Envoyer 'Climatologue qui rit, climatologues qui grincent' à un ami
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Phil Jones lavé de tout soupçon de manipulation ? Gageons que d’aucuns n’en abandonneront pas leurs perfides accusations pour autant. Ainsi que Beaumarchais, il y a plus de 2 siècles, l’écrivait déjà :
« La calomnie, monsieur ! vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens près d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse !… D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil. Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? »
(Beaumarchais, Le Barbier de Séville, Acte II, Scène VIII.)
J’ai hâte de lire toutes les conneries de miniTAX et ses copains sur un tel sujet !
Pourtant, face à vos innombrables conneries (genre « répréhensible = digne de tomber sous le coup de la loi » ou « aucun climatologue sérieux n’attribue une canicule ou une tempête au réchauffement climatique »), j’y arrive bien moi.
Ne soyez donc pas si chochotte…
Et maintenant devant nos yeux ébahis, un nouveau tour de magie digne du lapin sortant du chapeau haut de forme, où comment les politicards de tout bord sont obligés de « laver de tout soupçon les scientifiques du climat » pour se donner bonne conscience. FABULEUX !
En plus d’Allègre corrigeant allègrement ses courbes, je note que sans le processus de validation par les médias sis sur ce blog ou celui de Mr Huet par exemple, la science climatique décidément me ferait à peine rire. C’est vachement difficile de s’élever au rang de philosophie politique hein, faut ramer avant de mettre le co2 sur piédestal. Il faut un tas d’intervenants sortant du cadre scientifique : des bloggers idéologues, des journalistes conscientisés, des émissions de télévisions en forme de raccourci, des enragés qui militent « contre le changement climatique », des lobbys pétroliers septiques par nature, de vrais capitalistes pariant sur les rejets de CO2, des banquiers qui se frottent les mains.
C’est beau la science hors laboratoire, le problème c’est que nos écolobusinessman n’ont pas vraiment le même agenda que l’écolo idéologue de bonne fois qui milite pour sauver la planète.
On peut aussi lire soi-même le résumé du GIEC pour former sa propre opinion (http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/syr/ar4_syr_fr.pdf), et si ce n’est pas suffisant consulter la littérature primaire donnée dans les annexes (anglais obligatoire 😉
Le problème c’est ce qu’il faudra admettre qu’il y a un problème, et cela impose un choix: soit y faire quelque chose, mais cela coûte, soit se dire « après nous le déluge », mais c’est admettre qu’on n’est qu’un grand égoïste. Le déni est le plus souvent le chemin le plus facile.
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Phil Jones lavé de tout soupçon de manipulation ? Gageons que d’aucuns n’en abandonneront pas leurs perfides accusations pour autant. Ainsi que Beaumarchais, il y a plus de 2 siècles, l’écrivait déjà :
« La calomnie, monsieur ! vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens près d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse !… D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil. Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? »
(Beaumarchais, Le Barbier de Séville, Acte II, Scène VIII.)
J’ai hâte de lire toutes les conneries de miniTAX et ses copains sur un tel sujet !
@ Armando
Il semblerait que vous ayez ri de bon cœur juste à côté, dans ce billet voisin d’Effets de Terre : http://effetsdeterre.fr/2010/03/27/epistemologie-ou-climatoscepticologie/comment-page-1/#comment-14623 . Désolé de ne pas vous accompagner : j’ai beau essayer, face à une telle hargne et une telle violence des propos, moi je n’y arrive pas.
Pourtant, face à vos innombrables conneries (genre « répréhensible = digne de tomber sous le coup de la loi » ou « aucun climatologue sérieux n’attribue une canicule ou une tempête au réchauffement climatique »), j’y arrive bien moi.
Ne soyez donc pas si chochotte…
Et maintenant devant nos yeux ébahis, un nouveau tour de magie digne du lapin sortant du chapeau haut de forme, où comment les politicards de tout bord sont obligés de « laver de tout soupçon les scientifiques du climat » pour se donner bonne conscience. FABULEUX !
En plus d’Allègre corrigeant allègrement ses courbes, je note que sans le processus de validation par les médias sis sur ce blog ou celui de Mr Huet par exemple, la science climatique décidément me ferait à peine rire. C’est vachement difficile de s’élever au rang de philosophie politique hein, faut ramer avant de mettre le co2 sur piédestal. Il faut un tas d’intervenants sortant du cadre scientifique : des bloggers idéologues, des journalistes conscientisés, des émissions de télévisions en forme de raccourci, des enragés qui militent « contre le changement climatique », des lobbys pétroliers septiques par nature, de vrais capitalistes pariant sur les rejets de CO2, des banquiers qui se frottent les mains.
C’est beau la science hors laboratoire, le problème c’est que nos écolobusinessman n’ont pas vraiment le même agenda que l’écolo idéologue de bonne fois qui milite pour sauver la planète.
On peut aussi lire soi-même le résumé du GIEC pour former sa propre opinion (http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/syr/ar4_syr_fr.pdf), et si ce n’est pas suffisant consulter la littérature primaire donnée dans les annexes (anglais obligatoire 😉
Le problème c’est ce qu’il faudra admettre qu’il y a un problème, et cela impose un choix: soit y faire quelque chose, mais cela coûte, soit se dire « après nous le déluge », mais c’est admettre qu’on n’est qu’un grand égoïste. Le déni est le plus souvent le chemin le plus facile.