Envoyer 'Une bactérie synthétique sur la route du pétrole 3.0' à un ami

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2 commentaires

  1. Bonjour,

    « il y a la quête d’une énergie abondante, qui serait fournie par des algues microscopiques, capables de produire des hydrocarbures à la demande en consommant le gaz carbonique de l’atmosphère et de l’énergie solaire.  »

    Tiens, j’avais entrepris des études en biochimie pour la même raison, mais à la fin des années ’70.

  2. Ces bactéries existent déjà! Elles produisent du méthane, CH4, qui est le plus simple des hydrocarbures. On les appelle pour cette raison des bactéries méthanogènes. Ce sont elles qui fabriquent le biogaz.. Il est possible à partir du méthane formé de fabriquer des hydrocarbures liquides par réformage à la vapeur et synthèse Fischer-Tropsch avec un très bon rendement.
    Par conséquent la création de bactéries qui fabriqueraient directement des hydrocarbures liquides, c’est un bon projet pour attirer des capitaux et créer des entreprises pour jouer au casino boursier, mais ce n’a guère d’intérêt.
    En ce qui concerne l’énergie abondante, elle sera limitée par le rendement de la photosynthèse, qui ne permet que de transformer en énergie chimique qu’une très faible fraction de l’énergie solaire. Les algues microscopiques ont le meilleur rendement, mais il n’est au mieux que de 5%. Et il faut des nutriments (cf l’élevage de saumons!) et de l’énergie pour faire fonctionner le système!

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