Foot et café latte, ça pèse sur le climat

Par Denis Delbecq • 17 juin 2010 à 10:44 • Categorie: A la Une
© flowcomm

Joueur de vuvuzela © flowcomm

A l’heure du petit dej, l’ennemi du climat de la planète n’est pas le café ou le thé, mais le lait. C’est ce qu’explique ce matin le Guardian, qui a sorti sa calculette à carbone. Trois mugs quotidiens de café ou de thé sans lait en chauffant la quantité d’eau exactement nécessaire représentent —en Grande-Bretagne— 30 kg de gaz carbonique par an. Mais la même consommation de caffé latte représente vingt fois plus! Des chiffres à modérer puisqu’en hiver, la chaleur perdue pour chauffer l’eau augmente la température de la pièce, et réduit d’autant le besoin de chauffage.

J’en profite au passage pour vous donner l’estimation de l’empreinte carbone du Mondial de foot, soit 2,8 millions de tonnes de gaz carbonique, selon les calculs de l’ONU. Un tiers viendrait du transport des spectateurs depuis l’étranger, un autre du transport international des équipes, et le dernier tiers comprend les transports locaux, la construction des stages (négligeable, selon le Guardian) l’énergie consommée dans les stades et par le public. Ce qui mettrait les émissions de gaz carbonique à 2300 kg par joueur de vuvuzela dans les stades sud-africains. Sans compter le surplus énergétique ingurgité par chacun d’entre eux pour leur donner la force de nous casser les oreilles. Et s’il n’y a pas de vuvuzelas au domicile des téléspectateurs, il faut quand même compter la consommation des téléviseurs, les bières et autres pizzas…

Alors pour réduire l’empreinte du Mondial, il n’y a pas de solution: il faut supprimer le Mondial, parce qu’une coupe du Monde sans équipes et sans spectateurs, ça ne le fait pas. Avouez que ce serait dommage de rater des équipes comme le Chili ou l’Uruguay…

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