Envoyer 'Giscard à la barre… des anti-éoliennes' à un ami

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5 commentaires

  1. « Il est urgent que la presse ait plus de lecteurs pour s’affranchir de ces paradoxes. »

    Ne faudrait-il pas plutôt considérer l’inverse ? Il est urgent que la presse s’affranchisse de ces paradoxes pour avoir plus de lecteurs !
    Je repense notamment à un papier de Libé sur le greenwashing du BVP. Le lendemain, liberation.fr publiait une magnifique pub d’Audi sur fond d’étiquette-énergie, que vous dénonciez justement dans vos « colonnes » il y a peu…

    Etre financé par la pub, pourquoi pas? Accepter n’importe quoi, c’est mettre sa crédibilité en jeu (cf. Le Monde, qui dénonce le coût du démantelement de la centrale de Sellafield tout en arborant de belles pubs pour Areva…) Je ne parle pas de ce publi magazine payant qu’est devenu Nouvel Obs !

  2. Author

    Je crains qu’hélas la presse quotidienne, vu son état financier déplorable, n’ait plus les moyens de choisir la publicité. Voir à cet effet le magnifique cahier consacré à la Compétitivité, la recherche et l’innovation distribué avec le Monde le 5 juin, avec la mention « publicité » en caractères de 2mm pour une page de 470 mm de haut… Avec une interview cirage de chaussures de Valérie Pecresse qui est en train de démanteler le fleuron de la recherche française… On se demande bien qui a payé.

  3. D’un autre coté si c’est pour lire des pigistes payés au lance-pierre à reformuler des brêves d’agence de presse et des pages d’opinions sans jamais d’enquêtes, pas étonnant que ça se casse la figure la presse française… Je partage l’opinion de JP Tailleur (http://maljournalisme.chez-alice.fr/), quand les journaux se focaliseront plus sur les reportages que sur les apparences, on aura des ventes qui augmenteront.

    Quand on voit qu’un trimestriel sans publicité présentant des grands reportages d’une dizaine de pages et vendu 15€ en librairie peut faire un carton (XXI dont je recommande l’article sur la situation de l’eau en chine dans le deuxième numéro), il y a de quoi s’interroger sur l’autisme des patrons de presse.

  4. Je n’ai pas lu le dossier de Libération et je ne préjuge donc pas de son contenu. Mais j’ai lu tellement d’âneries dans les journaux sur les problèmes énergétiques que je me demande si nombre de journalistes ne devraient pas, avant de prendre la plume, raffraîchir leurs connaissances en physique élémentaire. Par exemple apprendre la différence entre le watt et le wattheure et comprendre ce qu’est un facteur de charge. Les articles et les « dossiers « sur l’éolien sont de ce point de vue particulièrement gratinés.
    J’ai l’impression qu’il n’y a plus que très peu de journalistes scientifiques dans les rédactions. A un moment où la science et la technique vont peut-être reprendre une importance sociale qu’elles avaient perdues, il serait peut être sage de se renforcer de ce côté?

  5. Author

    Même les journalistes dits « scientifiques » (1) confondent souvent puissance et énergie… Mais il ne vous aura pas échappé, cher BMD, que les journaux ont levé le pied sur les sciences et même sur l’environnement…

    (1) Permettez-moi ce long aparté, mais ça fait quinze ans que je combat ce vocable. Il y a des journalistes qui s’occupent de questions scientifiques, mais ce sont des journalistes comme les autres. C’est pour cette raison que j’ai toujours refusé d’adhérer à un quelconque regroupement de « journalistes scientifiques ». D’ailleurs il suffirait d’un test (celui de la différence entre kilowatt et kilowatt-heure) pour démontrer que j’ai raison…

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