Envoyer 'Au Brésil, la bataille des barrages ne fait que commencer' à un ami

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5 commentaires

  1. J’avais jamais pensé à l’émission de CO2 par la végétation noyée… Comme quoi tout est complexe et ce qui apparait comme une alternative au charbon et autres énergies fossiles peut se révéler non pas plus, mais tout aussi destructeur.
    Le seul avantage est donc l’indépendance énergétique. Ce n’est déjà pas mince. Mais quid de la volonté du Brésil d’améliorer son efficacité énergétique ? (en demandant cela je suis conscient de regarder la paille dans l’oeil de mon voisin !)

    1. Ce n’est pas du CO2, mais du méthane (CH4), produit par des bactéries anaérobies dans les vases du fond. C’est l’équivalent naturel du biogaz dont les écolos sont normalement si friands.
      Un autre aspect dont on ne parle que très occasionnellement, ce qui ne serait pas le cas s’il s’agisssait de centrales nucléaires, est la rupture possible du barrage, accident assez fréquent. Le dernier en date est , l’année dernière, celui d’un barrage sur l’Iénisséi, en Sibérie, mais il y en a eu toute une série, dont en France celui de Malpasset ( 453 morts) et en Italie du Nord celui de Longarone (environ 2000 morts). Ce qui fait que les ruptures de barrage représentent en Europe Occidentale la plus grande mortalité par accident de toutes les sources d’énergie depuis la deuxième guerre mondiale (avant, c’était le charbon). Une rupture en Chine a fait entre 75 000 et 100 000 morts suivant les estimations, et une autre en Inde entre 15 000 et 30 000 morts. Comme l’a dit André Coyne, constructeur malheureux de Malpasset, et qui s’est suicidé après cet accident,  » de tous les ouvrages construits de main d’homme, les barrages sont les plus meurtriers »;
      Mais ce n’est pas pour autant que l’on a renoncé à faire des barrages!

      1. Et pourtant il faudrait…

        On obtient les mêmes résultats qu’on construise un énorme barrage ou plusieurs plus modestes au fil de l’eau… Sauf que dans le deuxième cas il est nécessaire d’utiliser l’énergie pour aider au développement des populations locales autour de la ressource, alors que le premier cas permet d’exporter massivement en dehors du territoire au bénéfices de la surconsommation des régions les plus riches…

  2. Ceci doit être vrai , mais franchement à vouloir tout et son contraire ne doit on pas hiérarchiser les priorités ? Pour l’électricité , l’hydraulique est tout de même une très bonne solution, qui n’est pas intermittente comme le solaire ou l’éolien. il nous faut faire des choix

  3. Comme prévu cela a déjà bougé.
    A Brasilia, Jiraïr Aram Meguerian, le président de la Cour fédérale régionale, vient de juger que la vente aux enchères ne posait pas de « danger imminent » pour la communauté indigène de Rio Xingu, comme le prétend le procureur fédéral de Pará – auteur de l’action qui a conduit à l’injonction – parce que la transaction ne comporte pas la construction immédiate du barrage qui implique de nombreuses étapes.
    La cour a déclaré « qu’enrayer la vente aux enchères pour le projet ferait un grave préjudice pour l’économie, obligeant le Brésil à se procurer d’autres formes d’énergie qui sont «plus chère et polluante. »

    Comme à chaque fois, une partie de la population locale semble être pour, attendant une amélioration de leurs conditions de vie.
    http://www.estadao.com.br/estadaodehoje/20100418/not_imp539724,0.php
    Sur ce même site, plutôt favorable au projet, il y a beaucoup d’informations.

    Sur cet autre site des opposants au projet, de nombreux arguments et actualités.
    http://www.amazonwatch.org/amazon/BR/bmd/index.php?page_number=1

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