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2010-03-02
2 commentaires
A l’inverse de ce que je pense du traitement de la pandémie H1N1, ce qui vient de se passer illustre bien ce qu’est une application insuffisante de l’application du principe de précaution et du retour d’expérience.
Il y a en effet une sous estimation des risques et de leurs conséquences du fait :
de leurs raretés (en tout cas en France), de la perte de mémoire collective ou individuelle d’événements équivalents dans le passé, de constructions inadaptées dans des zones inondables ou à risques, de non entretien ou réparation des ouvrages de protections, d’un manque d’anticipation des initiatives à prendre, de la trop(?) grande dépendance de l’électricité et du téléphone, de la primauté des intérêts à courts termes sur le long terme, etc.
Cette étude de Novembre 2007 intitulée « Décès et mortalité dus aux événements météorologiques et extrêmes » montre une forte diminution des décès dans les plus récentes années. (Tableaux pages 4 et 7). J’espère que cela va continuer.
Il cite (page 11) plusieurs facteurs qui ont contribués à l’amélioration de la capacité d’adaptation :
Meilleure technologie pour le suivi en temps réel et une alerte plus précoce, nouvelles normes des bâtiments, meilleures prévisions météorologiques, renforcement des communications et des systèmes de transport, facilitant, notamment, l’arrivée des aides matérielles ou alimentaires et des médicaments dans les zones sinistrées.
Bien entendu, tout cela ne peut fonctionner efficacement sans volonté politique. Il est aussi nécessaire que ces nouvelles technologies soient partagées et accessibles aux pays et populations les plus pauvres, pour qu’ils puissent les adapter à leurs propres réalités.
Il y a aussi des politiques plus musclées qui consistent à interdire purement et simplement les habitations dans les zones à risques, et cela passe par la prise en compte de la sécurité des personnes avant les intérêts financiers lors de l’élaboration des PLU. Ce n’est pas le cas actuellement. Les maires ont beau jeu de se défausser maintenant sur l’Administration, en disant que c’était à elle de censurer leurs PLU, mais c’est une énorme hypocrisie, car c’était en premier lieu à eux de refuser les permis de construire s’il y avait risque. Mais il est tellement juteux pour les maires, et surtout pour certains propriétaires membres des conseils municipaux, de déclarer constructibles des terrains autrement sans valeur! Hypocrisie aussi de la part des politiques, qui ont déclaré qu’ils ne débattraient pas de ces problèmes par respect pour les victimes! C’était pourtant le moment d’en débattre.
Tous les risques ne peuvent pas être évités, mais 90 % peuvent l’être. La décision de mettre en place les ppr remonte à Haroun Tazieff en 1978! Depuis ce temps, les maires traînent les pieds! trop c’est trop.
En Charente-Maritime et en Vendée se pose aussi depuis longtemps le problème de la préservation des zones humides, qui constituent une part importante du territoire. Cette préservation est importante pour la préservation des espèces, y compris de poissons qui alimentent l »industrie de la pêche, mais aussi pour la préservation de la qualité des eaux. On observe qu’il est difficile d’y stopper l’urbanisation, alors même que l’Europe a édicté des règles strictes et qu’il est en principe interdit d’y construire. De plus une grande partie vient d’en être inondée par la mer!
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A l’inverse de ce que je pense du traitement de la pandémie H1N1, ce qui vient de se passer illustre bien ce qu’est une application insuffisante de l’application du principe de précaution et du retour d’expérience.
Il y a en effet une sous estimation des risques et de leurs conséquences du fait :
de leurs raretés (en tout cas en France), de la perte de mémoire collective ou individuelle d’événements équivalents dans le passé, de constructions inadaptées dans des zones inondables ou à risques, de non entretien ou réparation des ouvrages de protections, d’un manque d’anticipation des initiatives à prendre, de la trop(?) grande dépendance de l’électricité et du téléphone, de la primauté des intérêts à courts termes sur le long terme, etc.
Au-delà de cette tragédie en France, une note d’optimisme à travers l’étude de Indur M.Goklany du CSCCC http://www.csccc.info/reports/report_23.pdf
Cette étude de Novembre 2007 intitulée « Décès et mortalité dus aux événements météorologiques et extrêmes » montre une forte diminution des décès dans les plus récentes années. (Tableaux pages 4 et 7). J’espère que cela va continuer.
Il cite (page 11) plusieurs facteurs qui ont contribués à l’amélioration de la capacité d’adaptation :
Meilleure technologie pour le suivi en temps réel et une alerte plus précoce, nouvelles normes des bâtiments, meilleures prévisions météorologiques, renforcement des communications et des systèmes de transport, facilitant, notamment, l’arrivée des aides matérielles ou alimentaires et des médicaments dans les zones sinistrées.
Bien entendu, tout cela ne peut fonctionner efficacement sans volonté politique. Il est aussi nécessaire que ces nouvelles technologies soient partagées et accessibles aux pays et populations les plus pauvres, pour qu’ils puissent les adapter à leurs propres réalités.
Il y a aussi des politiques plus musclées qui consistent à interdire purement et simplement les habitations dans les zones à risques, et cela passe par la prise en compte de la sécurité des personnes avant les intérêts financiers lors de l’élaboration des PLU. Ce n’est pas le cas actuellement. Les maires ont beau jeu de se défausser maintenant sur l’Administration, en disant que c’était à elle de censurer leurs PLU, mais c’est une énorme hypocrisie, car c’était en premier lieu à eux de refuser les permis de construire s’il y avait risque. Mais il est tellement juteux pour les maires, et surtout pour certains propriétaires membres des conseils municipaux, de déclarer constructibles des terrains autrement sans valeur! Hypocrisie aussi de la part des politiques, qui ont déclaré qu’ils ne débattraient pas de ces problèmes par respect pour les victimes! C’était pourtant le moment d’en débattre.
Tous les risques ne peuvent pas être évités, mais 90 % peuvent l’être. La décision de mettre en place les ppr remonte à Haroun Tazieff en 1978! Depuis ce temps, les maires traînent les pieds! trop c’est trop.
En Charente-Maritime et en Vendée se pose aussi depuis longtemps le problème de la préservation des zones humides, qui constituent une part importante du territoire. Cette préservation est importante pour la préservation des espèces, y compris de poissons qui alimentent l »industrie de la pêche, mais aussi pour la préservation de la qualité des eaux. On observe qu’il est difficile d’y stopper l’urbanisation, alors même que l’Europe a édicté des règles strictes et qu’il est en principe interdit d’y construire. De plus une grande partie vient d’en être inondée par la mer!