En Chine, les tigres n’aiment pas le vin

Posté le 2 avr 2010 dans la catégorie:En bref. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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Les tigres chinois n’ont pas la forme. Entre malnutrition et braconnage, certains finissent dans des vins vendus à prix d’or… Heureusement, malgré les îles qui disparaissent sous les eaux, le Bengladesh veille à protéger ceux qui restent.

Dans le calendrier chinois, on fête en 2010 l’année du tigre, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas à la fête. Il y a quelques semaines, les médias chinois avaient évoqué une série de décès dans un zoo privé du pays. Onze tigres de Sibérie sont morts de faim en trois mois, et le zoo a été fermé par les autorités. Il ne resterait qu’une vingtaine de specimen de l’espèce à l’état sauvage, et selon les oracles du WWF, tous les tigres pourraient avoir disparu d’ici l’année du Tigre en 2022 (1).

Comme si cela ne suffisait pas, une « fosse commune » a été découverte dans un autre zoo du pays où les enquêteurs auraient découvert entre trois et quatre dizaines de cadavres, dont des lions, léopards et tigres…

Ces ossements n’auront donc pas été utilisés pour fabriquer du vin… Une pratique qui serait monnaie courante, pour satisfaire une clientèle de yuppies, prêts a payer très cher un breuvage censé apporter virilité et bonne santé. Reuters a diffusé une étonnante vidéo, tournée en caméra cachée par des journalistes de la chaine chinoise CCTV, qui évoque cette mode du vin d’os de tigre

Les bonnes nouvelles pour le tigre, il faut aller les chercher ailleurs, au Bengladesh. Le gouvernement va organiser des patrouilles destinées à éviter les confrontations entre les tigres et la population dans les mangroves des Sunderbans. Il resterait 450 de ces félins dans la région selon la police, moitié moins selon des experts. Car poussés par la disparition de leur habitat, les animaux se rapprochent des villages. La région se noie, sous le double effet de la montée de l’océan et de la subsidence. Une île a même officiellement disparu il y a quelques jours, au bénéfice de l’entente indo-bengladeshi…

Cet îlot, pour être plus précis, était l’objet d’une bataille entre les deux pays qui s’en disputaient la souveraineté depuis qu’elle est apparue dans les années quatre-vingts. Inutile d’accuser le climat, l’île n’était après tout qu’un banc de sable hérissé d’une vague végétation qui n’aura vécu qu’une trentaine d’années, pas de quoi fouetter un tigre…

(1) Toujours compliqué ces prévisions, mais ça parait moins absurde que la disparition des glaciers de l’Himalaya en 2035 ;-)

Denis Delbecq

 

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2 Réponses pour “En Chine, les tigres n’aiment pas le vin”

  1. [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Denis Delbecq. Denis Delbecq a dit: Vin à l'extrait de tigre, abris qui se noient au Bengladesh, les félins fêtent une drôle d'Année du Tigre. http://bit.ly/ctyz3X [...]

  2. Marot dit :

    «malgré les îles qui disparaissent sous les eaux, le Bengladesh »

    UN banc de sable de 3 km² accumulé par un cyclone en 1974 a disparu par la force des courants.

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