Des milliards de pixels au service de l’environnement

Posté le 27 fév 2009 dans la catégorie:A la Une, Rubriques. Vous pouvez suivre les réponses via le fil RSS 2.0.
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Ceux qui fréquentent le site de Science & Vie sur la technologie, auquel je contribue, auront sans doute vu l’exceptionnelle photo prise pendant le discours inaugural d’Obama. Une image d’un milliard et demi de pixels, formée de 200 photos prises par un petit robot à photographier équipé d’un appareil compact haut de gamme. New Scientist me donne l’occasion de vous parler de ce Gigapan ici, en listant aujourd’hui une foule d’applications scientifiques (et environnementales) de ces images à très haute résolution.

En Tanzanie, par exemple, Bill Walleur (Institut Jane Goodall) traque les singes. Sur l’image qu’il a publié sur le site conçu pour zoomer dans ces lourdes images, on se dit qu’un appareil qui prend plusieurs minutes à shooter n’a pas grand intérêt pour tirer le portrait d’animaux. Et on se trompe, car en se baladant dans l’image, on découvre une main de singe, et on comprend ce que les pièges photographiques à animaux pourraient gagner en détails avec un engin de ce genre (1).

Pour les scientifiques qui scrutent les paysages, la durée de prise de vue importe peu. Par exemple pour étudier l’érosion des paysages —voir cette image de Petra (Jordanie) ou celle prise par des géologues sur une île Hawaïenne. Il y a même des petits malins qui ont commencé à regarder ce que ça donne en relief (je n’ai pas profité du résultat, faute de lunettes rouge/bleu). Muni d’un appareil capable de prouesses en photographie macro, on obtient aussi des détails étonnants. Tous ces travaux de découverte des usages de la photo milliardaire (en pixels) ont été conduits dans le cadre d’une initiative lancée l’an dernier, qui donne d’étonnants défrichages. On comprend rapidement l’intérêt d’un outil pour les scientifiques sur le terrain. On prend des paysages de loin, pour y dénicher des détails qui suscitent l’intérêt, et il n’y a plus qu’à aller voir de plus près… Et on imagine ce que cela donnera quand on pourra monter un « vrai » appareil photo, doté d’optiques de qualité, sur le Gigapan.

Devant l’image du discours d’Obama, j’ai zoomé, despérément, à la recherche de notre Ségolène nationale. Un papier du Monde racontait juste avant que l’équipe d’Obama s’était inspirée de ses méthodes pour gagner la Maison-Blanche, et soulignait qu’elle avait obtenu des tickets pour être présente pour l’Inauguration day. Mais si les détails sont exceptionnels, je n’ai pas trouvé notre ex-candidate à l’Elysée. Y arriverez-vous?

(1) A ce propos, n’oubliez pas d’aller voir ces images de la Zoological Society of London d’un guépard très rare qui vit dans le Sahara Algérien.

Denis Delbecq

 

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2 Réponses pour “Des milliards de pixels au service de l’environnement”

  1. vAl dit :

    Chouette, un « Où est Charlie » :p

  2. Denis Delbecq dit :

    En effet. J’en connais qui passent pas mal de temps à fouiner dans les images du site de Gigapan. On découvre des mains de singes, des alpinistes sur une montagne vue de loin…

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