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2008-09-18
5 commentaires
« Les algues font recette. »
——————————-
Pour l’instant, dans la colonne recette, il y a juste les lignes capital-risque et subventions.
Ce serait bien d’avoir un jour une ligne « vente », surtout pour une activité se réclamant du développement « durable ».
« L’entreprise en tire alors un liquide très proche du gazole. »
Si ce liquide pollue presque ou autant que le pétrole, ça n’a pas beaucoup d’intérêt et si on met toutes les recherche dans ce produit au détriment de certaine source d’énergie non polluant tel que l’hydrogène. Mais si c’est juste pour avoir un carburant propre, s’en aurait un (mais il faudra l’arrêter dans les 30 prochaine années).
« Et pourtant, vu la soif d’azote des algues microscopiques, on pourrait peut-être en profiter pour guérir la Bretagne de ses nitrates. »
Ça dépend comment on le guérir, si c’est juste supprimer ces algues tout en ayant à côté de ça, la même agriculture, c’a a pas beaucoup d’intérêt.
L’hydrogène n’est pas une source d’énergie c’est un vecteur…
J’ai aussi parlé des algues dans un de mes billets et JCM (activart) a calmé mes ardeurs avec ce lien : http://www.enerzine.com/6/5854+norvege–doutes-sur-la-viabilite-de-la-filiere-algues+.html
Néanmoins, si les algues pouvaient fournir le carburant de demain, cela laisse entier le problème de l’emprise sur les écosystèmes des infrastructures liées à la voiture et de la dispersion de l’habitat qu’elle engendre. Bonne nouvelles, mauvaises nouvelles ?
A suivre…
@ Gossorel : l’algue tirant son CO2 de l’air pour fabriquer sa matière organique, elle n’enrichit pas l’atmosphère en carbone : elle rejette celui qui a été préalablement pompé pour sa croissance. C’est la grande différence avec le pétrole dont la combustion rejette du carbone qui avait été enfoui dans le sous sol au cours de l’histoire géologique.
Il y a beaucoup de compagnies qui clament faire du carburant à partir d’algues, pour le moment on attend toujours des solutions techniquement et environementalement viables.
La culture de micro-algues permet de valoriser une source ponctuelle de CO2, mais la culture nécessite un investissement énergétique (moteurs pour la culture, récolte et séchage) et une demande en engrais (surtout azotés) qui rendent l’équilibre difficile à trouver.
Il ne faut pas condamner sur le papier une filière technologiquement encore immature, il y a des solutions envisageables mais surtout il ne faut pas se laisser piéger par les sirènes de start-up promettant le miracle
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« Les algues font recette. »
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Pour l’instant, dans la colonne recette, il y a juste les lignes capital-risque et subventions.
Ce serait bien d’avoir un jour une ligne « vente », surtout pour une activité se réclamant du développement « durable ».
« L’entreprise en tire alors un liquide très proche du gazole. »
Si ce liquide pollue presque ou autant que le pétrole, ça n’a pas beaucoup d’intérêt et si on met toutes les recherche dans ce produit au détriment de certaine source d’énergie non polluant tel que l’hydrogène. Mais si c’est juste pour avoir un carburant propre, s’en aurait un (mais il faudra l’arrêter dans les 30 prochaine années).
« Et pourtant, vu la soif d’azote des algues microscopiques, on pourrait peut-être en profiter pour guérir la Bretagne de ses nitrates. »
Ça dépend comment on le guérir, si c’est juste supprimer ces algues tout en ayant à côté de ça, la même agriculture, c’a a pas beaucoup d’intérêt.
L’hydrogène n’est pas une source d’énergie c’est un vecteur…
J’ai aussi parlé des algues dans un de mes billets et JCM (activart) a calmé mes ardeurs avec ce lien : http://www.enerzine.com/6/5854+norvege–doutes-sur-la-viabilite-de-la-filiere-algues+.html
Néanmoins, si les algues pouvaient fournir le carburant de demain, cela laisse entier le problème de l’emprise sur les écosystèmes des infrastructures liées à la voiture et de la dispersion de l’habitat qu’elle engendre. Bonne nouvelles, mauvaises nouvelles ?
A suivre…
@ Gossorel : l’algue tirant son CO2 de l’air pour fabriquer sa matière organique, elle n’enrichit pas l’atmosphère en carbone : elle rejette celui qui a été préalablement pompé pour sa croissance. C’est la grande différence avec le pétrole dont la combustion rejette du carbone qui avait été enfoui dans le sous sol au cours de l’histoire géologique.
Il y a beaucoup de compagnies qui clament faire du carburant à partir d’algues, pour le moment on attend toujours des solutions techniquement et environementalement viables.
La culture de micro-algues permet de valoriser une source ponctuelle de CO2, mais la culture nécessite un investissement énergétique (moteurs pour la culture, récolte et séchage) et une demande en engrais (surtout azotés) qui rendent l’équilibre difficile à trouver.
Il ne faut pas condamner sur le papier une filière technologiquement encore immature, il y a des solutions envisageables mais surtout il ne faut pas se laisser piéger par les sirènes de start-up promettant le miracle