurs seraient touchés dans le monde! Il y a les énormes dégâts provoqués par l’utilisation domestique du charbon ( intoxication par l’oxyde de carbone, fumées…), surtout dans les pays en développement ( et même la Corée du Sud encore à l’heure actuelle!) . Il y a ensuite les dégâts environnementaux provoqués par les exploitations et des déchets de mines qui vont de la destruction des paysages aux feux de mines et de stériles et la contamination des nappes phréatiques. Il y a pour finir les dégâts provoqués par les centrales et leurs stocks de déchets, et cela n’est pas un problème du 19ème siècle ou du sous-développement,mais bien un problème du 21ème siècle et qui concerne aussi l’Europe.
            En Europe, le travail dans les mines est devenu beaucoup moins dangereux grâce à une prise de conscience et à des développements technologiques remarquables, mais le problème des centrales et de leurs déchets est loin d’être réglé.
            Ce qu’il f

          • Tilleul dit :

            Vous n’avez surtout pas répondu à ma question, à savoir :

            « à votre avis pourquoi est-ce qu’on continue à en faire, et quelles sont les qualités que devrait avoir une autre source d’énergie pour le remplacer ? »

  16. BMD dit :

    Tilleul, votre question n’a guère de sens. Il existe différentes sources d’énergie primaire, qui ont toutes une disponibilité limitée d’une manière ou d’une autre, ainsi que des avantages et des inconvénients. Le charbon est actuellement la source d’énergie la plus disponible et la plus compétitive à l’échelle mondiale pour produire de l’électricité, ce qui explique son développement rapide actuellement. Mais c’est aussi de très loin la plus inquiétante du point de vue de la mortalité dans les exploitations, de la santé publique et de l’environnement. Sans que l’on puisse la ramener au très faible niveau du nucléaire, il est possible d’en diminuer beaucoup la dangerosité par divers dispositifs mais leur coût est tel que cela ferait disparaître sa compétitivité pour produire de l’électricité par rapport à la plupart des autres sources d’énergie, éolien compris, mais solaire exclus. Par conséquent, les charbonniers traînent des pieds, et ne voient pas d’un bon oeil les critiques sur les émissions de CO2, d’où leur action concertée anti réchauffement climatique anthropique. Quant aux critiques sur la dangerosité, ils n’ont pas à s’en faire. Hormis les accidents et les maladies dans les mines, dont tout le monde se fout (les mineurs n’ont qu’à changer de métier!), l’information ne circule pas sur la pollution et les déchets des centrales, qui concerne cette fois directement le grand public, y compris en Europe. Les médias, occupés à pourfendre le nucléaire pour amuser la galerie et faire de l’audimat, ont une grosse responsabilité pour l’absence d’information dans ce domaine.
    Vous me demandez quelles qualités devrait avoir une source d’énergie pour le remplacer? Et bien la disponibilité, le prix et une faible dangerosité. Seul le nucléaire présente ces trois qualités. Les ENR sont handicapées par le prix et par la disponibilité. Mais un ensemble nucléaire-ENR me parait très bien.
    Pour la production de chaleur, c’est différent. Le solaire me paraît dans ce cas le mieux placé.

  17. Tilleul dit :

    Faux sur toute la ligne… Je me disais bien que vous n’étiez pas un seul instant sérieux…

    Si le charbon est développé parce qu’il est compétitif, pourquoi les pays de l’Union Européenne doivent-ils verser des subventions à leur production nationale ? Si c’est juste une question économique pourquoi ne pas aller acheter du charbon sud africain qui est bien moins cher par exemple ? ( http://www.euractiv.com/en/energy/coal-subsidies-maintained-2010/article-163880 )

    En Chine c »est à peu près la même chose… L’hydroélectricité est bien moins cher (deux fois pour être plus précis) que le charbon pour faire de l’électricité est la Chine est très loin d’avoir utilisé toutes ses ressources. De plus la grande majorité des centrales chinoises qui ont été installée par les gouvernements des provinces sont des centrales de type soviétique avec un rendement effroyable et des couts d’opération et de maintenance supérieures aux centrales à gaz…

    Pour la disponibilité c’est également faux…

    Je vous renvoie sur le guideline de l’UCTE… Au niveau disponibilité les centrales charbon cumulent deux handicaps : il faut 24 heures pour les mettre en route et en plus elles ne peuvent pas varier leur production de façon très importante

    « The rate of change in the power output of generators used for SECONDARY CONTROL must in
    total be sufficient for SECONDARY CONTROL purposes. It is defined as a percentage of the
    rated output of the control generator per unit of time, and strongly depends upon the type of
    generator3. Typically, for oil- or gas-fired power stations, this rate is of the order of 8% per
    minute. In the case of reservoir power stations, the rate of continuous power change ranges
    from 1.5 to 2.5% of the rated plant output per second. In hard coal- and lignite-fired plants,
    this rate ranges from 2 to 4% per minute and 1 to 2% per minute respectively. The maximum
    rate of change in output of nuclear power plants is approximately 1 to 5% per minute. »

    Si c’est une question de disponibilité pourquoi ne pas faire des centrales au fioul lourd qui sont celles qui ont la plus grande disponibilité ?

    Question subsidiaire, à votre avis pourquoi l’Afrique du Sud appartheid a développé l’utilisation du charbon sous toutes ces formes ?

    • BMD dit :

      Je n’ai pas d’objection à ce que vous dites. Mais j’ai cru que vous parliez de la disponibilité des ressources à L’ECHELLE MONDIALE.
      Pour le reste, vous me renvoyez l’exemple de la Chine et de l’Allemagne, et de l’Afrique du Sud de l’Apartheid.
      L’Allemagne subventionne ( pour raisons électorales et avec l’indulgence des Grünen qui ne veulent pas se fâcher avec le SPD et de toutes façons se contrefoutent de la mortalité entraînée par les centrales à charbon, bien qu’elle soit de cinq cents fois plus importante que celle due aux centrales nucléaires) la production de charbon extrait de ses mines souterraines (Sarre par exemple) ( pour le lignite je n’en sais rien), comme nous l’avons fait également jusqu’en 2005. Elle a décidé semble-t-il d’arrêter en 2018. Si son lignite ne suffit pas, elle s’approvisionnera alors à bas prix sur le marché international, alimenté par l’Afrique du Sud, l’Australie, la Colombie et l’Indonésie plus particulièrement, et continuera à empoisonner sa population, toujours avec la bénédiction des Grünen.
      La Chine a des ressources encore disponibles en hydroélectricité, mais qui sont sans commune mesure avec la disponibilité de son charbon. Je rappelle qu’en 1950 encore, l’essentiel de notre électricité provenait de nos ressources hydrauliques. Actuellement, il ne s’agit plus que de 12 %. La Chine suit le même chemin. A noter au passage que le développement de l’hydroélectricité en Chine est à l’origine de la plus grande catastrophe industrielle de tous les temps, 75 000 à 100 000 morts suite à la rupture d’un barrage dans le Nord de la Chine. On n’en fait pas pour autant tous les ans une cérémonie anniversaire!
      L’Afrique du Sud a développé son charbon dans le cadre de l’Apartheid. Le pétrole était alors,et est toujours, plus compétitif pour les carburants. Elle n’a guère de raison de changer pour l’électricité puisque, comme vous le dites, son charbon n’est pas cher et qu’elle n’a guère d’autres sources d’électricité. Mais les trois quarts de ses carburants proviennent maintenant du pétrole. Quand il n’y aura plus assez de pétrole, c’est-à-dire bientôt , elle reviendra au système ancien, et l’abondance de son charbon lui permettra de continuer son petit bonhomme de chemin jusqu’à la fin du siècle. En particulier elle continuera comme actuellement à se contrefoutre des émissions de CO2 et de la santé de sa population.
      Où trouve-t-on ce guideline de l’UCTE? J’ai à peu près les mêmes valeurs, mais je les tire d’un document de l’EPFL. J’aimerais bien comparer les deux. Et quelles sont les centrales, en proportion relative, qui participent à la réserve tournante en Europe, qui est si j’ai bien compris la réserve pouvant être mise en oeuvre en moins de dix minutes?

      • Denis Delbecq dit :

        Vous devriez être content, BMD, un sujet sur le charbon (certes court), dans une émission en « prime time », dans Vu du Ciel hier soir sur France 3.

        • BMD dit :

          Exact, mais de quoi a-t-il été question? Du problème des Navajos sur les terres desquels se développent des mines de charbon! çà va faire pleurer dans les chaumières, certes, mais en même temps, l’essentiel du problème a été évacué dans les limbes de la bonne conscience en l’associant avec les misères d’un peuple lointain dont la plupart des gens se contrefoutent. Et pourtant, il aurait été facile de montrer en en temps tout aussi court comment on démolit la région de Cologne à grand renfort de bulldozers, ou encore mieux, à quoi ressemble une ville allemande sur laquelle une centrale à charbon crache ses fumées! Mais çà aurait sans doute été interdit par FR3!

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